Carlos Alcaraz et Cincinnati : l’ultimatum de Greg Rusedski
Greg Rusedski ne mâche pas ses mots si Carlos Alcaraz ne joue pas le Masters 1000 de Cincinnati, il ne peut pas gagner l'US Open. Blessé au poignet depuis avril, l'Espagnol tape dans des balles, mais mollement.
Greg Rusedski ne mâche pas ses mots si Carlos Alcaraz ne joue pas le Masters 1000 de Cincinnati, il ne peut pas gagner l'US Open. Blessé au poignet depuis avril, l'Espagnol tape dans des balles, mais mollement.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une blessure qui traîne depuis avril
Alcaraz n'a plus joué depuis avril 2026 . Blessure au poignet droit à Barcelone - inflammation de la gaine tendineuse . Le diagnostic médical par…
Cincinnati comme test de vérité
Le Masters 1000 de Cincinnati débute le 13 août et se termine le 23 août . Moins de trois semaines d'écart . Rusedski pose l'équation : « Pour ga…
Des images d'entraînement qui inquiètent
Rusedski a visionné les séquences récentes. Il ne voit pas de puissance dans les coups droits, pas de gestuelle complète sur le service . « Ça me…
La pression du calendrier
Alcaraz figure sur la liste d'engagement de Cincinnati . Mais figurer sur une liste ne signifie rien. Son équipe doit décider début août. Si le p…
Le poignet tourne, la raquette frappe, mais mollement. Carlos Alcaraz tape dans des balles estampillées Cincinnati Open et US Open - sur un court extérieur quelque part en Espagne. Les vidéos circulent depuis fin juillet. Greg Rusedski les regarde et ne voit pas un champion qui revient. Il voit un joueur qui tâtonne.
« Si Carlos Alcaraz ne s’aligne pas au Masters 1000 de Cincinnati, je ne vois pas comment il peut sérieusement prétendre jouer l’US Open », lâche l’ancien numéro 4 mondial. Pas une analyse prudente. Un ultimatum.
Une blessure qui traîne depuis avril
Alcaraz n’a plus joué depuis avril 2026. Blessure au poignet droit à Barcelone - inflammation de la gaine tendineuse. Le diagnostic médical parle de guérison complète - mais entre « guéri » et « prêt à jouer cinq sets sur dur américain », il y a un monde. Le troisième mondial regarde les autres tourner.
Madrid, Rome, Roland-Garros, Wimbledon, Montréal: la liste des forfaits s’allonge. À chaque tournoi manqué, le classement glisse. Alcaraz est tombé à la troisième place. Alexander Zverev a pris le numéro 2.
Cincinnati comme test de vérité
Le Masters 1000 de Cincinnati débute le 13 août et se termine le 23 août. Moins de trois semaines d’écart. Rusedski pose l’équation: « Pour gagner à New York, il faut avoir accumulé des matchs et du rythme sur le dur américain. S’il fait l’impasse sur Cincinnati, il ne jouera pas l’US Open. »
L’argument tient sur trois piliers. Un: le format. Les Grands Chelems se jouent au meilleur des cinq sets - pas trois. Ça use. Deux: le rythme. Ça ne se rattrape pas en une semaine d’entraînement. Trois: la confiance. Revenir directement en Grand Chelem après une blessure longue, c’est prendre le risque d’un effondrement mental au premier set perdu.
Rusedski enfonce le clou: « Si Carlos ne joue pas Cincinnati, il ne peut pas gagner l’US Open. » Pas « il aura du mal ». Il ne peut pas.
Des images d’entraînement qui inquiètent
Rusedski a visionné les séquences récentes. Il ne voit pas de puissance dans les coups droits, pas de gestuelle complète sur le service. « Ça me donne plus de questions que de réponses », a-t-il déclaré le 14 juillet. Traduction: ce n’est pas rassurant.
L’Espagnol s’entraîne avec une intensité modérée, sans disputer de sets. Il tape dans la balle, mais pas comme avant. Juan Carlos Ferrero, son entraîneur - privilégie la prudence. Pas de forcing. Pas de rush. Le poignet est cliniquement guéri - mais la transition vers la compétition reste « l’étape critique ».
« Je serais très surpris s’il jouait l’US Open », a dit Rusedski dès le 11 juillet. Il ajoute: « Prenez tout le temps nécessaire, ne prenez aucun risque. » Entre les lignes: mieux vaut perdre un US Open que détruire une carrière.
La pression du calendrier
Alcaraz figure sur la liste d’engagement de Cincinnati. Mais figurer sur une liste ne signifie rien. Son équipe doit décider début août. Si le poignet répond mal à l’augmentation de l’intensité, Cincinnati saute. Et si Cincinnati saute, l’US Open suit.
Le tenant du titre new-yorkais se retrouve coincé entre deux impératifs: guérir complètement ou risquer une rechute. En 2023 et 2024, il utilisait la tournée américaine pour monter en puissance. Cette année, il n’a même pas pu jouer Montréal. Le temps file.
Ce que l’analyse de Rusedski ne dit pas
Rusedski parle de rythme, de matchs, de préparation. Mais il oublie un précédent: des joueurs comme Novak Djokovic ou Roger Federer ont, à certaines périodes, privilégié l’entraînement intensif à la compétition. Ferrero, l’entraîneur d’Alcaraz, suit cette philosophie: fraîcheur mentale et physique plutôt que quantité de matchs.
L’argument « pas de Cincinnati = pas d’US Open » repose sur un postulat: qu’Alcaraz ait besoin de matchs officiels pour retrouver son niveau. Mais si le poignet est fragile, un seul match de trop à Cincinnati peut tout gâcher. Le calcul n’est pas aussi simple que Rusedski le présente. Parfois, ne pas jouer est la décision la plus intelligente.
La décision dans une semaine
Début août, Alcaraz et son équipe tranchent. Le poignet tient ou ne tient pas. Cincinnati ou pas Cincinnati. US Open ou saison blanche sur dur américain.
Rusedski a posé son diagnostic. Reste à voir si le corps d’Alcaraz lui donnera tort. Les bookmakers maintiennent une cote à +185 pour un titre à New York. Mais les cotes ne soignent pas les tendons.
Le champion espagnol tape dans des balles sous le soleil. Mollement. Pour l’instant.