Carlos Alcaraz frappe à pleine intensité avant Cincinnati
Le n°2 mondial prépare son retour sur dur après quatre mois d'absence
L'Espagnol a été filmé frappant des coups droits sans retenue à Murcie. Le test grandeur nature aura lieu à Cincinnati, puis à l'US Open.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Retour express avant l'US Open
Alcaraz vise Cincinnati le 13 août. Un pari risqué : le poignet doit tenir sur un Masters 1000 complet avant le dernier Grand Chelem de la saison.
Fiabilité du poignet droit
Une vidéo d'entraînement ne garantit rien. Le geste paraît franc, mais la durée et l'intensité d'un tournoi sont une autre épreuve. Le forfait reste une option.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Aucune protection visible sur le poignet durant l'entraînement
Les balles claquent. Coup droit, coup droit, coup droit. Carlos Alcaraz est de retour sur un court, à Murcie. La séquence dure quelques secondes, diffusée sur Instagram. Mais elle dit l’essentiel: l’Espagnol frappe à pleine intensité - sans retenue apparente - sans protection visible sur le poignet droit.
Depuis ce forfait à Barcelone en avril, quand le poignet droit a lâché. Le n°2 mondial a regardé la saison défiler sans lui.
Rien ne trahit la prudence. Alcaraz enchaîne les frappes, explosif - le geste franc. Son entraîneur Juan Carlos Ferrero a instauré une culture de travail basée sur la répétition et l’intensité réelle, même à l’entraînement. Pas de demi-mesure. Soit le poignet tient, soit il ne tient pas.
Cincinnati comme objectif
L’objectif est posé: Cincinnati. Le tournoi commence le 13 août.
Cincinnati, puis l’US Open. La séquence sur dur américain. Celle qui peut sauver une saison amputée. Alcaraz défend son classement de n°2.
L’incertitude du poignet
Une vidéo d’entraînement ne garantit rien. La frappe à pleine puissance en séance ne prédit pas la tenue sur cinq sets. Ni la capacité à enchaîner sept matchs en deux semaines. Le poignet peut tenir une heure et flancher le lendemain.
L’intensité d’une séance filmée diffère radicalement de la charge d’un tournoi. À Cincinnati, Alcaraz devra enchaîner les matchs sur plusieurs jours, absorber les impacts répétés, maintenir la puissance malgré la fatigue accumulée. La fiabilité du poignet droit ne se mesurera qu’à l’épreuve de la compétition.
Alcaraz a déjà publié des images rassurantes par le passé - avant Roland-Garros ou Wimbledon, avant de briller en compétition. Mais cette fois, le contexte diffère: plusieurs mois sans match, une saison déjà entamée, un calendrier serré jusqu’à l’US Open.
Le pari est simple: Cincinnati devient le test. Soit le poignet passe l’épreuve du tournoi, soit Alcaraz reporte encore. Il n’y a pas de demi-retour possible dans une carrière comme la sienne.
Les balles claquent encore à Murcie. Pour combien de temps, personne ne le sait.
