Un essaim d’abeilles interrompt un match de foot en Haute-Vienne après 10 minutes

Le 19 avril à Solignac-le-Vigen, un essaim de plus de 50 cm a piqué l'arbitre et trois joueurs, forçant l'arrêt de la rencontre.

Un essaim d'abeilles interrompt un match de foot en Haute-Vienne après 10 minutes
Illustration Isabelle Dumas / info.fr

Un match de Départemental 4 entre l'US Solignac-le-Vigen et le CAPO Limoges a été stoppé le 19 avril après seulement dix minutes de jeu. Un essaim d'abeilles niché derrière une cage de but a attaqué l'arbitre de touche et trois joueurs. Score 0-0, match reporté.

Le stade Raymond Breuil de Solignac-le-Vigen, petit village au sud de Limoges, a été le théâtre d’un arrêt de match pour le moins inhabituel. Dimanche 19 avril, lors d’une rencontre comptant pour la 19e journée du championnat de Départemental 4 (poule 3), un essaim d’abeilles de plus de 50 cm de large s’est installé derrière l’une des cages de but.

Selon Le Populaire et Ouest-France, l’essaim a d’abord piqué un arbitre de touche à la tête, avant de s’en prendre à trois joueurs. L’un d’eux a été atteint à l’œil. La décision d’arrêt a été prise collégialement par l’arbitre, les deux capitaines et un délégué du district de la Haute-Vienne, pour des raisons de sécurité. La rencontre entre l’football amateur en pleine saison n’a pas repris.

Olivier Leybros, président de l’US Solignac-le-Vigen, résume l’épisode sans détour dans les colonnes de France 3 Nouvelle-Aquitaine : « Cela fait 50 ans que je suis dans le football et je n’avais encore jamais vu ça. L’intelligence a voulu qu’on arrête le match. » Son club, fondé en 1921 et fort d’environ 130 licenciés, n’avait pas connu pareille situation au stade Raymond Breuil, ouvert en 1954.

La rencontre a été reportée à une date non encore fixée. Aucun précédent similaire n’a été recensé en France ces dernières années, selon France 3. Loin des enjeux de Ligue 1, le football de village réserve parfois ses propres surprises.

Sources

Isabelle Dumas

Isabelle Dumas

Basée à Limoges, elle traite la porcelaine, les tensions sur l'industrie, l'agriculture et les débats sur les services publics. Formée à Sciences Po Grenoble, elle a commencé en PQR limousine. Ligne de travail : interroger les artisans, les syndicalistes, les élus, croiser les bilans d'entreprises avant de publier.

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