A131 : une fillette de 4 ans tuée par un conducteur sous cocaïne, sans permis

Le conducteur, mis en examen le 26 mars pour homicide routier aggravé, est en détention provisoire et encourt vingt ans de prison.

A131 : une fillette de 4 ans tuée par un conducteur sous cocaïne, sans permis
Illustration Céline Vasseur / info.fr

Le 21 mars 2026, une fillette de 4 ans a perdu la vie sur l'autoroute A131, à Saint-Vigor-d'Ymonville, percutée par un conducteur sous cocaïne et dépourvu de permis. Son frère de 12 ans a été grièvement blessé. Cinq jours plus tard, l'homme était mis en examen et écroué.

Samedi 21 mars 2026, vers 13h30. Sur l’A131 dans le sens Le Havre-Tancarville, au niveau du point kilométrique 24+400, une Citroën C4 transporte une mère et ses six enfants. Un autre véhicule la percute par l’arrière à grande vitesse. La violence du choc est telle qu’une fillette de 4 ans, correctement attachée, ne survit pas, selon Ouest-France. Son frère de 12 ans est grièvement blessé. Les quatre autres enfants et leur mère s’en sortent avec des blessures moins sévères.

Cocaïne, absence de permis : le profil du conducteur

Le conducteur de l’autre véhicule, un homme d’une quarantaine d’années, voyageait seul. Les tests pratiqués sur place par la gendarmerie révèlent une présence de cocaïne dans son organisme. Il est en outre dépourvu de toute autorisation de conduire, selon Le Parisien et Sud Ouest. Son véhicule est le seul à avoir percuté la Citroën. L’enquête de la gendarmerie se poursuit pour reconstituer avec précision les circonstances exactes de la collision, indique actu.fr.

Le 26 mars, cinq jours après l’accident, le tribunal du Havre le place en détention provisoire. Il est mis en examen pour homicide routier aggravé, selon BFMTV. La procureure de la République du Havre, Soizic Guillaume, confirme la qualification retenue et précise que le prévenu encourt jusqu’à vingt ans de prison, comme le rapporte Le Figaro.

Un contexte routier alarmant en Seine-Maritime

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Ce drame survient dans un département où la mortalité routière reste élevée. En 2025, 46 personnes ont été tuées sur les routes de Seine-Maritime, dont 13 âgées de moins de 24 ans. Sur ces 46 décès, 14 accidents mortels étaient liés à l’alcool ou aux stupéfiants, selon Tendance Ouest. Ce drame de mars 2026 s’ajoute à un bilan déjà préoccupant dès le début de l’année.

Un précédent accident, en septembre 2025 à Valliquerville - également en Seine-Maritime - , avait blessé un enfant et un nourrisson dans une collision, sans faire de mort. Il avait déjà mis en lumière la vulnérabilité des familles sur les routes normandes, selon La Dépêche.

Une procédure longue avant le jugement

La mise en examen ouvre une phase d’instruction judiciaire. Auditions, expertises, reconstitutions éventuelles : la procédure peut s’étaler sur plus d’un an avant qu’un jugement correctionnel ne soit rendu, selon les règles habituelles de ce type de dossier. Le conducteur reste incarcéré à titre provisoire dans l’attente de ces développements.

La qualification d’homicide routier aggravé - qui recouvre ici la conduite sous stupéfiants et l’absence de permis - est l’une des plus lourdes prévues par le code de la route. Le parquet du Havre n’a pas encore précisé si d’autres chefs de mise en examen pourraient être ajoutés au dossier.

Sources

Sébastien Duval

Sébastien Duval

Correspondant à Rouen, suit le port, les tensions sur la pétrochimie, l'industrie pharmaceutique et les débats sur la pollution de l'air. Formé à l'ESJ Lille, il a commencé en PQR normande. Conviction : interroger les syndicalistes, les élus, les associations environnementales, croiser les rapports Atmo avant de conclure.

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