Agression au couteau à Terrasson-Lavilledieu : un an ferme pour avoir défiguré sa victime
Un homme de 39 ans jugé en comparution immédiate à Périgueux après avoir tailladé le visage d'un jeune de 24 ans dans un parc.
Un an de prison ferme, dont six mois avec sursis probatoire. C'est la peine prononcée le 5 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Périgueux contre un habitant de Terrasson-Lavilledieu qui avait porté un coup de couteau au visage d'un homme de 24 ans. La victime gardera des séquelles permanentes.
Un an de prison ferme, dont six mois avec sursis probatoire de deux ans. C’est la peine prononcée le 5 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Périgueux contre un habitant de Terrasson-Lavilledieu qui avait porté un coup de couteau au visage d’un homme de 24 ans. La victime gardera des séquelles permanentes.
L’essentiel
- Condamnation : un an de prison ferme, dont six mois avec sursis probatoire de deux ans, prononcée le 5 mai 2026 en comparution immédiate.
- Agression : coup de couteau au visage le 4 mars 2026 dans un parc de Terrasson-Lavilledieu, victime âgée de 24 ans.
- Blessure : entaille de 12 cm sur la joue gauche, ITT de 30 jours, stigmates permanents.
- Prévenu : homme de 39 ans, résident de Terrasson-Lavilledieu, ni sous alcool ni sous stupéfiants au moment des faits.
- Qualification : violences volontaires aggravées par l’usage d’une arme.
Une altercation démarrée dans un supermarché
Les faits remontent au 4 mars 2026. Selon Sud Ouest et Dordogne Libre, qui couvrent tous deux l’affaire, la dispute a commencé dans un supermarché de Terrasson-Lavilledieu. La victime, un jeune homme de 24 ans, avait tenté de s’interposer entre le prévenu et un tiers.
L’altercation s’est poursuivie à l’extérieur, dans un parc de la commune. C’est là que l’homme de 39 ans a sorti un couteau et porté un coup au visage de la victime. Une entaille de 12 cm sur la joue gauche. Des séquelles permanentes.
Défiguré à vie : la parole de la procureure
Lors de l’audience du 5 mai 2026, la procureure n’a pas mâché ses mots. Selon Dordogne Libre, elle a déclaré : « Ce jeune homme va garder ces stigmates à vie. » L’incapacité totale de travail a été fixée à 30 jours.
Me Julien Mialet, avocat de la défense, a mis en avant l’absence de motif clair. Selon Sud Ouest, le prévenu n’était ni sous l’emprise de l’alcool, ni de stupéfiants au moment des faits. Aucun antécédent récent notable n’a été mentionné lors des débats.
La condamnation retient les violences volontaires aggravées par l’usage d’une arme. Le jugement a été rendu en comparution immédiate. Aucun appel n’a été annoncé à ce stade.
Une peine qui fait réagir
Sur le réseau X, la décision a suscité des réactions. Un utilisateur a relayé l’article de Sud Ouest en s’interrogeant sur la proportionnalité de la sanction :
Ce type de réaction n’est pas isolé lorsqu’une peine assortie d’un sursis partiel est prononcée pour des faits ayant entraîné des séquelles permanentes. Le débat sur le quantum des peines en matière de violences avec arme est récurrent dans la presse régionale.
Contexte dans la Dordogne
Ce fait divers s’inscrit dans une tendance documentée. Selon le bilan 2025 de la préfecture de la Dordogne, les violences physiques ont progressé de 6 % dans le département par rapport à 2024. Un chiffre cohérent avec la hausse nationale des violences physiques constatée par le ministère de l’Intérieur.
Terrasson-Lavilledieu n’est pas étrangère à ce type d’affaire. En février 2020, un homme de 58 ans avait menacé son voisin avec une arme blanche pour bruit excessif et s’était retrouvé devant le tribunal, selon Ici France et Actu.fr. Plus loin dans le temps, une boulangère de la commune avait été agressée à coups de couteau en janvier 2012, selon Sud Ouest - une affaire qui avait marqué les esprits localement.
Terrasson-Lavilledieu compte environ 6 500 habitants. La commune, en Dordogne noire, est l’une des plus importantes du secteur entre Brive et Périgueux. Les affaires de violences avec arme y restent rares mais récurrentes à intervalle de quelques années. Pour d’autres affaires judiciaires suivies dans la région, voir ce cas de tentative d’assassinat traité récemment, ou encore l’affaire Chloé dans l’Aisne, deux dossiers révélateurs du traitement judiciaire des violences graves en France.
Ce que la peine comprend exactement
La condamnation à un an de prison ferme se décompose ainsi : six mois d’emprisonnement ferme et six mois avec sursis probatoire de deux ans. Le sursis probatoire implique des obligations fixées par le tribunal - leur contenu exact n’a pas été détaillé dans les sources disponibles.
La comparution immédiate signifie que le prévenu a été jugé rapidement après son interpellation, sans renvoi à une audience ultérieure. Ce mode de jugement est courant pour les affaires de violences dont les faits sont établis et le prévenu déféré sans délai.
La condamnation est désormais définitive, sauf exercice d’une voie de recours dans les délais légaux. Ni le parquet ni la défense n’ont signalé d’intention d’appel à ce jour, selon les informations disponibles.
Sources
- Sud Ouest : « Il a défiguré la victime » : un an de prison ferme pour l'auteur d'une agression au couteau
- Dordogne Libre : « Ce jeune homme va garder ces stigmates à vie » : un an de prison ferme pour agression au couteau
- Préfecture de la Dordogne : Bilan 2025 de la délinquance en Dordogne
- Ici France : Dordogne : il menace son voisin avec un couteau et se retrouve devant les juges