Aisne : casque obligatoire sur trottinette électrique dès le 1er août
La préfète Fanny Anor impose le port du casque pour tous les EDPM face à une hausse de 61 % des interventions des secours en deux ans.
À compter du 1er août, tous les utilisateurs de trottinettes électriques et autres EDPM devront porter un casque dans l'Aisne. Cette décision préfectorale fait suite à trois décès depuis 2025 et une augmentation marquée des accidents.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'arrêté préfectoral signé le 21 juillet 2026 par Fanny Anor impose le port du casque pour tous les EDPM dès le 1er août.
- Trois décès liés aux EDPM recensés depuis 2025, aucune victime ne portait de casque.
- Les interventions des secours pour accidents d'EDPM ont augmenté de 61 % entre 2023 et 2025 dans le département.
- Une amende de 35 euros sanctionnera le non-respect de l'obligation à partir du 1er août.
- La mesure s'applique sur toutes les voies publiques de l'Aisne, y compris les pistes cyclables.
La préfète de l’Aisne, Fanny Anor, a signé ce 21 juillet un arrêté rendant obligatoire le port du casque pour tous les conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). La mesure prendra effet le 1er août 2026 sur l’ensemble du territoire départemental.
Une réponse à des chiffres alarmants
L’observatoire départemental de sécurité routière a recensé trois décès liés aux EDPM depuis 2025 : deux en 2025 et un depuis janvier 2026. Selon La Gazette France, les interventions des secours pour accidents impliquant ces engins ont augmenté de 61 % entre 2023 et 2025.
Un constat accablant : aucune des victimes d’accidents d’EDPM dans le département ne portait de casque au moment du choc. Cette absence de protection a motivé la décision préfectorale.
Ce que change l’arrêté
L’obligation s’applique à tous les EDPM : trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards. Le casque devra être porté sur toutes les voies ouvertes à la circulation publique, y compris les pistes cyclables, de jour comme de nuit.
Les contrevenants s’exposent à une amende de 35 euros, correspondant à une contravention de deuxième classe. Les forces de l’ordre pourront verbaliser dès le 1er août.
Contexte dans l’Aisne
L’Aisne compte environ 516 000 habitants répartis sur 797 communes. Le département, traversé par plusieurs axes routiers majeurs, connaît une urbanisation croissante dans les villes comme Laon, Saint-Quentin et Soissons, où l’usage des EDPM s’est développé ces dernières années.
Cette tendance s’inscrit dans un mouvement national de régulation des nouveaux modes de déplacement urbain. D’autres départements français ont pris des mesures similaires face à la multiplication des accidents. Les services de secours, déjà sollicités pour diverses urgences, voient leur charge de travail augmenter avec ces nouvelles mobilités.
Une harmonisation des règles locales
L’initiative de la préfète Fanny Anor vise à harmoniser les pratiques sur le territoire axonais. Jusqu’à présent, le port du casque n’était obligatoire que pour les mineurs au niveau national. Cette extension départementale protège désormais tous les usagers, quel que soit leur âge.
La mesure concerne également les utilisateurs de trottinettes en libre-service, de plus en plus présents dans les centres-villes. Les opérateurs de ces services devront informer leurs clients de la nouvelle réglementation.
Prochaine étape
L’entrée en vigueur est fixée au 1er août 2026. D’ici là, une période de communication est prévue pour sensibiliser les usagers. Les forces de l’ordre commenceront les contrôles dès cette date.