Alcaraz : Krajicek se veut rassurant, mais la complexité des blessures articulaires inquiète
Le champion de Wimbledon 1996 se veut rassurant sur la gravité de la blessure, mais souligne la difficulté d'un retour rapide
Blessé au poignet depuis le 14 avril, Carlos Alcaraz prépare son retour. Richard Krajicek, ancien numéro 1 mondial, ne doute pas de sa capacité à retrouver son meilleur niveau.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Carlos Alcaraz n'a pas joué depuis le 14 avril 2026, date de sa blessure au poignet droit à Barcelone
- Richard Krajicek, champion de Wimbledon 1996, se dit confiant sur son retour à pleine forme mais souligne la complexité des blessures articulaires
- Son médecin confirme la guérison complète au 11 juillet
- Krajicek insiste la vraie question n'est pas "si" Alcaraz reviendra, mais "quand" il retrouvera son meilleur niveau
Le poignet droit d’Alcaraz a craqué le 14 avril 2026 - pendant son premier tour à Barcelone. Une inflammation du tendon. Rien de spectaculaire. Juste une douleur qui ne passe pas. Depuis, il n’a pas rejoué. Quatre mois sans compétition.
Richard Krajicek - champion de Wimbledon en 1996 - a parlé cette semaine. « Je ne suis pas inquiet qu’il jouera, et je ne suis pas inquiet qu’il retrouvera sa pleine forme ». Mais quelques phrases plus tard, le discours se nuance: « Les blessures au poignet et au coude sont beaucoup plus compliquées ». « Vraiment difficile de repartir à zéro ».
La contradiction n’est qu’apparente. Krajicek ne doute pas du retour d’Alcaraz à son meilleur niveau. Ce qui l’inquiète, c’est le chemin. Lui-même a souffert du coude pendant sa carrière. Il connaît la complexité des blessures articulaires: elles guérissent, mais lentement. Elles ne tolèrent pas la précipitation.
Le corps ne suit plus
Avant Barcelone, Alcaraz avait gagné ses 16 premiers matchs de la saison. Open d’Australie. Un bilan de 22 victoires pour 3 défaites. Puis le poignet a lâché. Il a manqué Madrid - Rome - Roland-Garros - Queen’s - Wimbledon.
Son médecin, Angel Ruiz-Cotorro - a confirmé le 11 juillet que le poignet est « complètement guéri ».
« Quand » plutôt que « si »
Krajicek pose la vraie question: « Quand ». Quand Alcaraz retrouvera-t-il son niveau? Pour les surfaces dures d’Amérique du Nord? Pour la saison indoor? « Mais je pense que ce sera cette année », ajoute-t-il.
Le calendrier serre. Entre les deux, presque aucune marge. Si le poignet rechute, si la confiance met du temps à revenir, si les automatismes tardent, le calendrier n’attendra pas. Krajicek insiste sur la reprise progressive. « Étape par étape ». Pas de précipitation.
C’est là que le doute s’installe. Pas sur la capacité d’Alcaraz à rejouer. Sur sa capacité à rejouer au meilleur niveau, tout de suite. Les blessures articulaires ne répondent pas aux exigences du calendrier.
Ce que personne ne dit
Alcaraz a 23 ans. Krajicek mise sur sa jeunesse, son « pouvoir de guérison ». Mais les chiffres parlent: depuis août 2021 - l’Espagnol a enchaîné déchirures abdominales, douleurs musculaires à la jambe, élongations aux ischio-jambiers. Son corps accumule.
Lui-même avait dénoncé le calendrier ATP dès février 2024: « Trop exigeant ». Les joueurs sont « forcés » de disputer « beaucoup de tournois au cours de l’année ». En 2026, son programme sur terre battue était « tellement chargé ». Il a cédé. Ce n’est pas la première fois. Après l’Open d’Australie, il s’était déjà retiré de Rotterdam. Fatigue.
Krajicek, directeur du tournoi de Rotterdam - n’avait pas été surpris. Il ne faut pas « s’inquiéter outre mesure pour Carlos » - dit-il aujourd’hui. Peut-être. Mais combien de fois un corps de 23 ans peut-il repartir de zéro?
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