Albi : un prévenu ‘trop fatigué pour répondre’ agace les juges lors de son procès pour harcèlement conjugal

Philippe M. a comparu lundi devant le tribunal correctionnel d'Albi pour harcèlement sur son ex-compagne et non-paiement de pension. Son attitude somnolente a exaspéré la procureure et l'avocat de la partie civile.

Albi : un prévenu 'trop fatigué pour répondre' agace les juges lors de son procès pour harcèlement conjugal
Illustration Virginie Cazenave / info.fr

Lundi 22 juin, le tribunal correctionnel d'Albi a jugé Philippe M., poursuivi pour harcèlement conjugal et non-paiement de pension. Le prévenu a provoqué l'agacement général en déclarant être 'trop fatigué pour répondre' aux questions, une attitude jugée dilatoire par la procureure.

L’essentiel

  • Fait 1 : Philippe M. a comparu le 20 juin 2026 devant le tribunal correctionnel d’Albi pour harcèlement et non-paiement de pension alimentaire.
  • Fait 2 : Le prévenu a répété être ‘trop fatigué pour répondre’, suscitant l’agacement de la procureure et de l’avocat de la victime.
  • Fait 3 : La victime, Angela C., a témoigné de sept années de souffrances depuis la séparation.
  • Fait 4 : Philippe M. a été condamné à deux ans de prison avec sursis probatoire, avec obligation de soins, interdiction de contact et 1 000 € de dommages pour préjudice moral.

Une audience sous le signe de la fatigue

L’audience du tribunal correctionnel d’Albi lundi 22 juin a débuté sous des auspices inhabituels. Philippe M., prévenu pour harcèlement conjugal et non-paiement de pension alimentaire, s’est présenté à la barre dans un état de somnolence manifeste. À plusieurs reprises, il a déclaré aux juges : « Je suis trop fatigué pour répondre ». Selon La Dépêche du Midi, cette attitude a immédiatement agacé la présidente de l’audience, qui a dû interrompre les débats pour lui demander de se concentrer.

La procureure a vivement réagi, estimant que le prévenu « gaspillait du temps de justice ». Elle a souligné que Philippe M. avait davantage parlé de lui-même que des faits reprochés. L’avocat de la partie civile, Me Gosset, a déclaré n’avoir jamais vu un prévenu agacer son auditoire à ce point.

Sept années de harcèlement racontées par la victime

À la barre, la victime, Angela C., a livré un témoignage poignant. Elle a raconté sept années de calvaire depuis sa séparation d’avec Philippe M., évoquant des insultes répétées, des appels et des messages malveillants, ainsi que des intrusions dans son domicile. « Je ne pouvais plus sortir sans avoir peur de le croiser », a-t-elle confié. Le prévenu était également poursuivi pour non-paiement de la pension alimentaire due pour leurs enfants.

Malgré la gravité des faits, le tribunal a prononcé une relaxe partielle concernant l’envoi réitéré de messages et d’appels malveillants sur une période donnée, faute de preuves suffisantes.

Le verdict : deux ans avec sursis probatoire

À l’issue des débats, Philippe M. a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis probatoire. La peine est assortie de plusieurs obligations : soins psychologiques, interdiction d’entrer en contact avec la victime, retrait de l’exercice de l’autorité parentale, et paiement des sommes dues au titre de la pension. Il devra également verser 1 000 € de dommages et intérêts pour préjudice moral et 600 € au titre des frais d’avocat.

L’avocate de la défense n’a pas commenté la décision. La procureure a estimé que la peine était proportionnée à la gravité des faits et au comportement du prévenu durant l’audience.

Contexte dans le Tarn

Le tribunal correctionnel d’Albi traite régulièrement des affaires de violences intrafamiliales. Selon les données de la préfecture du Tarn, en 2025, les violences intrafamiliales ont baissé dans le département du Tarn par rapport à 2024. Des campagnes de prévention sont menées par l’association France Victimes 81. Cette affaire illustre les difficultés rencontrées par les victimes pour obtenir justice face à des prévenus adoptant des stratégies de blocage.

Prochaine étape

Philippe M. dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de la décision. La victime, de son côté, a salué la condamnation mais reste prudente sur le respect effectif de l’interdiction de contact.

Virginie
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Sources

Virginie Cazenave

Virginie Cazenave

Virginie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Tarn (81), avec Albi pour chef-lieu. Spécialité du département : cite episcopale Albi UNESCO et Toulouse-Lautrec. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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