Carlos Alcaraz : le retour impossible ?

Le champion de Wimbledon 1996 met en garde reprendre après une blessure au poignet est un parcours semé d'embûches

Carlos Alcaraz : le retour impossible ?
Carlos Alcaraz : le retour impossible ? Illustration info.fr
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Absent depuis le 14 avril après une blessure au poignet droit, Carlos Alcaraz vise Cincinnati. Mais Richard Krajicek prévient les blessures au poignet ne pardonnent pas.

Les enjeux

Ce qu'il faut comprendre

Le piège de la rechute

Reprendre trop vite après une ténosynovite au poignet expose Alcaraz à une aggravation. Krajicek insiste : « beaucoup plus difficiles » à gérer que les autres blessures. Le risque est de recréer l'inflammation en forçant sur un poignet pas totalement rétabli.

Les cas Del Potro et Thiem

Juan Martín del Potro a subi trois opérations au poignet entre 2014 et 2015 sans retrouver son niveau. Dominic Thiem, blessé en 2021, a pris sa retraite fin 2024. Deux parcours qui rappellent la gravité potentielle d'une blessure au poignet.

Cincinnati : un pari risqué ?

Le Masters 1000 de Cincinnati (11-23 août) est sur surface rapide, exigeante pour les poignets. Alcaraz vise ce tournoi alors que son poignet est déclaré « complètement guéri ». Krajicek reste sceptique sur le timing. Le retour sera-t-il trop précipité ?

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  1. 14 avr. 2026

    Blessure au poignet

    Alcaraz ressent une douleur au poignet droit lors de son premier tour à Barcelone contre Otto Virtanen.

  2. Avr.-juil. 2026

    Série de forfaits

    Madrid, Rome, Roland-Garros, Queen's, Wimbledon, Montréal : Alcaraz déclare forfait pour six tournois majeurs.

  3. Juin 2026

    Alerte de Krajicek

    Le champion de Wimbledon 1996 met en garde : reprendre après une blessure au poignet est « vraiment difficile ».

  4. 11-23 août 2026

    Retour visé à Cincinnati

    Alcaraz cible le Masters 1000 de Cincinnati pour son retour. Son médecin affirme que le poignet est « complètement guéri ».

4 faits vérifiés 5 sources mis à jour le 16 juillet à 17:52

Le court central de Barcelone, 14 avril. Carlos Alcaraz plie le poignet droit sur un revers. Une grimace. Il finit le match contre Otto Virtanen - mais la douleur reste. Trois mois et demi plus tard, l’Espagnol n’a toujours pas rejoué.

Richard Krajicek - champion de Wimbledon en 1996 et actuel directeur du tournoi de Rotterdam - sait de quoi il parle. Lui aussi a eu le poignet bloqué. « C’est vraiment difficile de repartir à zéro quand on recommence à jouer » - lance-t-il dans un entretien exclusif à Tennis365. Pas une phrase de consolation. Un avertissement direct: reprendre trop vite, c’est risquer la rechute.

Alcaraz, numéro 3 mondial - a accumulé les forfaits: Madrid, Rome, Roland-Garros, Queen’s, Wimbledon. La liste s’allonge encore avec Montréal. Une ténosynovite au poignet droit. Un diagnostic qui glace.

Les blessures au poignet ne pardonnent pas

« Beaucoup plus difficiles » à gérer que les autres blessures, tranche Krajicek. Le poignet, c’est le pivot de tous les coups. Un revers lifté, un coup droit en bout de course: tout passe par cette articulation. Quand elle lâche, c’est tout le jeu qui vacille. Krajicek insiste: revenir trop tôt sur le circuit expose à une rechute immédiate. « Petit à petit » - martèle-t-il. « Étape par étape ». Forcer la reprise, c’est repartir en arrière.

📋 FICHE BLESSURE
Date de la blessure14 avril 2026
DiagnosticTénosynovite poignet droit
Tournois manquésMadrid, Rome, Roland-Garros, Wimbledon, Montréal
Retour viséCincinnati (11-23 août)

Le précédent Nadal: un protocole de reprise à rallonge

Rafael Nadal a eu le même diagnostic en 2016. Ténosynovite au poignet gauche. Forfait à Roland-Garros. Immobilisation stricte, ajustements techniques, puis reprise progressive en tournois mineurs avant de revenir sur le circuit principal. En 2017 - il rafle deux titres majeurs. Mais le chemin a duré plus d’un an.

Alcaraz suit-il le même protocole? Son médecin, le Dr Angel Ruiz-Cotorro - affirme que le poignet est « complètement guéri ». La différence: Alcaraz vise Cincinnati après trois mois et demi d’arrêt. Le risque de forcer trop tôt est réel.

Del Potro et Thiem: les dangers de l’opération

Chronologie de la blessure au poignet de Carlos Alcaraz depuis le 14 avril 2026 et parcours des joueurs ayant connu des blessures similaires.
Chronologie de la blessure au poignet de Carlos Alcaraz depuis le 14 avril 2026 et parcours des joueurs ayant connu des blessures similaires.

Juan Martín del Potro n’a jamais vraiment retrouvé son niveau. Trois opérations au poignet gauche entre 2014 et 2015. Dominic Thiem s’est blessé au poignet droit en 2021. Il a tenté la rééducation conservative, mais la puissance de ses coups n’est jamais revenue. Fin 2024 - il prend sa retraite.

Alcaraz, lui, n’a pas été opéré. Il reste dans le registre conservateur, comme Thiem. Mais là où del Potro et Thiem ont subi des déchirures nécessitant des interventions lourdes, l’Espagnol souffre d’une inflammation des tendons. Aucune chirurgie prévue. Le pronostic est meilleur. Mais le traitement conservateur impose une reprise encore plus progressive: pas de geste brusque, pas de surcharge immédiate. Sinon, l’inflammation revient.

On se souvient aussi de Goran Ivanišević - champion de Wimbledon en 2001 - qui a développé une tendinite chronique sévère juste après son sacre. Opération en 2002. Le retour a été compliqué.

Cincinnati: la surface rapide qui inquiète

Alcaraz vise le Masters 1000 de Cincinnati, du 11 au 23 août. Un tournoi sur surface rapide. Or, les courts rapides sollicitent davantage le poignet droit des droitiers: chaque coup droit exige une accélération explosive de l’articulation. Sur terre battue, les échanges sont plus longs, les frappes moins violentes. Sur dur rapide, chaque impact est sec, bref, intense. Exactement ce que Krajicek déconseille après une ténosynovite.

Krajicek ne dit pas non. Mais il rappelle que le risque de rechute est réel si le poignet n’a pas été testé progressivement. Le bilan 2026 d’Alcaraz avant l’arrêt: 22 victoires, 3 défaites. Sept titres du Grand Chelem au compteur. Tout pour revenir au sommet. Mais le poignet droit dicte le tempo.

La contradiction médicale

Les médias espagnols annoncent que le poignet d’Alcaraz est « complètement guéri ». Son médecin, le Dr Angel Ruiz-Cotorro - le confirme. Krajicek, lui, reste « pas inquiet » pour le niveau futur de l’Espagnol, mais sceptique sur le timing. Deux visions qui ne se rejoignent pas.

D’un côté, le médecin valide la guérison anatomique: l’inflammation a disparu, les tendons sont réparés. De l’autre, Krajicek parle d’expérience terrain: un poignet guéri médicalement n’est pas un poignet prêt pour un Masters 1000. Entre les deux, un écart de plusieurs semaines de reprise progressive. Alcaraz navigue dans ce flou. Aucune source ne détaille le degré exact de l’inflammation initiale ni la capacité réelle de son poignet à encaisser un tournoi complet. Le médecin dit « guéri », Krajicek dit « prudence ». Entre les deux, Alcaraz navigue à vue.

Le court de Barcelone est loin. Alcaraz s’entraîne doucement, loin des caméras. Le poignet tient. Pour combien de temps, personne ne le sait encore.

Nathalie
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Sources

Nathalie Rousselin

Nathalie Rousselin

Nathalie est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la société et la justice. Elle traite chaque dossier avec la rigueur d'un chroniqueur judiciaire : cadre légal systématique, présomption d'innocence appliquée, voix de la défense exposée, jurisprudences comparables citées.

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