Agen et Aurillac vendent leur pelouse 5 euros pour financer leurs écoles de rugby

Les deux clubs de Pro D2 cèdent des carrés de 30x30 cm avant leur passage au synthétique cet été

Agen et Aurillac vendent leur pelouse 5 euros pour financer leurs écoles de rugby
Illustration Sandrine Pouget / info.fr

SUA Agen et Stade Aurillacois proposent à leurs supporters d'acheter un carré de pelouse naturelle pour 5 euros minimum. Les fonds récoltés iront aux écoles de rugby des deux clubs. Le synthétique prend le relais dès cet été.

SUA Agen et Stade Aurillacois proposent à leurs supporters d’acheter un carré de pelouse naturelle pour 5 euros minimum. Les fonds récoltés iront aux écoles de rugby des deux clubs. Le synthétique prend le relais dès cet été.

L’essentiel

  • Prix : 5 euros minimum le carré de 30×30 cm de pelouse naturelle
  • Aurillac : 500 carrés disponibles, vente le 21 mai 2026 à 17h30 au stade Jean-Alric
  • Agen : budget synthétique de 935 316 € TTC, livraison prévue le 10 août 2026, travaux débutés le 18 mai
  • Économies : 100 000 €/an d’entretien en moins estimés pour Armandie
  • Destination des fonds : écoles de rugby et centres de formation des deux clubs

Cinq euros pour un bout d’histoire

Le principe est simple. Avant que les pelleteuses n’entrent en jeu, les deux clubs découpent leur terrain en petits carrés de 30 centimètres sur 30. Chaque portion part pour 5 euros minimum. Les profits sont majoritairement reversés aux écoles de rugby et centres de formation, selon L’Équipe et la communauté d’agglomération d’Aurillac.

Les deux clubs figurent parmi les derniers de Pro D2 à n’être pas encore passés au synthétique. Cette double transition marque donc la fin d’une époque pour deux enceintes au gazon chargé d’histoire.

Aurillac : 500 carrés, vente le 21 mai

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Au stade Jean-Alric, à Aurillac, la pelouse naturelle est en place depuis plus d’un siècle. Elle a disputé son dernier match le 8 mai 2026. La vente des 500 carrés disponibles est fixée au 21 mai 2026 à 17h30, sur place au stade, selon l’agglomération d’Aurillac.

La pelouse du Jean-Alric est réputée en Pro D2 pour son caractère exigeant, foulée par plusieurs générations de joueurs professionnels, rappelle La Montagne. Les fonds collectés soutiendront l’école de rugby du club.

Agen : 935 316 euros et des travaux déjà lancés

À Agen, le calendrier est serré. Selon la ville d’Agen, les travaux au stade Armandie ont débuté le 18 mai 2026. Ils dureront douze semaines. La réception du nouveau terrain synthétique est prévue pour le 10 août 2026, juste avant la reprise de la saison.

Le budget total s’établit à 935 316 euros TTC. En contrepartie, la ville et le club anticipent une économie d’entretien estimée à 100 000 euros par an, selon les données officielles de la mairie d’Agen. Le président du SUA, Jean-François Fonteneau, a mis en avant les avantages sportifs et financiers de cette transition, selon Sud Ouest.

La pelouse d’Armandie avait été inaugurée en 1921. Elle avait subi une rénovation majeure en 2005, portant sur le drainage, l’arrosage et la résistance du sol, selon la mairie d’Agen.

Contexte dans le Lot-et-Garonne

Le SUA Agen est le club de rugby professionnel de référence du département du Lot-et-Garonne. Évoluant en Pro D2, il occupe une place centrale dans la vie sportive d’une ville de 33 000 habitants. Le stade Armandie, propriété de la commune, est l’équipement sportif majeur de l’agglomération agenaise.

Le passage au synthétique a été entériné le 29 avril 2026 par le nouveau maire d’Agen, qui a confirmé la décision initiée par son prédécesseur, selon Rugbyrama. L’investissement municipal de près d’un million d’euros illustre l’implication des collectivités locales dans le financement du sport professionnel, une réalité courante dans les villes de taille moyenne. Le rugby et le football amateur s’appuient souvent sur ce type de partenariat public-privé pour moderniser leurs infrastructures.

Une tendance qui s’installe en Pro D2

Agen et Aurillac ne sont pas les premiers. En 2025, le Biarritz Olympique avait lancé une opération similaire : des portions de 20×20 cm de la pelouse du stade Aguiléra, proposées à 10 euros pièce, avant leur propre transition au synthétique, selon Rugbyrama.

La formule combine mémoire affective et utilité financière directe. Pour les clubs de deuxième division, dont les budgets restent contraints, les initiatives de financement participatif à dimension patrimoniale trouvent un écho croissant auprès des supporters locaux.

Les travaux à Armandie viennent de démarrer. La vente aurillacoise est dans six jours. D’ici le 10 août, les deux clubs auront tourné la page du gazon naturel.

Sources

Sandrine Pouget

Sandrine Pouget

Sandrine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot-et-Garonne (47), avec Agen pour chef-lieu. Spécialité du département : premier verger français (pruneau, prune, kiwi) et Garorock. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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