Affaire Agathe Hilairet : la pollution de l’autopsie relance les doutes sur l’enquête
Le suspect, Didier Laroche, a rétracté ses aveux en invoquant une contamination des preuves lors de l'autopsie de la joggeuse de Vivonne.
Un an après la découverte du corps d'Agathe Hilairet, 28 ans, dans un sous-bois de Vivonne (Vienne), l'enquête est ébranlée par une révélation deux ADN étrangers ont été détectés sur les effets de la victime. Le principal suspect, déjà condamné pour viols sur joggeuses, a rétracté ses aveux le 24 avril 2026.
Une autopsie sous le feu des critiques
L’autopsie initiale du corps d’Agathe Hilairet, réalisée le 5 mai 2025, n’avait pas permis de déterminer les causes exactes du décès. Un an plus tard, une nouvelle controverse éclate : deux ADN étrangers à l’enquête ont été retrouvés sur les affaires de la victime, selon une lettre adressée par le suspect à la juge d’instruction le 24 avril 2026. Le Parisien révèle que cette « pollution » est qualifiée de « problématique » par les enquêteurs, remettant en cause la fiabilité des preuves.
Un suspect aux multiples versions
Didier Laroche, 59 ans, mis en examen le 12 septembre 2025 pour meurtre précédé d’enlèvement et séquestration, avait initialement reconnu les faits. Il est revenu sur ses aveux dans une lettre à la juge, évoquant désormais deux hommes cagoulés comme auteurs du crime. Une version déjà avancée le 15 avril 2026, où il affirmait avoir transporté le corps sous la menace d’une arme. BFMTV souligne les incohérences de son récit, tandis que les parents de la victime, Véronique et Jean-François Hilairet, ont exprimé leur douleur dans La Nouvelle République.
Un passé judiciaire lourd
Didier Laroche n’en est pas à son premier crime. Condamné à 12 ans de prison en 1994 puis à 30 ans en 2004 pour viols et agressions sexuelles sur joggeuses, il avait bénéficié d’une libération en 2024. Son profil rappelle d’autres affaires de violences contre des sportifs isolés, comme le souligne BFMTV. Une reconstitution des faits est prévue dans les prochains mois pour tenter de démêler les contradictions.
À Vivonne, le climat reste tendu. Des chasseurs ont été écartés de l’enquête, alimentant les rumeurs locales. La mairie n’a pas souhaité commenter ces développements, mais les habitants attendent des réponses. Comme l’a tweeté Centre Presse :
Et maintenant ?
La juge d’instruction devrait organiser une reconstitution des faits dans les prochains mois. Cette étape pourrait permettre de vérifier les versions contradictoires du suspect et d’évaluer l’impact de la pollution des preuves sur l’enquête.
Sources
- La Nouvelle République : Mort d’Agathe Hilairet à Vivonne : une « pollution » de l’autopsie problématique ?
- Le Parisien : Affaire Agathe Hilairet : les rétractations du meurtrier présumé et la bévue des experts
- BFMTV : INFO BFMTV. Mort d'Agathe Hilairet: les multiples versions de son meurtrier présumé
- Le Monde : Mort de la joggeuse Agathe Hilairet dans la Vienne : le suspect présenté à un juge pour enlèvement et meurtre