Albi : un maçon de 27 ans jugé après une dizaine de Ricard et une fuite devant les gendarmes
Jugé le 1er juin au tribunal correctionnel d'Albi, Mathis J. a écopé de 10 mois de prison avec sursis et de l'annulation de son permis.
Le 23 janvier 2026, un maçon de 27 ans domicilié à Réalmont a grillé un feu rouge, fui un contrôle et abandonné son véhicule dans une impasse à Albi, avec plus de 2 g d'alcool dans le sang. Au tribunal, il a résumé sa logique « J'avais peur pour mon permis. »
L’essentiel
- Taux d’alcoolémie : supérieur à 2 g/l au moment de l’interpellation, le 23 janvier 2026 vers 23h30 à Albi.
- Consommation déclarée : « une dizaine de Ricard » bus après le travail, selon les déclarations du prévenu au tribunal.
- Peine prononcée : 10 mois de prison avec sursis probatoire, 400 € d’amende, annulation du permis avec interdiction de le repasser pendant 10 mois.
- Récidive : déjà condamné en 2021 pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique.
Les faits : feu grillé, fuite en impasse
Le soir du 23 janvier 2026, vers 23h30, des gendarmes tentent de contrôler un véhicule dans Albi. Le conducteur grille un feu rouge et prend la fuite. Selon La Dépêche du Midi, le véhicule fonce en direction de la voiture des gendarmes avant d’être stoppé. Le conducteur abandonne finalement son véhicule dans une impasse et est interpellé à pied.
Le prévenu, Mathis J., 27 ans, maçon domicilié à Réalmont, présente un taux d’alcoolémie supérieur à 2 g/l. Il est placé en garde à vue pour conduite en état d’ivresse aggravée et refus d’obtempérer.
Au tribunal : la peur du permis comme explication
Mathis J. comparaît le 1er juin 2026 devant le tribunal correctionnel d’Albi. Il reconnaît avoir bu « une dizaine de Ricard » après sa journée de travail avant de reprendre le volant pour se rendre à Albi, toujours selon La Dépêche du Midi. Sa justification de la fuite est directe : « J’avais peur pour mon permis. »
Il explique également ne pas avoir mis la carte grise du véhicule à son nom, arguant : « Je n’ai pas eu le temps. »
Son avocat, Me Philippe Pressecq du cabinet Trivium à Albi, plaide des nullités de procédure. Le tribunal les rejette. Jugé en état de récidive - une première condamnation pour alcoolémie au volant remonte à 2021 - , Mathis J. écope de 10 mois de prison avec sursis probatoire, 400 € d’amende et l’annulation de son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant dix mois. Le véhicule, lui, n’est pas confisqué.
Ce type d’affaire est régulièrement traité par le tribunal judiciaire d’Albi, compétent pour les affaires correctionnelles d’un ressort qui inclut Réalmont, comme le précise la préfecture du Tarn.
Contexte dans le Tarn
La conduite sous l’influence de l’alcool reste l’une des premières causes de mortalité routière dans le département du Tarn, comme à l’échelle nationale. Le tribunal correctionnel d’Albi traite régulièrement des dossiers de ce type, notamment des récidives. La peine de sursis probatoire permet un suivi judiciaire du condamné, distinct d’une peine ferme, mais expose à une incarcération immédiate en cas de nouvelle infraction. D’autres affaires correctionnelles illustrent la diversité des dossiers traités par les juridictions locales en ce début juin 2026.
À Albi, la vie locale suit son cours par ailleurs : le club de rugby à XIII prépare son prochain rendez-vous à la Guitardié.
Une seule source disponible
Les faits relatés ici reposent exclusivement sur le compte-rendu de La Dépêche du Midi, publié le 6 juin 2026. Ni le parquet d’Albi, ni la gendarmerie n’ont diffusé de communiqué sur cette affaire. Aucun autre média indépendant n’a couvert le jugement à ce stade.
Le sursis probatoire court désormais : une nouvelle infraction exposerait Mathis J. à l’exécution des dix mois de prison.