Agen : le préfet Bruno André célèbre les 400 ans de la Marine nationale
Cérémonie officielle le 15 juin 2026 à Agen, avec hommage aux figures lot-et-garonnaises et rappel des liens historiques du département avec la Marine.
Le préfet Bruno André a présidé lundi à Agen la célébration locale des 400 ans de la Marine nationale, aux côtés du vice-amiral Christophe Lucas. La cérémonie a rendu hommage à Georges Leygues et au commandant Bouan, deux figures du 47 liées à l'histoire navale française.
L’essentiel
- 15 juin 2026 : cérémonie officielle des 400 ans de la Marine nationale à Agen, en présence du préfet Bruno André et du vice-amiral Christophe Lucas.
- Georges Leygues : député du Lot-et-Garonne de 1885 à 1933, onze fois ministre de la Marine, né à Villeneuve-sur-Lot en 1857.
- École navale à Clairac : environ 300 marins formés dans la commune lot-et-garonnaise entre 1942 et 1944, à 130 km des côtes.
- Patrouilleur Commandant Bouan : parrainé par Agen depuis 1987, doit être désarmé en 2026 après une dernière mission en mai.
Une cérémonie préfectorale dans le cadre national
Le préfet Bruno André, en poste à Agen depuis le 12 janvier 2026 après sa nomination par décret du 17 décembre 2025, a présidé lundi la commémoration locale des 400 ans de la Marine nationale. Créée en 1626 par Richelieu, la Marine française célèbre cet anniversaire à travers des événements organisés partout en France.
À Agen, la cérémonie s’est tenue en présence du vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la zone et arrondissement maritimes de la Méditerranée, selon le compte officiel @Prefet47.
Hommage aux figures locales
La cérémonie a mis en avant deux personnalités lot-et-garonnaises liées à la Marine. Georges Leygues, né le 26 octobre 1857 à Villeneuve-sur-Lot, a été député du département de 1885 à 1933 et onze fois ministre de la Marine. La Dépêche du Midi le qualifie de « père de la Marine moderne » ; Wikipedia lui attribue le surnom de « Colbert de la IIIe République ».
Le commandant Roger Jean Adolphe Bouan, né à Agen en 1892, a également été évoqué lors des prises de parole. Son nom est porté par la Préparation militaire marine (PMM) d’Agen et par le patrouilleur F797, parrainé par la ville depuis 1987. Ce bâtiment de la classe d’Estienne d’Orves doit être désarmé en 2026, après une dernière mission en mai, selon Wikipedia et le site de la Défense.
Deux jours plus tôt, le 13 juin, un autre événement local avait eu lieu à Villeneuve-sur-Lot devant le monument Leygues, érigé en 1953 sur les allées portant son nom, selon Sud Ouest.
Contexte dans le Lot-et-Garonne
Le département, enclavé à l’intérieur des terres, entretient des liens anciens avec la Marine. Les voies fluviales du Lot et de la Garonne ont historiquement constitué un lien avec la mer, rappelé lors de la cérémonie selon le préfet.
L’épisode le plus marquant reste l’installation de l’École navale à Clairac entre 1942 et 1944. Pour échapper à l’occupation, l’École s’était repliée dans cette commune du Lot-et-Garonne, à 130 kilomètres des côtes : environ 300 marins y ont été formés, comme le détaillent Sud Ouest et actu.fr dans un article dédié à cet épisode.
La PMM d’Agen, baptisée « cdt Bouan », constitue aujourd’hui le lien principal entre le territoire et l’institution navale. Elle accueille des jeunes dès 16 ans pour des stages transmettant les valeurs de la Marine. Le préfet a salué cet engagement lors de la cérémonie, selon @Prefet47.
Pour une autre cérémonie liée au monde militaire en région, une conférence sur les femmes militaires est prévue le 16 juin à Salins-les-Bains.
Le désarmement du patrouilleur Commandant Bouan en 2026 marque la fin d’un lien symbolique de près de quarante ans entre Agen et la Marine nationale. La ville reste engagée dans le dispositif de la PMM.
Sources
- Préfecture de Lot-et-Garonne (@Prefet47) : Cérémonie des 400 ans de la Marine nationale à Agen
- Sud Ouest : Villeneuve-sur-Lot va célébrer les 400 ans de la Marine nationale
- La Dépêche du Midi : Georges Leygues est le père de la Marine moderne
- actu.fr : Pourquoi l'École navale s'est-elle retrouvée à Clairac pendant la guerre

