1er mai à Créteil : CGT, PCF et FSU défilent pour salaires, paix et services publics
Appel unitaire de la CGT, du PCF Val-de-Marne et du SNES-FSU Créteil pour un cortège ancré sur des revendications salariales et sociales.
Ce 1er mai 2026, les syndicats du Val-de-Marne battent le pavé à Créteil. CGT, PCF et FSU appellent à manifester pour l'augmentation des salaires, la défense des services publics et la paix. Le tout dans un contexte de menace sur le statut férié de la journée.
Ce 1er mai 2026, les syndicats du Val-de-Marne battent le pavé à Créteil. CGT, PCF et FSU appellent à manifester pour l’augmentation des salaires, la défense des services publics et la paix. Le tout dans un contexte de menace sur le statut férié de la journée.
L’essentiel
- Appel unitaire : CGT Val-de-Marne, PCF 94 et SNES-FSU Créteil appellent conjointement à manifester le 1er mai 2026 à Créteil pour salaires, paix et services publics.
- 300 rassemblements : près de 300 manifestations prévues en France ce jour, selon la carte CGT nationale - le Val-de-Marne y figure explicitement.
- 157 000 manifestants en 2025 : chiffre du ministère de l’Intérieur pour le 1er mai 2025, en hausse de 30 % par rapport aux 121 000 de 2024.
- Emploi en recul : selon l’INSEE, les heures rémunérées dans le Val-de-Marne ont reculé de 0,9 % en 2025, dans un contexte de chômage francilien à 7,6 %.
- Proposition de loi : un texte visant à modifier le statut chômé du 1er mai a été partiellement repoussé en avril 2026 sous la pression syndicale.
CGT et PCF en première ligne à Créteil
La CGT Val-de-Marne a lancé un appel clair : manifester ce vendredi pour « exiger la paix et la justice sociale ». L’augmentation des salaires - dont le SMIC - et la défense des services publics figurent au cœur des revendications portées localement.
Le PCF Val-de-Marne a relayé le même appel, invitant ses militants à rejoindre les cortèges syndicaux. Le parti local insiste sur la justice sociale et l’augmentation des salaires.
Le SNES-FSU Créteil complète le front intersyndical. Son appel reprend la formule classique « pour le pain, la paix, la liberté », tout en visant explicitement une proposition de loi gouvernementale menaçant le statut chômé du 1er mai. Comme le rapporte la mobilisation similaire en Eure-et-Loir, les syndicats éducatifs sont cette année particulièrement mobilisés sur ce dossier.
Une proposition de loi dans le viseur
L’arrière-plan politique de ce 1er mai 2026 est moins habituel. Un texte parlementaire visant à modifier le caractère chômé du jour férié a cristallisé la colère syndicale. Selon le Huffington Post, plusieurs syndicats dont la CGT et la CFDT ont écrit au Premier ministre pour exiger l’abandon du projet.
La mobilisation d’avril 2026 a obtenu un premier recul du texte. Les organisations syndicales entendent aujourd’hui consolider ce retrait. La CGT, la FSU et Solidaires le résument en une formule sur leur site national : « On ne touche pas au 1er Mai. » La journée de ce vendredi est aussi présentée comme un signal adressé au Parlement, où des audiences sont encore attendues.
La SNES-FSU Créteil s’inscrit dans cette logique, en appelant à un cortège qui dépasse la seule journée symbolique pour peser sur un agenda législatif concret. À Troyes comme à Créteil, la défense du statut du jour férié est devenue l’un des axes centraux de la mobilisation nationale.
Contexte dans le Val-de-Marne
Le Val-de-Marne (94) est l’un des départements d’Île-de-France où la pression sur le pouvoir d’achat est mesurable. Selon l’INSEE, le taux de chômage francilien atteignait 7,6 % en 2025, en hausse de 0,4 point. Dans le département, les heures rémunérées ont reculé de 0,9 % sur la même année - un indicateur de contraction de l’activité salariale.
Ces chiffres alimentent les revendications portées par la CGT locale sur l’augmentation générale des salaires. Le département, fortement urbanisé et doté d’une tradition syndicale marquée, constitue un terrain actif pour les mobilisations intersyndicales. Créteil, préfecture du 94, concentre les appels à rassemblement ce jour.
La dynamique nationale appuie ce contexte local. La CGT recense près de 300 manifestations prévues en France ce 1er mai 2026, selon sa carte interactive. En 2025, le ministère de l’Intérieur avait comptabilisé 157 000 participants à l’échelle nationale, dont 32 000 à Paris - une hausse de 30 % par rapport aux 121 000 de 2024, selon Le Parisien. Les syndicats espèrent égaler ou dépasser ce chiffre cette année. À Strasbourg, huit syndicats défilent également dans le cadre de ce dispositif national.
Un ancrage historique revendiqué
Le 1er mai tire son origine de l’appel de 1886 des syndicats américains pour la journée de 8 heures. En 1889, lors de la IIe Internationale à Paris, la date est internationalisée. En France, la première manifestation du 1er mai à Fourmies (Nord) en 1891 a tourné au drame : neuf morts dans une fusillade, rappelés chaque année comme symbole des luttes ouvrières.
La SNES-FSU Créteil mobilise explicitement cet héritage dans son appel 2026, reliant la défense du jour férié à une continuité historique des conquêtes sociales. Au niveau national, la journée est aussi marquée par des tensions en marge des cortèges parisiens.
Les chiffres de participation dans le Val-de-Marne n’ont pas été communiqués à ce stade. Le bilan local sera connu en fin de journée.
Sources
- X / @libertaire10 : CGT Val-de-Marne : Pour un 1er MAI internationaliste
- X / @VDMencommunPCF : PCF Val-de-Marne : justice sociale et augmentation des salaires
- CGT.fr : Le 1er mai est à nous
- SNES-FSU Créteil : 1er mai 2026 : pour le pain, la paix, la liberté
- Le Parisien : 1er Mai 2025 : 157 000 manifestants en France
- CGT : Carte des manifestations du 1er mai 2026