Alcaraz blessé : Krajicek tempère l’inquiétude
L'ancien vainqueur de Wimbledon minimise l'inquiétude autour du tenant du titre, à l'arrêt depuis avril
Absent depuis le 14 avril après une blessure au poignet droit à Barcelone, Carlos Alcaraz vise un retour à Cincinnati mi-août. Richard Krajicek, ancien champion de Wimbledon
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Calendrier de retour incertain
Alcaraz vise Cincinnati mi-août après trois mois d'arrêt, mais la reprise progressive des entraînements ne garantit rien pour l'US Open.
Pression du calendrier ATP
Le rythme du circuit moderne épuise les corps, même à 23 ans. Alcaraz affichait 22-3 avant de casser net.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Carlos Alcaraz n'a plus joué depuis le 14 avril 2026 après une blessure au poignet droit à Barcelone
- Richard Krajicek, vainqueur de Wimbledon 1996, minimise l'inquiétude « Il ne faut pas s'inquiéter outre mesure »
- L'Espagnol affichait 22 victoires pour 3 défaites en 2026 avant l'arrêt brutal
- Cincinnati mi-août est la cible de retour, avec l'US Open en ligne de mire
Le court central de Wimbledon sans Carlos Alcaraz. Impensable il y a quatre mois. Réalité depuis le 14 avril. Ce jour-là, à Barcelone, l’Espagnol bat Otto Virtanen au premier tour. Une douleur au poignet droit. Trois mois d’absence. Roland-Garros sans lui. Wimbledon aussi.
Richard Krajicek regarde le calendrier et ne panique pas.
« Il ne faut pas s’inquiéter outre mesure pour Carlos », lâche l’ancien champion de Wimbledon 1996. Le Néerlandais, qui dirige aujourd’hui le tournoi de Rotterdam - a connu ça. Une blessure similaire au coude. « J’ai moi-même eu une blessure similaire et c’est vraiment difficile de repartir à zéro quand on recommence à jouer », explique-t-il.
Mais Alcaraz n’est pas n’importe qui.
Un corps résilient
Un bilan de 22 victoires pour 3 défaites avant l’arrêt. « À son âge, le corps est encore très résilient. Il possède cette capacité naturelle à récupérer rapidement que n’ont plus les joueurs plus âgés », analyse Krajicek.
Trois mois sans jouer. Trois mois à regarder les autres.
Cincinnati en ligne de mire
Mi-août. Le Masters 1000 de Cincinnati. C’est la cible. Alcaraz reprend progressivement les entraînements à haute intensité. Le staff médical valide. L’US Open approche.
« Dans le tennis moderne, les joueurs gèrent constamment des petits pépins. Ce que ressent Carlos n’a rien d’inhabituel pour un athlète de ce niveau, surtout après l’intensité des derniers tournois », contextualise Krajicek.
Le numéro 3 mondial a manqué les deux tournois majeurs de la saison sur terre battue et gazon. Mais le Néerlandais refuse le catastrophisme. « On a vu des joueurs comme Djokovic ou Nadal arriver sur des tournois majeurs avec des doutes légitimes, pour finalement dominer la compétition grâce à leur expérience et leur préparation mentale », rappelle-t-il.
Le poids de l’intensité moderne
Le circuit ATP. Des tournois pour les meilleurs. Des rallyes de plus en plus longs. Des frappes de plus en plus violentes. « Le tennis actuel demande une dépense d’énergie folle. Carlos joue avec son cœur, ce qui est merveilleux pour le public, mais il apprend désormais à doser ses efforts », observe Krajicek.
L’ancien numéro 2 mondial tempère aussi la pression médiatique. « Minimiser ces alertes, c’est aussi lui permettre de travailler sereinement avec son staff sans la pression médiatique constante », ajoute-t-il.
Ce que personne ne dit
Krajicek parle de « gestion », d’« alertes », de « normalité ». Mais trois mois d’arrêt - ce n’est pas un « petit pépin ». C’est un quart de saison. Roland-Garros et Wimbledon - deux tournois majeurs où Alcaraz était tenant du titre à Londres. Perdu.
Le discours rassurant du Néerlandais masque une réalité: le calendrier ATP broie les corps, même les plus jeunes. Alcaraz affichait 22 victoires pour 3 défaites avant de s’arrêter net. Un rythme insoutenable qui finit par casser.
« Il faut savoir rester mesuré », dit Krajicek. Mais à quel moment la mesure devient-elle du déni?
Le retour en question
Cincinnati, mi-août. Puis l’US Open. Krajicek y croit. « Carlos est un compétiteur né. Ces alertes font partie du quotidien. Il sait exactement comment écouter son corps pour être prêt au moment opportun. Il sera présent, et il sera compétitif », assure-t-il.
« Il est jeune, il est puissant, et il connaît son corps mieux qu’on ne le pense », complète le champion de Wimbledon 1996.
Le staff d’Alcaraz prépare la reprise. Les entraînements reprennent progressivement. Le poignet tient. Pour l’instant.
Krajicek ferme le dossier d’un ton définitif: « C’est un athlète exceptionnel qui connaît son corps. » Le reste appartient au calendrier. Et au poignet droit d’Alcaraz.
