Alès : tirs nocturnes à la Kalachnikov, trois suspects interpellés à Nîmes par la BAC
Des détonations ont été signalées vers 23h vendredi 19 juin dans le secteur des arènes du Temperas. Une arme automatique et une somme d'argent liquide ont été saisies.
Vers 23h vendredi 19 juin 2026, des coups de feu ont été entendus à Alès, dans le quartier des arènes du Temperas. Trois hommes suspectés d'être impliqués ont été interpellés à Nîmes par la brigade anti-criminalité (BAC). Une Kalachnikov et de l'argent liquide ont été saisis.
L’essentiel
- Fait 1 : Des tirs à la Kalachnikov ont été signalés vers 23h le vendredi 19 juin 2026 à Alès, rue Général de Cambis.
- Fait 2 : Trois jeunes hommes ont été interpellés à Nîmes par la BAC dans la nuit du 19 au 20 juin.
- Fait 3 : Une arme automatique et de l’argent liquide ont été saisis lors de l’arrestation.
Ce qui s’est passé
Vendredi 19 juin 2026, vers 23 h, des riverains du quartier des arènes du Temperas, à Alès, ont alerté les forces de l’ordre après avoir entendu plusieurs détonations. Selon les informations rapportées par Midi Libre, les tirs provenaient d’une arme de type Kalachnikov, un fusil d’assaut. Les faits se sont déroulés rue Général de Cambis. Aucun blessé n’a été signalé.
Interpellation à Nîmes par la BAC
Dans la foulée, la brigade anti-criminalité (BAC) a été mobilisée. Les policiers ont intercepté trois jeunes hommes à Nîmes, en sortie de ville, dans la nuit du 19 au 20 juin. La Gazette de Nîmes confirme l’arrestation, précisant que les suspects sont soupçonnés d’être impliqués dans les tirs d’Alès. Lors du contrôle, les forces de l’ordre ont saisi une arme automatique de type Kalachnikov ainsi qu’une somme d’argent liquide en billets de banque.
L’enquête, pilotée par la Direction de la coordination opérationnelle et de la sécurité (DCOS) du Gard, devra établir le lien entre les suspects et les tirs. Aucune information n’a encore été communiquée sur leur identité ou leur éventuel passé judiciaire. La garde à vue est en cours.
Contexte dans le Gard
Alès, sous-préfecture du Gard de près de 46 000 habitants, connaît depuis plusieurs années une recrudescence des violences liées au trafic de stupéfiants. Le quartier des Prés-Saint-Jean, proche des arènes du Temperas, est régulièrement cité dans des affaires de trafic et de tirs. En 2025, plusieurs fusillades à l’arme de guerre avaient déjà été recensées dans l’agglomération. L’intervention rapide de la BAC, qui a permis une interpellation à une trentaine de kilomètres d’Alès, illustre la mobilité des réseaux criminels dans le département. Le Gard reste l’un des territoires les plus marqués par les trafics en Occitanie.
Ce type de saisie (arme automatique, argent liquide) rappelle d’autres dossiers locaux, comme l’affaire de cigarettes contrefaites jugée à Blois, où les liens entre économie parallèle et armement sont régulièrement pointés par les enquêteurs. Par ailleurs, la mobilisation des forces de l’ordre s’accélère dans la région, à l’image des renforts déployés pour le G7 à Évian.
Enquête en cours
Les investigations se poursuivent pour déterminer le mobile exact des tirs et l’origine de l’arme saisie. Les trois hommes interpellés à Nîmes doivent être entendus par les enquêteurs. Pour l’heure, le parquet d’Alès n’a pas communiqué d’éléments supplémentaires. L’enquête est en cours.