Carlos Alcaraz : guérison confirmée, retour à Cincinnati
Quatre mois après sa blessure, le numéro 2 mondial vise un retour à la compétition mi-août
Après près de quatre mois d'absence pour une ténosynovite au poignet droit, Carlos Alcaraz a reçu le feu vert médical. Son retour est prévu au Masters de Cincinnati mi-août
- Le Dr. Ángel Ruiz-Cotorro confirme la guérison complète du poignet droit d'Alcaraz le 11 juillet 2026
- Blessé le 14 avril à Barcelone, l'Espagnol a manqué près de 4 mois de compétition
- Retour prévu au Masters de Cincinnati à partir du 13 août, forfait pour Montréal
- 3000 points ATP à défendre avant l'US Open
- Des précédents inquiétants Del Potro (4 opérations), Thiem (retraite forcée en 2024)
Samedi 11 juillet - le Dr. Ángel Ruiz-Cotorro a confirmé la guérison complète du poignet droit de Carlos Alcaraz. Quatre mois après la blessure contractée à Barcelone - le joueur peut serrer le poing sans douleur.
L’histoire commence le 14 avril 2026 - au premier tour de l’Open de Barcelone. Alcaraz remporte son match. Victoire classique. Mais dans le vestiaire, le poignet droit enfle. Ténosynovite. Ce mot-là, Rafael Nadal le connaît bien: en 2016 - une blessure au poignet l’avait forcé à déclarer forfait pour Roland-Garros. Il était revenu en 2017 avec deux Majeurs dans les poches.
Alcaraz, lui, a passé près de quatre mois loin des courts. Madrid, Rome, Roland-Garros, Queen’s, Wimbledon: la saison sur gazon a filé sans lui. Le joueur de 23 ans - qui avait ouvert l’année avec un Career Grand Slam à Melbourne et un titre à Doha - regardait les autres jouer.
Ce que la ténosynovite fait au poignet
La ténosynovite du poignet droit, c’est l’inflammation de la gaine qui entoure les tendons. Chez un joueur de tennis, chaque revers à deux mains, chaque smash en extension, chaque manchette en bout de course sollicite cette zone. Le poignet droit d’Alcaraz absorbe des centaines de chocs par match. Quand la gaine s’enflamme, elle frotte contre le tendon. Le tendon se déchire par microtraumatismes. La douleur devient insupportable. Le repos total est la seule option. Pas de raquette, pas de frappes, pas de gestes techniques pendant des semaines.
Le risque de récidive est réel. Si le joueur reprend trop vite, la gaine n’a pas le temps de cicatriser complètement. Le frottement recommence. La blessure devient chronique. Juan Martín del Potro a subi quatre interventions chirurgicales au poignet. Sa carrière n’a jamais vraiment récupéré. Dominic Thiem s’est blessé au poignet droit en 2021. Il a pris sa retraite en 2024. Kei Nishikori et Goran Ivanišević ont aussi connu l’enfer des tendons déchirés.
Cincinnati, pas Montréal
Le retour est fixé au Masters de Cincinnati - qui débute le 13 août. Alcaraz a déjà annoncé son forfait pour Montréal - programmé du 1er au 13 août. Pas de prise de risque. Le planning est clair: un tournoi de préparation, puis l’US Open.
Le premier match à Cincinnati sera un test clinique. Chaque geste technique sera scruté. Le revers à deux mains: le poignet droit doit rester stable dans l’impact, sans déviation latérale. Le smash en extension: le poignet doit encaisser la décélération brutale sans douleur. La manchette en bout de course: le poignet doit pivoter sans craquement. Si l’un de ces gestes provoque une gêne, le staff médical interrompra le tournoi. Le risque de rechute prime sur les points ATP.
Une saison amputée, un classement menacé
Le défi est arithmétique: 3 000 points ATP à défendre entre Cincinnati et Flushing Meadows. S’il ne défend pas ses points à Cincinnati, il perdra des centaines de points. S’il échoue avant les huitièmes à l’US Open, des milliers de points supplémentaires disparaîtront.
L’absence a aussi un coût sportif. Madrid, Rome, Roland-Garros, Queen’s, Wimbledon: des tournois majeurs manqués. Aucun match disputé depuis le 14 avril. Aucun rythme compétitif, aucune adaptation aux surfaces, aucune confrontation avec les meilleurs. Un joueur de tennis se construit dans les matchs. Quatre mois sans compétition, c’est une saison entière effacée. La saison 2026 devait être historique après le Career Grand Slam de Melbourne. Elle restera celle de l’absence.
Le certificat médical contre les experts
Le Dr. Ruiz-Cotorro a signé le certificat de guérison le 11 juillet. Pour lui, le poignet est totalement rétabli.
Boris Becker - lui, reste prudent. Il estime qu’Alcaraz est encore loin d’un retour compétitif. Un certificat médical ne dit rien du rythme de jeu, de la confiance dans le geste, de la peur de la rechute. Rick Macci - entraîneur de tennis renommé, exprime également des réserves sur le niveau d’Alcaraz avant son retour en match officiel. Le poignet peut être guéri sur une radio et fragile dans l’action. La différence entre un poignet sain et un poignet réparé se mesure au cinquième set, quand la fatigue s’installe et que le geste se dégrade.
Cette divergence de diagnostic n’est pas nouvelle. Elle oppose toujours la médecine de laboratoire et l’expérience du terrain. Le médecin valide la structure. L’entraîneur observe la fonction. Les deux ont raison. Le poignet d’Alcaraz est guéri. Mais personne ne sait s’il tiendra sous la pression d’un Masters 1000.
La machine repart
Sur ses réseaux sociaux, Alcaraz poste des vidéos d’entraînement. Le message est simple: « Sur la bonne voie ». Pas de grandes déclarations. Juste des coups frappés, une raquette qui siffle, un poignet qui tient. Selon *La Verdad* - le journal espagnol qui a révélé l’information, le joueur a repris les frappes à pleine puissance.
Ce que personne ne dit, c’est qu’Alcaraz a déjà manqué l’Open d’Australie 2024. Deux absences majeures en deux saisons, c’est un signal. Le corps d’un champion ne pardonne pas toujours l’intensité.
Le 13 août, à Cincinnati, on saura. Le premier match dira si quatre mois de repos ont suffi. Ou si le poignet, comme tant d’autres avant lui, restera une faille cachée dans la machine.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (7)
« Le défi pour Alcaraz sera de défendre 3 000 points ATP entre Cincinnati et l'US Open, des points cruciaux qui pourraient affecter son classement mondial, actuellement à la 2e ou 3e place. »
welovetennis.fr ↗ ↩
« La carrière de Juan Martín del Potro a été profondément marquée par des blessures chroniques au poignet, nécessitant quatre interventions chirurgicales. »
tennisworldusa.org ↗ ↩
« Dominic Thiem a vu sa carrière écourtée par une blessure au poignet droit en 2021, qui l'a finalement contraint à la retraite en 2024. »
welovetennis.fr ↗ ↩
« Rafael Nadal a lui-même souffert d'une ténosynovite sévère au poignet gauche en 2016, le forçant à se retirer de Roland-Garros. »
tennisworldfr.com ↗ ↩
« D'autres joueurs comme Goran Ivanišević (tendinite chronique et déchirure) et Kei Nishikori (déchirure des tendons) ont également connu des périodes difficiles suite à des blessures au poignet. »
tennisworldusa.org ↗ ↩
« Boris Becker, believe he is “still far off” returning to competitive action. »
en.as.com ↗ ↩
« Rick Macci, entraîneur de tennis renommé, a souligné que l'étendue réelle de l'impact de cette blessure ne sera connue qu'une fois qu'Alcaraz aura repris la compétition. »
essentiallysports.com ↗ ↩