Carlos Alcaraz reprend l’entrainement après 105 jours d’absence
Le numéro 1 mondial a repris l'entraînement au coup droit après trois mois et demi d'arrêt
Le joueur espagnol a été filmé frappant des coups droits à Villena le 29 juillet 2026. Objectif l'US Open fin août.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Calendrier serré
Six semaines pour retrouver le rythme de match avant l'US Open. Le timing est limite pour un retour en compétition officielle.
Pression du palmarès
Le career Grand Slam à 22 ans place Alcaraz dans l'histoire. Chaque absence creuse l'écart avec les légendes qu'il chasse.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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janv. 2026
Career Grand Slam
Alcaraz boucle le 4/4 à l'Open d'Australie [^f8] après une demi-finale marathon de 5h30 contre Zverev [^f7]
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fév. 2026
N°1 mondial
Alcaraz atteint la première place du classement ATP [^f6]
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juin 2026
Douleurs à l'épaule
Début de l'absence après Roland-Garros. Arrêt complet du coup droit pendant 105 jours [^f1]
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29 juil. 2026
Retour à l'entraînement
Premières vidéos d'Alcaraz frappant des coups droits à Villena [^f2]
Les courts de Villena, province d’Alicante. 29 juillet 2026. Carlos Alcaraz est revenu. Pas sur un tournoi. Sur son coup droit. Le geste qui fait trembler les tribunes depuis ses débuts professionnels. Celui qu’il n’avait pas frappé depuis 105 jours.
Les vidéos circulent depuis hier soir. Alcaraz en short noir, bandeau blanc, qui cogne. Le bruit de la balle sur les cordes, net, sec. Les rotations d’épaule fluides. L’appui sur la jambe droite intact. José Morgado tweete en capitales: « CARLOS ALCARAZ IS HITTING FOREHANDS YOU ALL! ». Quatre points d’exclamation. Même les reporters blasés craquent.
L’absence a duré tout l’été. Depuis la finale de Roland-Garros, Alcaraz n’avait plus touché une raquette en condition de frappe maximale. Pas de Wimbledon. Pas de tournée américaine.
Il a 22 ans. Cinq Majeurs au compteur. Le career Grand Slam bouclé à l’Open d’Australie en janvier dernier - après une demi-finale de 5h30 contre Zverev qui avait sidéré Melbourne. Numéro 1 mondial en février. Puis ce trou noir de 105 jours.
Ce que les vidéos montrent
Les images de l’entrainement ne durent que quelques secondes. Alcaraz frappe une série de coups droits croisés, puis décalés, puis liftés courts. Le placement des pieds est millimétré. Le finish du geste, main gauche qui vient chercher le coude droit après l’impact, identique à celui qui lui a valu ses cinq Majeurs. Pas d’hésitation. Pas de retenue. Kanishka Ansh écrit: « If he maintains this intensity, the US Open defense is going to be historic ».
La référence à une « défense » pose question. Aucun élément du dossier ne confirme qu’Alcaraz ait remporté l’US Open 2025. Le commentaire d’Ansh semble anticiper une performance historique plutôt qu’une reconquête de titre. L’objectif reste bien Flushing Meadows - mais en tant que participation majeure après trois mois et demi d’arrêt.
L’intensité de l’entrainement, elle, est visible. Le rythme des frappes, la vitesse de replacement, la charge sur chaque appui: tout indique un retour en force. Pas de données radar disponibles dans les vidéos publiées, mais les observateurs sur place notent la fluidité retrouvée du mouvement et l’absence de compensation dans le geste.
Le calendrier qui presse
L’US Open commence fin août. Alcaraz a six semaines pour retrouver le rythme de match, enchainer les sets, tester l’épaule sous pression. Entre la reprise du 29 juillet et le début du tournoi, le calendrier ATP propose plusieurs fenêtres de compétition. Des tournois pour accumuler des heures de jeu. Des tournois pour valider que l’épaule encaisse.
Le circuit ATP ne pardonne pas les retours précipités. Alcaraz, lui, semble avoir choisi la prudence. Trois mois et demi sans frapper - c’est long pour un joueur de 22 ans habitué à enchainer de nombreux matchs par an. L’épaule droite d’un tennisman, c’est son outil de travail. Celle d’Alcaraz a déjà encaissé cinq finales de Grand Chelem - dont une demi-finale de plus de cinq heures contre Zverev à Melbourne.
Le risque: arriver à New York sans aucun match officiel depuis juin. Zéro set joué en compétition. Zéro test sous pression d’un tie-break à 5-5 dans le troisième. Le corps se souvient des gestes, mais le rythme de match, lui, se perd en trois semaines.
La bataille du classement
Alcaraz était numéro 1 mondial en février. Depuis, l’absence de 105 jours a creusé l’écart. Les points ATP se défendent tous les 52 semaines: chaque tournoi manqué, c’est un compteur qui tombe à zéro. Wimbledon, Toronto, Cincinnati: autant de zéros qui s’accumulent. Pendant ce temps, les autres joueurs ont engrangé. Le calcul est simple: si Alcaraz ne joue pas avant l’US Open - il arrive à New York sans points de défense mais aussi sans élan. S’il joue un ou deux tournois et perd tôt, il glisse encore.
Le circuit masculin cherche un patron. Djokovic vieillissant, le reste du top 10 irrégulier. Le numéro 1 de février avait laissé un vide. Son retour tombe au moment où le tennis masculin a besoin d’un dominateur. Pas un héritier: quelqu’un qui enchaîne les titres et impose son rythme. À 22 ans - avec cinq Majeurs - Alcaraz peut occuper cette place pour la décennie. Mais seulement si l’épaule tient. Et si le classement ne lui impose pas un tableau piégé dès les huitièmes.
Cinq Majeurs, quatre surfaces
Les cinq titres du Grand Chelem méritent une précision. Alcaraz a remporté cinq trophées majeurs, et a complété le career Grand Slam à l’Open d’Australie en janvier dernier. Le 4/4 signifie qu’il a gagné au moins une fois chacun des quatre tournois du Grand Chelem. Les cinq titres comptabilisent les victoires totales, incluant un doublon sur l’une des surfaces. Cette distinction place Alcaraz dans une catégorie rare: à 22 ans - il a déjà coché toutes les cases du tennis mondial.
La pression invisible
Ce que personne ne dit: revenir après 105 jours - c’est aussi revenir sous les projecteurs des contrats publicitaires. Chaque apparition publique, chaque interview, chaque vidéo d’entrainement: tout est scruté par les équipes marketing.
La couverture médiatique amplifie la pression. Les 105 jours ont nourri les spéculations. Le silence d’Alcaraz pendant trois mois a laissé le champ libre aux rumeurs. Son retour sur les courts de Villena casse le silence, mais il ouvre aussi la saison des attentes. Les sponsors veulent des résultats. Les fans veulent du spectacle. L’épaule, elle, veut juste tenir.
Les vidéos du 29 juillet ne montrent pas les séances de kiné. Juste le geste. Net. Puissant. De retour.
Alcaraz n’a rien dit publiquement. Pas d’interview. Pas de communiqué. Juste ces quelques secondes de vidéo qui ont enflammé le tennis mondial. L’US Open - c’est dans six semaines. Le forehand est de retour. Le reste suivra.
