Albi : Patria Albiges officiellement dissous par le gouvernement

Le Conseil des ministres a prononcé le 3 juin 2026 la dissolution du groupement identitaire d'ultradroite albigéois, sur proposition du ministre de l'Intérieur.

Albi : Patria Albiges officiellement dissous par le gouvernement
Illustration Virginie Cazenave / info.fr

Le gouvernement a dissous le groupement de fait Patria Albiges le 3 juin 2026 en Conseil des ministres. Basé à Albi, ce groupement identitaire d'ultradroite est visé pour troubles à l'ordre public, discrimination, haine et violence. Le décret est publié au Journal officiel.

L’essentiel

  • Date : Dissolution prononcée en Conseil des ministres le 3 juin 2026, sur proposition du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
  • Groupement : Patria Albiges, groupement de fait identitaire d’ultradroite basé à Albi (Tarn).
  • Base légale : Article L.212-1 du code de la sécurité intérieure - provocation à la discrimination, à la haine et à la violence.
  • Publication : Décret publié au Journal officiel (JORF) du 3 juin 2026, aux côtés de la dissolution d’un second groupement, « Front de rue ».

Un décret signé le 3 juin en Conseil des ministres

La dissolution de Patria Albiges a été actée lors du Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026. Le compte rendu de l’Élysée confirme la mesure, prise sur proposition de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Le décret a été publié le jour même au Journal officiel de la République française, sur la plateforme Légifrance.

Le préfet du Tarn a annoncé la nouvelle officiellement sur le réseau X :

La préfecture justifie la mesure par les agissements du groupement « provoquant ou contribuant à la discrimination, à la haine, à la violence », conformément à l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure. Une photo du décret accompagnait l’annonce préfectorale.

Un groupement identitaire ancré à Albi

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Patria Albiges est décrit, selon Le Monde et France 3 Occitanie, comme un groupement identitaire d’ultradroite implanté à Albi. Des militants proches auraient fait l’objet de condamnations judiciaires antérieures pour violences ou menaces, selon ces mêmes sources médiatiques. La demande de dissolution circulait depuis un certain temps dans les cercles locaux et associatifs, sans que les autorités n’aient précisé à ce stade la date exacte de la saisine administrative ayant déclenché la procédure.

Le même décret du 3 juin 2026 prononce également la dissolution de « Front de rue », un groupement qualifié d’ultragauche par plusieurs médias nationaux (Le Huffington Post, franceinfo). Les deux dissolutions sont donc simultanées, mais les deux groupements n’ont aucun lien entre eux. Pour les actions du préfet du Tarn en matière de sécurité locale, la dissolution de Patria Albiges constitue l’acte le plus significatif de ces dernières semaines.

La procédure : Conseil des ministres obligatoire

En France, la dissolution d’un groupement de fait ou d’une association au titre de l’article L.212-1 du code de la sécurité intérieure requiert un décret en Conseil des ministres. La procédure implique une proposition du ministre de l’Intérieur, un avis du Conseil d’État, puis la signature en Conseil des ministres. Le groupement dissous dispose ensuite d’un recours devant le Conseil d’État. À ce stade, aucune démarche contentieuse de Patria Albiges n’a été signalée publiquement.

Contexte dans le Tarn

Le Tarn (81) compte environ 390 000 habitants. Albi, chef-lieu du département, est une ville de quelque 50 000 habitants classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour sa cathédrale et son épiscopat. Le département a connu ces dernières années plusieurs affaires impliquant des groupuscules radicaux, sans qu’une dissolution de ce type n’ait été prononcée auparavant pour un groupement tarnais, selon les sources disponibles à ce stade. La décision du 3 juin marque donc un précédent local notable. La ville d’Albi est davantage connue sur le plan national pour son dynamisme sportif et son patrimoine, ce qui rend la présence d’un groupement identitaire d’ultradroite dissous par l’État d’autant plus remarquée localement.

Ce que change la dissolution

Une fois le décret publié au JORF, le groupement ne peut plus se réunir ni agir sous son nom ou sous une forme reconstituée. Ses membres s’exposent à des poursuites pénales en cas de maintien de l’activité. Les biens éventuels du groupement peuvent être saisis. La loi ne prévoit pas de dissolution automatique des liens individuels entre membres, mais toute reconstitution est passible de sanctions.

Les raisons précises ayant conduit à déclencher la procédure à cette date - et non plus tôt - n’ont pas été communiquées par le ministère de l’Intérieur ni par la préfecture du Tarn à ce stade.

La publication au Journal officiel rend la décision opposable à compter du 3 juin 2026. Un recours devant le Conseil d’État reste possible pour les membres du groupement dans les délais légaux.

Sources

Virginie Cazenave

Virginie Cazenave

Virginie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Tarn (81), avec Albi pour chef-lieu. Spécialité du département : cite episcopale Albi UNESCO et Toulouse-Lautrec. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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