Affaire Hakimi : la cour d’appel confirme le renvoi en procès pour viol, des SMS accablants dévoilés

La justice a tranché le latéral du PSG sera jugé pour viol. Des messages échangés entre la plaignante et une amie ravivent le débat sur les réseaux sociaux.

Affaire Hakimi : la cour d’appel confirme le renvoi en procès pour viol, des SMS accablants dévoilés
Illustration Ines Marechal / info.fr

La cour d’appel de Versailles a confirmé ce 19 juin 2026 le renvoi en procès d’Achraf Hakimi pour viol, rejetant son appel. En parallèle, des SMS dévoilés par L’Équipe et repris sur X montrent la jeune femme appelant à l’aide pendant la nuit des faits présumés. Le joueur clame son innocence et dit attendre le procès avec impatience.

L’essentiel

  • Fait 1 : La cour d’appel de Versailles a confirmé le 19 juin 2026 le renvoi en procès d’Achraf Hakimi pour viol.
  • Fait 2 : Les faits présumés se sont déroulés dans la nuit du 24 au 25 février 2023 à Boulogne-Billancourt.
  • Fait 3 : Des SMS de la plaignante à une amie, révélés par L’Équipe, mentionnent « il me viole, la vie de ma mère ».
  • Fait 4 : L’avocate du joueur, Fanny Colin, dénonce des accusations reposant sur la seule parole de la plaignante et des messages « sortis de leur contexte ».
  • Fait 5 : Le parquet de Nanterre avait requis un procès dès août 2025.

Ce que la justice a décidé

La cour d’appel de Versailles a mis un terme à l’ultime recours d’Achraf Hakimi. Ce 19 juin 2026, elle a confirmé le renvoi en procès du latéral du PSG pour viol, rejetant son appel formé contre l’ordonnance de mise en accusation. Le joueur de 27 ans sera jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, comme l’a rapporté Sport365. L’affaire, qui dure depuis plus de trois ans, connaît ainsi un nouveau rebondissement judiciaire.

Les faits présumés remontent à la nuit du 24 au 25 février 2023, au domicile d’Hakimi à Boulogne-Billancourt. Une femme, aujourd’hui âgée d’une trentaine d’années, accuse le joueur de lui avoir imposé une pénétration digitale malgré ses refus répétés, selon les éléments repris par 20 Minutes. Elle avait déposé une main courante le 26 février 2023 avant de porter plainte quelques jours plus tard. Le parquet de Nanterre avait requis un procès en août 2025, déclenchant la procédure qui aboutit aujourd’hui à ce renvoi.

Des SMS au cœur du débat

La publication de nouveaux extraits de SMS par L’Équipe et leur reprise massive sur les réseaux sociaux ont ravivé l’attention sur l’affaire ce 20 juin. Des messages échangés entre la plaignante et une amie pendant la nuit des faits présumés ont été dévoilés. On y lit notamment : « il me viole, la vie de ma mère », selon les sources concordantes de RMC Sport et BFMTV. Ces appels à l’aide, adressés à son amie, constituent un élément clé du dossier.

En revanche, des messages antérieurs à cette nuit, échangés avec la même amie, évoquent une intention de « dépouiller » le joueur de football. Cette ambivalence des échanges est au cœur de la stratégie de défense du joueur. Me Fanny Colin, avocate d’Hakimi, a estimé que les accusations ne reposent que sur la seule parole de la plaignante et que les SMS ont été « sortis de leur contexte ». Dans une interview accordée à BFMTV, elle a déclaré : « Ces messages ne démontrent pas une agression, mais révèlent au contraire une volonté de nuire. »

La défense d’Hakimi : une impatience affichée

Le joueur marocain, international et star du PSG, n’a cessé de clamer son innocence depuis le début de l’affaire. Sur son compte X, il a réagi au lendemain de la décision de la cour d’appel, affirmant qu’il attendait ce procès avec impatience et dénonçant une « fausse accusation ». Son avocate a souligné que son client a toujours coopéré avec la justice et qu’il est déterminé à prouver son innocence devant la cour criminelle.

L’équipe juridique du joueur dénonce également, selon RMC Sport, ce qu’elle qualifie d’« obstruction à la justice » de la part de la plaignante, estimant qu’elle aurait cherché à faire traîner la procédure. Me Colin a notamment pointé des rendez-vous médicaux tardifs et des changements de version. La défense espère que le procès permettra de démontrer le caractère mensonger des accusations.

Contexte dans les Hauts-de-Seine

L’affaire Hakimi se déroule dans un cadre judiciaire et géographique typique des Hauts-de-Seine, département limitrophe de Paris où évolue le PSG. Le club de la capitale, basé à Boulogne-Billancourt et au Camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye, voit l’un de ses cadres judiciarisé pour un fait grave. La cour criminelle départementale, créée en 2023 pour juger les viols sans complicités, est compétente sur ce dossier. Le département, avec une densité judiciaire élevée et une forte médiatisation des affaires sportives, devient le théâtre d’un procès très attendu. Le procès pourrait se tenir à Nanterre ou à Versailles, selon les disponibilités. Cette affaire intervient alors que le Maroc, dont Hakimi est le vice-capitaine, dispute la Coupe du monde 2026, où il s’est illustré avec une victoire 1-0 contre l’Écosse. Un parallèle délicat pour le joueur qui doit à la fois défendre son honneur et ses couleurs.

Prochaine étape : un procès attendu

La décision de la cour d’appel de Versailles étant définitive sur le principe du renvoi, l’affaire se dirige désormais vers un procès public. La cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine devra fixer une date d’audience dans les prochains mois. D’ici là, les parties devront préparer leurs arguments. La plaignante, protégée par l’anonymat, sera entendue. La défense, emmenée par Me Colin, compte demander l’audition de témoins et l’examen approfondi des messages incriminés. Le joueur du PSG, présumé innocent, continuera à évoluer sous les ordres de Luis Enrique en attendant ce rendez-vous judiciaire. Pour suivre les développements, la justice a déjà indiqué que la confirmation du renvoi par la cour d’appel est un pas supplémentaire vers la manifestation de la vérité.

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Sources

Inès Maréchal

Inès Maréchal

Inès est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le sport féminin (football, rugby, handball, basket). Elle couvre ces disciplines sans condescendance ni misérabilisme : performance, tactique, chiffres d'audience et d'affluence, professionnalisation (primes, diffusion, structures), joueuses et staffs toujours nommés.

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