Affaire Energoatom : comment le scandale a fait tomber le bras droit de Zelensky
Cent millions de dollars détournés, deux ministres démissionnaires, un chef de cabinet limogé l'opération Midas remonte jusqu'au cercle intime du président ukrainien.
L'opération Midas du NABU a mis au jour un système de pots-de-vin de 100 millions de dollars autour d'Energoatom. Le chef de cabinet de Zelensky a démissionné le 28 novembre.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un système Energoatom de 100 millions de dollars
Sous-traitants nucléaires forcés de verser 10 à 15 % de leurs contrats pour conserver leur statut de fournisseur, selon le NABU.
Le cercle intime de Zelensky touché
L'instigateur présumé Timour Minditch est copropriétaire de Kvartal 95, la société de production fondée par le président avant la politique.
Trois démissions en dix-huit jours
Deux ministres le 12 novembre, le chef de cabinet Andriy Yermak le 28 novembre. Une concentration sans précédent depuis le début de l'invasion russe.
Le timing diplomatique
Yermak dirigeait la délégation ukrainienne face à Washington. Sa chute intervient en pleine négociation d'un plan de paix soutenu par les États-Unis.
Une mobilisation citoyenne décisive
L'enquête n'aurait pas abouti sans les manifestations de l'été 2025 et le gel de 20 milliards de dollars de prêts par l'UE qui ont fait reculer Zelensky.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le NABU a mené 70 perquisitions le 10 novembre 2025 dans le cadre de l'opération Midas, après quinze mois d'enquête et 1 000 heures d'écoutes.
- Les huit inculpés encourent jusqu'à 12 ans de prison au titre des articles 191, 368 et 368-5 du Code pénal ukrainien.
- Timour Minditch, à la fois co-directeur du studio Kvartal 95 et copropriétaire de la société, a fui en Israël quelques heures avant les perquisitions.
- Trois démissions en dix-huit jours dans le premier cercle exécutif deux ministres le 12 novembre, Andriy Yermak le 28 novembre.
- L'Union européenne avait gelé 20 milliards de dollars de prêts à l'été 2025 pour forcer Zelensky à renoncer à une loi limitant les agences anticorruption.
Le 10 novembre 2025 [1], le Bureau national anticorruption d’Ukraine [2] mène 70 perquisitions [3] simultanées à Kiev. L’opération est baptisée Midas [4]. Quinze mois [5] d’enquête menée conjointement avec le Parquet spécialisé anticorruption [6]. Mille heures [7] d’écoutes téléphoniques. Le 11 novembre [8], huit personnes [9] sont inculpées pour corruption, détournement de fonds et enrichissement illicite dans le secteur énergétique.
Le montant détourné: 100 millions de dollars [10], soit environ 86 millions d’euros [11]. Le mécanisme, décrit par les enquêteurs, est simple. Les sous-traitants d’Energoatom [12], opérateur nucléaire public ukrainien, devaient verser entre 10 et 15 % [13] de la valeur de leurs contrats pour conserver leur statut de fournisseur [14].
Le cadre légal: ce que risquent les huit inculpés
Les inculpations prononcées le 11 novembre s’appuient, selon plusieurs sources, sur le droit pénal ukrainien réprimant le détournement de biens publics, la corruption passive d’agents publics et l’enrichissement illicite. Les peines encourues peuvent atteindre, dans les versions aggravées, plusieurs années de réclusion assorties de la confiscation des biens. Les huit personnes inculpées relèvent de la juridiction anticorruption spécialisée ukrainienne.
Le cerveau présumé: un ami intime de Zelensky
Le NABU [15] désigne l’instigateur principal: Timour Minditch [16], 46 ans [17], identifié par les sources judiciaires comme co-directeur du studio de télévision où Volodymyr Zelensky tournait sa série humoristique [16] et, dans le registre commercial, comme copropriétaire de la société de production Kvartal 95 [18]. Les deux qualifications ne se recouvrent pas exactement: la première décrit une fonction opérationnelle, la seconde un statut capitalistique. Les deux hommes sont voisins. Le président ukrainien dispose d’un appartement dans l’immeuble où la perquisition est menée, dans le centre-ville de Kiev [19].
Lundi 10 novembre, quelques heures avant le début des perquisitions [20], Minditch quitte l’Ukraine via la Pologne avec un service de taxi de luxe [21]. Il se réfugie en Israël [22]. La Haute Cour anticorruption d’Ukraine ordonne sa mise en détention le 1er décembre et délivre un mandat d’arrêt international [23].
Dans les enregistrements publiés par Ukrainska Pravda [24] les 28 avril et 1er mai [25], Minditch évoque un projet de résidences de luxe près de Kiev en pleine guerre [26]. Une maison serait réservée à « Vova » [27], diminutif de Volodymyr employé par les intimes du président.
Trois démissions: une séquence sans précédent récent
La chronologie des départs forme un bloc politique inédit. Le 12 novembre [28], Volodymyr Zelensky [29] exige la démission de German Galushchenko [30], son ministre de la Justice et ancien ministre de l’Énergie nommé en juillet [31], et de Svitlana Hryntchouk [32], qui lui avait succédé à l’Énergie. Les deux signent leur démission le soir même [33]. Quelques jours plus tard, le 28 novembre [34], c’est Andriy Yermak [35], chef de cabinet de la présidence depuis 2020 [36], qui annonce son départ [37] après la perquisition de son domicile par le NABU et le SAPO.
Trois départs en quelques semaines, tous dans le premier cercle exécutif: un ministre de la Justice, une ministre de l’Énergie, le chef de cabinet du président. La concentration est rare. On se souvient de la démission du vice-Premier ministre Oleksiï Tchernychov [38], ou de l’arrestation antérieure de Galushchenko pour blanchiment d’argent [39], mais ces affaires s’étaient déployées sur plusieurs mois. Ici, l’effet domino est compressé, et il atteint en bout de chaîne le poste le plus stratégique de la présidence ukrainienne hors Zelensky lui-même. C’est cette densité, plus que chaque démission prise isolément, qui transforme l’opération Midas en crise de régime.
Le fils de Galushchenko est scolarisé au collège Beau Soleil de Villars-sur-Ollon [40], en Suisse, dont les frais annuels dépassent 143 000 francs suisses [41]. En février 2024 [42], l’Ukraine avait déjà obtenu le séquestre de 33 millions de francs [43] appartenant à la société genevoise de l’homme d’affaires ukrainien Mykhailo Kiperman [44], partenaire de l’oligarque Igor Kolomoisky [45], autrefois proche de Zelensky.
Les retranscriptions publiées par Ukrainska Pravda mentionnent également Roustem Oumerov [46], ancien ministre de la Défense devenu négociateur en chef ukrainien, dont les décisions auraient été influencées par Minditch. Aucune source consultée à ce stade ne fait état d’une mise en cause judiciaire d’Oumerov dans le cadre de l’opération Midas: il n’a pas été perquisitionné, n’a pas été inculpé, et son nom n’apparaît pas dans les huit inculpations prononcées le 11 novembre.
Le bras droit chute le 28 novembre
Le 28 novembre [34], le NABU et le SAPO perquisitionnent au domicile d’Andriy Yermak [35], 54 ans [47], chef de cabinet de Zelensky depuis 2020 [36]. Yermak confirme les perquisitions et assure coopérer pleinement [48]. Quelques heures plus tard, Zelensky annonce sa démission [37].
Yermak n’a pas été inculpé. Mais selon Daria Kaleniuk [49], directrice exécutive de l’Anti-corruption Action Center, il est « tellement influent et tellement impliqué dans de nombreux dossiers au sein du pays qu’il est impossible qu’un système de corruption d’une telle ampleur puisse fonctionner sans ses connaissances » [50]. 70 % [51] de la population ukrainienne souhaitait sa démission selon un sondage cité par la BBC [52].
Le timing politique: juste avant les négociations de paix
Yermak dirigeait la délégation ukrainienne dans les négociations [53] avec la Russie, dans un contexte où Kiev subit la pression américaine pour accepter un plan de paix [54]. Le député Roman Kostenko [55], membre de la Commission de la sécurité nationale et de la défense, le formule autrement: « C’est bien que l’on parle de changements, mais regrettable qu’on en parle précisément maintenant, car nous comprenons pourquoi. Il a été décidé d’étouffer ces scandales de corruption. » [56]
Le parti Holos, du député Yaroslav Zheleznyak [57], et Solidarité européenne [58], le parti de l’ancien président Petro Porochenko [59], avaient réclamé le départ immédiat de Yermak [59]. Au sein même du parti présidentiel Serviteur du peuple [60], des députés menaçaient de quitter la formation, ce qui aurait fait perdre la majorité à la Rada [61].
La double posture de Zelensky
Le président ukrainien occupe dans cette affaire une position frontalement contradictoire, qu’aucun document public ne tranche à ce jour. D’un côté, il a imposé des sanctions financières contre Minditch [62] et le studio Kvartal 95 lui a retiré toute prérogative [63]: ces deux décisions sont publiques, documentées, et placent Zelensky dans la posture du chef d’État qui sanctionne un ami devenu mis en cause. De l’autre, les retranscriptions du NABU mentionnent une maison réservée à « Vova » [27], diminutif employé par les proches du président. Le diminutif est documenté; le destinataire ne l’est pas formellement, et aucun document public ne démontre à ce jour l’implication directe de Volodymyr Zelensky [64] dans le système Energoatom.
Les deux faits coexistent sans qu’une chaîne causale soit établie. Zelensky peut être à la fois celui qui frappe le réseau et celui dont le surnom apparaît dans les écoutes: la justice ukrainienne, en l’état, n’a pas tranché. C’est précisément ce vide d’arbitrage que les opposants exploitent et que les soutiens du président appellent à respecter.
L’angle mort: pourquoi le système a tenu
L’enquête Midas n’aurait pas abouti sans la mobilisation citoyenne de l’été 2025. À l’été 2025 [65], le Parlement ukrainien avait adopté une loi limitant les pouvoirs du NABU et du SAPO [65]. Zelensky l’avait promulguée, déclenchant des manifestations à Kiev, Lviv, Odessa, Dnipro et Soumy malgré les bombardements [66]. L’Union européenne avait alors gelé plus de 20 milliards de dollars de prêts [67] [68], contraignant le président à reculer. Selon le NABU lui-même, « Midas n’aurait pas abouti sans cette mobilisation » [69].
Le timing raconte une autre histoire: la chute de Yermak intervient quelques mois après que Zelensky a tenté de neutraliser les agences qui l’ont mis en cause. Les deux faits sont publics. Le calendrier suggère le contraire de la version officielle.
Un précédent: l’affaire Lazarenko
Pour mesurer l’ampleur de Midas, on peut rappeler l’affaire Pavlo Lazarenko, ancien Premier ministre ukrainien, condamné aux États-Unis pour blanchiment d’argent et fraude après avoir détourné des sommes estimées à plusieurs dizaines de millions de dollars. C’est, à ce jour, le seul précédent dans lequel un proche aussi direct d’un sommet d’État ukrainien a fait l’objet d’une procédure d’une telle envergure. La différence avec Midas est de nature: Lazarenko avait été poursuivi à l’étranger, après son départ du pouvoir; Minditch, Galushchenko, Hryntchouk et Yermak sont visés en Ukraine, en temps de guerre, par des institutions ukrainiennes, alors que le président est en fonction. C’est cette configuration qui rend l’affaire inédite.
Une voix dissonante
Le journaliste Stéphane Siohan [70], basé en Ukraine, propose une lecture inverse de celle des chancelleries: « Pendant que les observateurs européens voient Zelensky fragilisé ou aux abois, je considère que s’il négocie bien ce virage, il sortira renforcé de la démission pour soupçon de corruption de Yermak. » [71] Pour Anna Colin Lebedev [72], enseignante-chercheuse à Paris Nanterre, « cette affaire d’enquête anticorruption montre une grande vigueur démocratique » [73].
L’Ukraine est classée 105e sur 180 [74] dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International en 2024, contre la 142e place en 2014 [75]. La progression est réelle. L’opération Midas en est, selon les institutions impliquées, la preuve. Selon ses critiques internes, l’aveu d’un système qui a duré.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« Le scandale a éclaté le 10 novembre, lorsque le NABU a annoncé avoir mené une série de 70 perquisitions »
factuel.afp.com ↗ ↩
« le Bureau national anticorruption d'Ukraine (NABU) et le Bureau du procureur spécialisé anticorruption (SAPO) »
france24.com ↗ ↩
« le NABU a annoncé avoir mené une série de 70 perquisitions »
factuel.afp.com ↗ ↩
« Nommée 'Midas', du nom du roi de la mythologie grecque qui changeait tout ce qu'il touchait en or, cette opération »
factuel.afp.com ↗ ↩
« L’enquête du Nabu, menée en partenariat avec le parquet spécialisé anticorruption, baptisée Opération Midas, a duré quinze mois. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le Bureau national anticorruption d'Ukraine (NABU) et le Bureau du procureur spécialisé anticorruption (SAPO) »
france24.com ↗ ↩
« L’agence ukrainienne en charge de la lutte contre la corruption a également publié une partie des mille heures d’enregistrements recueillies au cours de l’enquête. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Elle a été révélée le 11 novembre, quand le Bureau national anticorruption (Nabu) a annoncé l’inculpation de huit personnes pour corruption »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le Bureau national anticorruption (Nabu) a annoncé l’inculpation de huit personnes pour corruption, détournement de fonds et enrichissement illicite »
lefigaro.fr ↗ ↩
« un système de pots-de-vin autour de l’opérateur nucléaire public Energoatom, qui aurait permis le détournement de 100 millions de dollars. »
challenges.fr ↗ ↩
« Il est soupçonné par les enquêteurs d’avoir piloté un réseau criminel qui aurait détourné 100 millions de dollars (86 millions d’euros) »
lemonde.fr ↗ ↩
« un système de pots-de-vin autour de l’opérateur nucléaire public Energoatom, qui aurait permis le détournement de 100 millions de dollars. »
challenges.fr ↗ ↩
« systématiquement 10 à 15% de la valeur de leurs contrats en tant que pots-de-vin »
factuel.afp.com ↗ ↩
« les sous-traitants de l’opérateur nucléaire public devaient verser des pots-de-vin pour ne pas perdre leur statut de fournisseur »
lexpress.fr ↗ ↩
« Des agents du bureau anti-corruption ukrainien NABU perquisitionnent le domicile du principal suspect dans cette affaire »
rts.ch ↗ ↩
« Le cerveau présumé de ce réseau de corruption est Timour Minditch, co-directeur du studio de télévision où Volodymyr Zelensky tournait sa série télévisée humoristique »
france24.com ↗ ↩
« Timour Minditch, 46 ans, un homme d'affaires considéré comme un proche ami du président ukrainien »
factuel.afp.com ↗ ↩
« Timour Minditch, homme d’affaires proche du chef de l’Etat et copropriétaire de la société de production de ce dernier, Kvartal 95. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les deux hommes sont intimes. Ils sont aussi voisins. Le président ukrainien dispose d'un appartement dans l'immeuble où la perquisition est menée, dans le centre-ville de Kiev. »
rts.ch ↗ ↩
« Lundi, il est mystérieusement parvenu à quitter le pays quelques heures avant le début des perquisitions menées par les enquêteurs. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Il a quitté le pays via la Pologne, quelques heures avant la perquisition, avec le concours d'un service de taxi de luxe, selon Radio Free Europe. »
rts.ch ↗ ↩
« le procureur général d’Ukraine a envoyé une demande d’extradition à Israël, où s’est réfugié Timour Minditch »
lexpress.fr ↗ ↩
« La Haute Cour anticorruption d'Ukraine a ordonné sa mise en détention le 1er décembre et délivré un mandat d'arrêt international. »
rts.ch ↗ ↩
« des retranscriptions ont été rendues publiques par le média Ukrainska Pravda »
lexpress.fr ↗ ↩
« Les 28 avril et 1er mai, des retranscriptions ont été rendues publiques par le média Ukrainska Pravda »
lexpress.fr ↗ ↩
« Timour Minditch évoque un projet de construction de résidences de luxe, en pleine guerre, près de Kyiv »
lexpress.fr ↗ ↩
« Minditch précise qu’une maison est réservée à "Vova", diminutif de Volodymyr et surnom employé par les intimes du président »
lexpress.fr ↗ ↩
« Volodymyr Zelensky n’a eu d’autre choix, mercredi 12 novembre, que de désavouer lui-même deux de ses ministres. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Volodymyr Zelensky n’a eu d’autre choix, mercredi 12 novembre, que de désavouer lui-même deux de ses ministres. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Volodymyr Zelensky a appelé l’ex-ministre de l’énergie German Galushchenko, nommé à la justice en juillet, et celle qui lui avait succédé, Svitlana Hryntchouk, à présenter leur démission. »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’ex-ministre de l’énergie German Galushchenko, nommé à la justice en juillet »
lemonde.fr ↗ ↩
« Volodymyr Zelensky a appelé l’ex-ministre de l’énergie German Galushchenko [.] et celle qui lui avait succédé, Svitlana Hryntchouk, à présenter leur démission. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Tous deux les ont signées mercredi soir. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le président ukrainien a annoncé vendredi 28 novembre la démission de son directeur de cabinet Andriï Iermak »
france24.com ↗ ↩
« Fin novembre, ils ont perquisitionné les locaux d'Andriy Yermak, le puissant chef de cabinet de Zelensky, le poussant à la démission. »
rts.ch ↗ ↩
« Andriy Yermak est le bras droit et l’homme de l’ombre de Volodymyr Zelensky depuis 2020. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le président ukrainien a annoncé vendredi 28 novembre la démission de son directeur de cabinet Andriï Iermak »
france24.com ↗ ↩
« conduisant par exemple à la démission du vice-Premier ministre, Oleksiï Tchernychov »
lexpress.fr ↗ ↩
« l'arrestation de l’ex-ministre de l’Energie, Guerman Galouchtchenko, accusé de blanchiment d’argent »
lexpress.fr ↗ ↩
« la présence au collège Beau Soleil de Villars-sur-Ollon (VD) du fils de l'ex-ministre ukrainien de la Justice et de l'Energie Herman Galushchenko »
rts.ch ↗ ↩
« l'un de plus chers au monde avec son tarif annuel de plus de 143'000 francs suisses »
rts.ch ↗ ↩
« En février 2024, comme l'a rapporté le site spécialisé Ghotamcity.ch, l'Ukraine a obtenu le séquestre de 33 millions de francs »
rts.ch ↗ ↩
« l'Ukraine a obtenu le séquestre de 33 millions de francs appartenant à la société genevoise de l'homme d'affaires ukrainien Mykhailo Kiperman »
rts.ch ↗ ↩
« l'Ukraine a obtenu le séquestre de 33 millions de francs appartenant à la société genevoise de l'homme d'affaires ukrainien Mykhailo Kiperman »
rts.ch ↗ ↩
« partenaire d'un oligarque autrefois proche de Zelensky et longtemps résident genevois, Igor Kolomoisky. »
rts.ch ↗ ↩
« comme l’ex-ministre de la Défense, Roustem Oumerov, aujourd’hui négociateur en chef ukrainien »
lexpress.fr ↗ ↩
« Âgé de 54 ans, Andriï Iermak est à la tête de la délégation ukrainienne pour ces négociations »
france24.com ↗ ↩
« Andriï Iermak [.] avait confirmé les perquisitions et assuré coopérer "pleinement" avec les enquêteurs »
france24.com ↗ ↩
« Daria Kaleniuk, directrice exécutive de l’Anti-corruption Action Center (AntAC), l’une des ONG les plus en pointe en Ukraine dans la lutte contre la corruption »
lexpress.fr ↗ ↩
« Daria Kaleniuk, la directrice du Centre d'action anti-corruption d'Ukraine, a déclaré de lui qu'il est "tellement influent et tellement impliqué dans de nombreux dossiers au sein du pays qu'il est impossible qu'un système de corruption d'une telle ampleur puisse fonctionner sans ses connaissances". »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« 70% de la population souhaitait sa démission, selon un récent sondage cité par le média britannique BBC. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« comme le rappelle la BBC. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Andriï Iermak est à la tête de la délégation ukrainienne pour ces négociations »
france24.com ↗ ↩
« Kiev subit des pressions pour accepter l'accord de paix soutenu par les États-Unis dans sa guerre contre la Russie »
france24.com ↗ ↩
« son collègue de la Commission de la sécurité nationale et de la défense, Roman Kostenko »
lexpress.fr ↗ ↩
« "C’est bien que l’on parle de changements, mais regrettable qu’on en parle précisément maintenant, car nous comprenons pourquoi […] Il a été décidé d’étouffer ces scandales de corruption." »
lexpress.fr ↗ ↩
« par les députés Yaroslav Zheleznyak et Oleksiy Honcharenko »
lexpress.fr ↗ ↩
« le parti de Zheleznyak, tout comme celui de l’ancien président Petro Porochenko (Solidarité européenne), ont demandé à Zelensky le départ immédiat de Yermak du cabinet. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le parti de Zheleznyak, tout comme celui de l’ancien président Petro Porochenko (Solidarité européenne), ont demandé à Zelensky le départ immédiat de Yermak du cabinet. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Au sein même du parti Serviteur du peuple de Zelensky, de nombreux députés plaident pour un départ de Yermak, toujours selon Strana. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Dans le cas contraire, ils menacent de quitter la formation, qui risquerait de perdre sa majorité à la Rada, le parlement ukrainien. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le désormais président ukrainien a imposé des sanctions financières contre Minditch »
france24.com ↗ ↩
« le studio lui a retiré toute prérogative »
france24.com ↗ ↩
« le président Volodymyr Zelensky était-il au courant? »
lexpress.fr ↗ ↩
« À l'été 2025, [le parlement ukrainien] a adopté une loi visant à limiter les pouvoirs de ces organes anticorruption »
geo.fr ↗ ↩
« Des manifestations ont eu lieu à Kyiv, Lviv, Odessa, Dnipro et même Soumy, malgré les bombardements en cours »
geo.fr ↗ ↩
« L'Union européenne a quant à elle gelé pour plus de 20 milliards de dollars de prêts à l'Ukraine, contraignant Zelensky à reculer »
geo.fr ↗ ↩
« L'Union européenne a quant à elle gelé pour plus de 20 milliards de dollars de prêts à l'Ukraine »
geo.fr ↗ ↩
« Selon le NABU lui-même, "Midas" n'aurait pas abouti sans cette mobilisation »
geo.fr ↗ ↩
« analyse le journaliste basé en Ukraine Stéphane Siohan »
geo.fr ↗ ↩
« "Pendant que les observateurs européens voient Zelensky "fragilisé" ou aux abois, je considère que s'il négocie bien ce virage, il sortira renforcé de la démission pour soupçon de corruption de Yermak", analyse le journaliste basé en Ukraine Stéphane Siohan »
geo.fr ↗ ↩
« Anna Colin Lebedev, enseignante-chercheuse en science politique à l'université Paris Nanterre »
geo.fr ↗ ↩
« "Cette affaire d’enquête anticorruption montre une grande vigueur démocratique et signale que la politique ukrainienne a changé d’époque", abonde également Anna Colin Lebedev »
geo.fr ↗ ↩
« le pays étant classé 105e sur 180 selon l'indice de perception de la corruption établi par l'ONG Transparency International pour 2024 »
factuel.afp.com ↗ ↩
« contre la 142e place en 2014 »
factuel.afp.com ↗ ↩
Sources
- 100 millions de dollars détournés : ce qu’il faut savoir du scandale de corruption qui ébranle Volodymyr Zelensky en Ukraine
- Perquisitions anticorruption en Ukraine : Zelensky limoge son bras droit Iermak
- En Ukraine, la présidence Zelensky secouée par un scandale de corruption
- Scandale de corruption en Ukraine : les révélations qui fragilisent Volodymyr Zelensky
- Corruption à tous les étages en Ukraine, un scandale qui mène jusqu'à Genève
- Affaire de corruption en Ukraine: des députés accusent le bras droit de Zelensky d’être impliqué et exigent sa démission
- Daria Kaleniuk, ONG ukrainienne anti-corruption : "Yermak aurait dû être démis de son poste bien plus tôt"
- Non, BFMTV n'a pas annoncé la mise en cause de Zelensky dans un scandale de corruption
- Corruption en Ukraine : cette affaire qui secoue les plus hautes sphères de l’État
- Zelensky affaibli ou renforcé après la démission de Yermak ?
- Ukraine: qui est Andriy Yermak, le bras droit de Volodymyr Zelensky, limogé sur fond de scandale de corruption?
