Ain : un accord-cadre signé pour protéger l’eau face à la rareté

Préfet, Département et Agence de l'Eau s'engagent jusqu'en 2030 pour restaurer les zones humides et soutenir les communes rurales de l'Ain.

Ain : un accord-cadre signé pour protéger l'eau face à la rareté
Illustration Mathieu Perret / info.fr

Un accord-cadre a été signé le 4 mai 2026 entre l'État, le Département de l'Ain et l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse. Il couvre la période 2025-2030 et cible la préservation de la ressource en eau face à une rareté hydrique croissante.

Un accord-cadre a été signé le 4 mai 2026 entre l’État, le Département de l’Ain et l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse. Il couvre la période 2025-2030 et cible la préservation de la ressource en eau face à une rareté hydrique croissante.

L’essentiel

  • Signature le 4 mai 2026 : accord entre le préfet Louis-Xavier Thirode, le président du Département Jean Deguerry et le directeur de l’Agence de l’Eau Nicolas Mourlon.
  • 40 espaces naturels protégés : objectif de couvrir 15 500 hectares de zones humides et de biodiversité dans l’Ain.
  • 14 collèges déjà désimperméabilisés : travaux menés en partenariat avec l’Agence de l’Eau pour favoriser l’infiltration des eaux pluviales.
  • 6 Contrats Eau et Climat : déjà validés avec des intercommunalités comme le Pays de Gex et la Dombes.
  • 643 350 habitants concernés dans le département, desservis par 364 services publics d’eau et d’assainissement (INSEE 2021).

Ce qui a été signé le 4 mai

La cérémonie s’est tenue lors de la session du Conseil départemental des 4 et 5 mai 2026. Le préfet de l’Ain Louis-Xavier Thirode, le président du Département Jean Deguerry et le directeur de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse Nicolas Mourlon ont paraphé un accord-cadre portant sur cinq ans, de 2025 à 2030.

Jean Deguerry a résumé l’esprit du texte en une formule, publiée sur la page Facebook du Département : « Dans l’Ain, l’eau est une ressource essentielle à préserver. » Le préfet Thirode a relayé l’information sur X.

Zones humides et biodiversité : un objectif chiffré

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L’accord fixe un objectif de protection de 40 espaces naturels, couvrant 15 500 hectares, selon la préfecture de l’Ain. Ces espaces comprennent des zones humides dont la restauration est jugée prioritaire pour maintenir les débits des cours d’eau en période de sécheresse.

La Dombes, plateau aux milliers d’étangs situé dans le sud du département, figure parmi les territoires directement concernés. Un Contrat Eau et Climat a d’ailleurs déjà été validé avec l’intercommunalité de la Dombes, tout comme avec celles du Pays de Gex, de la Côtière, de Rivière Sauvage Valserine, de Grand Bourg Agglomération et de Bugey Sud - soit six contrats au total, selon les données du Département.

Communes rurales et eau potable

Le volet « eau potable » de l’accord prévoit un accompagnement spécifique des communes rurales. Le Département de l’Ain s’engage à soutenir leurs projets face à la rareté hydrique, selon le site ain.fr. Les modalités financières de ce soutien n’ont pas été détaillées à ce stade.

L’Agence de l’Eau intervient par ailleurs sur le parc bâti public : 14 collèges du département ont déjà été désimperméabilisés pour favoriser l’infiltration des eaux pluviales. La récupération d’eau de pluie dans les bâtiments publics est également promue dans le cadre du partenariat. Pour suivre l’implication des institutions dans la gestion des ressources, les fonds européens constituent parfois un levier complémentaire pour ce type de projets territoriaux.

Contexte dans l’Ain

L’Ain compte 643 350 habitants en 2021 selon l’INSEE. Le département gère 364 services publics d’eau et d’assainissement, selon les données du système d’information sur les services d’eau et d’assainissement (eau France). Ce maillage dense reflète la dispersion de l’habitat rural sur un territoire de 5 762 km².

La gestion de l’eau y a une longue histoire institutionnelle. Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) de la basse vallée de l’Ain a été initié dès 1995 et validé en 2001, selon le portail Gesteau. Des révisions ont suivi entre 2009 et 2012. L’Observatoire de l’eau de l’Ain, actif depuis 1996 selon la préfecture, assure le suivi des nappes phréatiques et des rivières. Ce dispositif sert de base de données pour orienter les décisions de gestion.

L’accord de mai 2026 s’inscrit dans cette continuité, en formalisant un cadre partenarial entre trois institutions qui intervenaient déjà séparément sur le sujet. Un article sur les espaces naturels concernés par l’accord détaille les périmètres visés.

Prochaines étapes : 2026-2028

La mise en œuvre opérationnelle des Contrats Eau et Climat déjà signés avec les six intercommunalités est prévue pour la période 2026-2028. D’autres contrats pourraient être conclus avec de nouvelles intercommunalités du département, mais aucun calendrier précis n’a été communiqué à ce stade.

Sources

Mathieu Perret

Mathieu Perret

Mathieu est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Ain (01), avec Bourg-en-Bresse pour chef-lieu. Spécialité du département : frontière genevoise (90 000 frontaliers) et plasturgie d'Oyonnax. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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