Affaire Vayrac : nouveaux témoignages accablants de violences conjugales contre Lucas Larivée

Jugé le 28 avril à Tulle pour violences sur une ex-compagne, Lucas Larivée affronte un nouveau volet judiciaire de l'affaire Justine Vayrac.

Affaire Vayrac : nouveaux témoignages accablants de violences conjugales contre Lucas Larivée
Illustration Marc Delmas / info.fr

Lucas Larivée, condamné en mars 2026 à 30 ans de réclusion pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, comparaît ce mardi devant le tribunal correctionnel de Tulle pour des violences conjugales commises avant le drame. Une ex-compagne a livré lundi un témoignage glaçant devant les juges.

Le dossier judiciaire de Lucas Larivée ne se réduit pas au seul meurtre de Justine Vayrac. Ce lundi 27 avril 2026, une audience s’est tenue dans le cadre de nouvelles poursuites pour violences conjugales. Anna C., ex-compagne de l’accusé, a décrit devant les juges des scènes de violences survenues à l’été 2022, quelques semaines seulement avant la mort de la jeune Cadurcienne.

Des insultes et des coups avant le meurtre

Selon La Dépêche du Midi, Anna C. a emménagé avec Lucas Larivée en janvier 2022. Elle raconte qu’il lui saisissait la mâchoire, la poussait au sol, et l’insultait de « grosse pute » ou de « salope ». Des faits qui se seraient produits dans les mois précédant la mort de Justine Vayrac, le 23 octobre 2022.

Le journaliste Pierre Vignaud, qui suit le dossier pour plusieurs médias régionaux, rappelait sur X que Larivée est prévenu de violences survenues dans cette période précise, juste avant la mort de la victime.

Ce mardi 28 avril, Lucas Larivée comparaît au tribunal correctionnel de Tulle, en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Périgueux où il est détenu, selon La Montagne. C’est un volet distinct du procès pour meurtre, traité au pénal correctionnel.

Un meurtrier condamné qui fait appel

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Le 21 mars 2026, la cour d’assises de la Corrèze avait condamné Lucas Larivée à 30 ans de réclusion criminelle, assortis de 20 ans de sûreté, pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac. La jeune femme de 20 ans, originaire de Cahors, avait été tuée par étranglement après une soirée en discothèque à Brive-la-Gaillarde.

Le 31 mars, Larivée a fait appel de cette condamnation, selon Le Figaro. Il défend la thèse d’un accident lors d’un geste d’étranglement consenti. BFM TV a rapporté qu’il estime le procès inéquitable.

Lors du premier procès, une autre ex-compagne avait témoigné avoir été étranglée par Larivée dans le même lit, deux heures après la mort de Justine Vayrac, selon Le Dauphiné Libéré. Ces témoignages en série dressent un portrait cohérent d’un comportement violent et répété.

La famille Vayrac, prête à repartir au combat

L’annonce de l’appel a été vécue comme un nouveau choc par les proches de la victime. Le père de Justine Vayrac a déclaré au Figaro : « Cette décision est très douloureuse pour nous. » La famille s’est toutefois montrée déterminée, affirmant être « prête à se battre à nouveau », comme rapporté par La Dépêche.

Dans le Lot, les violences intrafamiliales représentent 60 % des violences contre les personnes recensées en 2024, en hausse de 10 % sur un an, selon la préfecture du Lot. À l’échelle nationale, 473 000 victimes de violences physiques ont été enregistrées en 2025, dont plus de la moitié dans la sphère familiale, d’après le ministère de l’Intérieur.

La date du procès en appel pour le meurtre de Justine Vayrac n’a pas encore été communiquée. Le jugement de ce mardi à Tulle pour violences conjugales constitue une étape judiciaire distincte, mais qui alimente le portrait que la justice dresse de Lucas Larivée.

Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Marc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot (46). Il traite l'info locale avec la rigueur de l'actualité nationale : sources locales primaires, cadre légal applicable, voix locales attribuées, refus de la paraphrase préfectorale.

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