Airsoft dans l’Yonne : le 3e escadron de Dragon fait découvrir sa pratique à Joigny
Une trentaine de membres s'affrontent deux dimanches par mois sur huit hectares à Looze, près de Joigny.
L'airsoft gagne du terrain dans l'Yonne. À Joigny, le 3e escadron de Dragon rassemble une trentaine de passionnés sur le site de Vauretor à Looze. Le principe simuler des tirs sans les contraintes légales des armes à feu réelles.
Fondé en 2019, le 3e escadron de Dragon est aujourd’hui la seule association d’airsoft affiliée à la Fédération Nationale d’Airsoft dans l’Yonne, selon L’Yonne Républicaine. Le groupe compte une trentaine de membres et se retrouve deux dimanches par mois sur les huit hectares du site de Vauretor, à Looze, commune voisine de Joigny.
« Cela reste un loisir, on peut tirer sans avoir les contraintes des armes », résument les pratiquants interrogés par le quotidien régional. L’airsoft utilise des répliques d’armes propulsant des billes en plastique. Aucun permis n’est requis, contrairement aux armes à feu réelles. L’association met en avant le fair-play et le travail d’équipe comme valeurs centrales. L’adhésion annuelle est fixée à partir de 60 euros pour 2026/2027.
Une pratique déjà ancienne dans le département
L’airsoft n’est pas nouveau dans l’Yonne. Des clubs comme les Ombres à Joigny ou les Rabbit AirSoft 89 à Sens existent depuis au moins 2012, selon le forum France-Airsoft.fr. Une autre équipe, Easy Company Airsoft Team, est active à Champs-sur-Yonne. Le département compte donc plusieurs structures, sans enjeu de compétition formalisée à ce stade.
Les difficultés logistiques restent réelles. En 2024, l’association d’airsoft d’Auxerre avait failli fermer faute de terrain disponible, selon L’Yonne Républicaine. Le 3e escadron de Dragon dispose pour l’instant d’un site stable à Looze.
Ce type de loisir sportif alternatif se développe dans plusieurs territoires. À l’image de certains exercices militaires ouverts au public à Brive ou d’initiatives comme des associations niortaises qui inventent de nouvelles pratiques inclusives, les loisirs dits « tactiques » trouvent leur public en dehors des grandes villes.