Akiolis inaugure à Saint-Langis une première mondiale de cogénération aux farines animales

L'usine d'équarrissage ornaise a investi 30 millions d'euros pour produire de l'énergie verte à partir de ses sous-produits.

Akiolis inaugure à Saint-Langis une première mondiale de cogénération aux farines animales
Illustration Céline Leclerc / info.fr

Le 9 avril 2026, Akiolis a inauguré à Saint-Langis-lès-Mortagne la première unité française de cogénération biomasse alimentée par des farines animales. Une installation financée par le groupe belge Tessenderlo, présentée comme la plus grande d'Europe dans cette filière.

L’usine Akiolis, anciennement Atemax, traite chaque année plus de 160 000 tonnes d’animaux morts en élevage sur son site de Saint-Langis-lès-Mortagne, dans l’Orne. Elle génère en parallèle 29 000 tonnes de farines animales. Jusqu’ici expédiées vers des cimenteries, ces farines alimentent désormais une unité de cogénération biomasse inaugurée le 9 avril 2026, selon le communiqué officiel d’Akiolis.

Une première en France, la plus grande d’Europe

Gilles Cogny, directeur général d’Akiolis, a qualifié le projet de « première en France et la plus grosse d’Europe » lors de l’inauguration, relayée par Ouest-France. L’installation permet de réduire de 80 % la consommation d’énergie fossile du site, soit 124 GWh par an évités. L’électricité produite est réinjectée dans le réseau public, selon le groupe Tessenderlo.

Le chantier avait démarré en 2024, deux ans après que les dirigeants d’Akiolis eurent commencé à concevoir le projet, rapporte Actu.fr. La mise en service effective de l’unité est prévue courant avril 2026.

30 millions d’euros, rentabilité espérée en six ans

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L’investissement dépasse les 30 millions d’euros, financés par Tessenderlo, actionnaire belge d’Akiolis. Bruno Durand, directeur des opérations, a précisé à Actu.fr : « Avec 30 millions d’euros, nous prévoyons une rentabilité sur six ans environ. »

Le site valorise désormais localement ce qui partait vers l’industrie cimentière. France Info souligne que l’entreprise vise une quasi-autonomie énergétique dans le Perche. Le contexte de tension sur les prix du gaz depuis 2022 a accéléré l’intérêt pour ce type de projet, selon Tessenderlo.

Sources

Céline Leclerc

Céline Leclerc

Correspondante à Alençon, elle suit l'élevage, les tensions sur les services publics, les fermetures de maternités et le tourisme équestre. Issue de Sciences Po Rennes, elle a commencé en radio locale. Méthode : interroger les éleveurs, les infirmières libérales, les élus, croiser les données sanitaires avant de conclure.

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