Agen : cinq mois après l’agression de Titus, sa propriétaire relance son combat contre les chiens en liberté
Incivilités, mobilisation citoyenne et enjeu électoral le dossier des chiens sans laisse refait surface à Agen après l’attaque du petit chien Titus en janvier 2026.
Le 20 janvier 2026, le petit chien Titus (3 kg) était attaqué par un molosse non tenu en laisse sur la place Wilson à Agen. Cinq mois plus tard, sa propriétaire, une septuagénaire, relance son action auprès de la mairie pour dénoncer les incivilités des propriétaires de chiens et réclamer des mesures concrètes.
L’essentiel
- Fait 1 : Le 20 janvier 2026, Titus, un biewer de 3 kg, a été mordu au dos par un molosse en liberté place Wilson à Agen.
- Fait 2 : La propriétaire a déposé une main courante au commissariat et lancé une pétition (une cinquantaine de signatures) en février 2026.
- Fait 3 : Cinq mois après les faits, elle interpelle à nouveau la mairie pour obtenir des sanctions renforcées et un agent municipal dédié.
L’agression du 20 janvier
Le 20 janvier 2026, Marilyne, une retraitée habitant Agen, promenait son chien Titus - un biewer de 3 ans pesant 3 kg - sur la place Wilson, à l’angle du boulevard de la République. Selon son témoignage rapporté par La Dépêche du Midi, un molosse non tenu en laisse a soudainement attaqué le petit animal, le mordant au dos. Des témoins présents sur place ont confirmé la scène.
Le propriétaire du molosse n’a pas été identifié, et n’a proposé aucune prise en charge des frais vétérinaires. Marilyne a déposé une main courante au commissariat d’Agen. Titus a dû subir une opération pour traiter un abcès et des plaies ; il était encore en convalescence en février.
Une pétition et des revendications précises
En février 2026, Marilyne a lancé une pétition intitulée « Chiens en liberté à Agen. Pour la sécurité des citoyens et des animaux ». Celle-ci a recueilli une cinquantaine de signatures. Elle y formule plusieurs revendications : tolérance zéro pour les chiens non tenus en laisse, sanctions immédiates, obligation d’une assurance responsabilité civile pour les propriétaires, protection des lieux sensibles (écoles, parcs) et création d’un poste d’agent municipal dédié à la surveillance des incivilités canines.
Cinq mois après les faits, alors que les plaies de Titus sont refermées mais que la peur demeure, Marilyne a de nouveau interpellé la mairie d’Agen. La Dépêche rapporte qu’elle a relancé sa démarche par courrier début juin, sans obtenir de réponse écrite à ce jour.
La réponse de la municipalité et des candidats
La Ville d’Agen dispose depuis octobre 2025 d’un « Guide de l’animal en ville », consultable sur son site internet. Ce document rappelle que les chiens doivent être tenus en laisse sur la voie publique et recense les espaces autorisés pour les animaux. Une brigade de propreté intervient déjà sur les incivilités liées aux déjections canines, mais l’application des règles de laisse reste peu contrôlée.
L’affaire Titus a été évoquée lors de la campagne des municipales de 2026. La Dépêche du 10 février 2026 rapportait les réactions des principaux candidats : Jean Dionis (maire sortant), Sébastien Delbosq et Laurent Bruneau ont chacun proposé des mesures de renforcement, allant de l’augmentation des patrouilles de police municipale à la mise en place d’amendes forfaitaires pour les chiens en liberté.
Contexte dans le Lot-et-Garonne
Le problème des chiens divagants dépasse le cas agenais. En janvier 2026, plusieurs incidents ont été signalés dans le département : des attaques de brebis et des poulaillers décimés dans un village, ainsi que des faits au parc animalier Happy Forest de Pont-du-Casse. Plus récemment, en mai 2026, un chat a été tué par des chiens en divagation au refuge du Lédat, confirmant la persistance du phénomène signalé par Sud Ouest. Dans le même temps, des actions de sécurité publique sont menées ailleurs dans le département, comme le récent bilan de l’opération corridor de sécurité sur la RN20 où 7 infractions ont été relevées, illustrant la volonté des autorités de lutter contre les incivilités.
Le cadre réglementaire existe : le code rural et de la pêche maritime donne au maire la responsabilité de prévenir les divagations canines (articles L211-11 à L211-28). Le maire d’Agen dispose donc d’outils juridiques, mais leur application sur le terrain semble insuffisante aux yeux des habitants concernés.
Prochaine étape
Marilyne attend une réponse écrite de la mairie d’Agen. Elle indique qu’elle ne lâchera pas le sujet et envisage de solliciter un rendez-vous avec l’adjoint à la tranquillité publique. La question des chiens sans laisse reste d’actualité, alors que l’été approche et que les promenades sur la place Wilson se multiplient.
Sources
- La Dépêche du Midi : Son petit chien de 3 kg se fait attaquer par un molosse : l’Agenaise dénonce les incivilités des propriétaires de canidés
- La Dépêche du Midi : Témoignage : après l’agression de son petit chien par un molosse en liberté, l’Agenaise lance une pétition
- Ville d'Agen : Le guide de l'animal en ville