Ali Zarrak reste à l’OM : la post-formation prioritaire malgré les tensions
Le directeur de la post-formation conserve son poste avec une mission claire développer les jeunes talents, alors que son management suscite des critiques internes.
Ali Zarrak prolonge à l’Olympique de Marseille, chargé de piloter la post-formation. Malgré des tensions internes et des critiques sur ses méthodes, son bilan (notamment la revente de Robinio Vaz à 22 M€) et la signature de premiers contrats pros pour deux espoirs plaident en sa faveur.
L’essentiel
- Mission confirmée : Ali Zarrak reste à l’OM pour développer la politique de post-formation.
- Succès financier : Robinio Vaz, recruté 200 000 €, revendu 22 M€ à l’AS Roma, record de plus-value.
- Jeunes signés : Le 19 juin 2026, Sacha Lung et Jephthe Malanda (2008) paraphent leur premier contrat pro jusqu’en 2029.
- Recrutement ciblé : Cinq joueurs de la génération 2008 vont rejoindre l’OM pour 380 000 € cet été.
- Conflits en interne : Des menaces de démissions collectives et des altercations avec Mbemba et Papin ont émaillé son parcours.
Ali Zarrak conserve ses fonctions au sein de l’Olympique de Marseille. Selon les informations de Mathis Football, le responsable de la post-formation a été confirmé dans son rôle avec pour mission principale de structurer et développer la politique jeunes du club. Une décision prise malgré des remous internes et des critiques récurrentes sur ses méthodes de management.
Un bilan sportif qui parle pour lui
Le maintien de Zarrak s’appuie d’abord sur des résultats concrets. La réussite emblématique reste le recrutement de Robinio Vaz, acheté 200 000 euros à Sochaux puis revendu 22 millions d’euros à l’AS Roma en 2025 - une plus-value record pour le centre de formation marseillais. “Ce transfert a démontré la capacité du système à générer des revenus significatifs tout en valorisant les jeunes”, souligne une source interne citée par Le Phocéen.
Dans la même dynamique, le club a officialisé le 19 juin 2026 les premiers contrats professionnels de Sacha Lung et Jephthen Malanda, deux joueurs de la génération 2008, liés à l’OM jusqu’en 2029. Et ce n’est pas un coup isolé : cinq autres espoirs nés en 2008 devraient arriver cet été pour un montant global de 380 000 euros, confirmant la stratégie de ciblage précoce des talents.
Tensions et méthodes contestées
Ce bilan ne fait pourtant pas l’unanimité. En mai 2026, le média Foot Mercato révélait des menaces de démissions collectives au sein de l’encadrement, en raison du comportement jugé autoritaire de Zarrak. Des tensions avaient déjà éclaté avec Chancel Mbemba et Jean-Pierre Papin en 2024, ce dernier ayant eu une altercation publique avec le dirigeant. Fin mai, Zarrak a démenti sur X l’existence d’une enquête interne liée à cet incident, selon Cœur Marseillais.
Les parents de joueurs ne sont pas en reste : La Provence a rapporté des plaintes concernant le langage grossier et l’attitude de Zarrak lors des matchs du centre de formation. “Il crie et insulte, ce n’est pas un environnement sain pour nos enfants”, témoigne un parent sous couvert d’anonymat. Des critiques que le club préfère balayer en mettant en avant l’exigence et la rigueur nécessaires au haut niveau.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille, club historique du département, pèse lourd dans l’économie sportive locale. Avec 9 titres de champion de France et un centre de formation classé parmi les meilleurs du pays (3e au classement 2025 de la FFF), la politique jeunes est un enjeu stratégique pour le territoire. Le maintien de Zarrak, malgré les polémiques, montre la volonté du président Pablo Longoria de stabiliser un secteur clé, alors que le club cherche à équilibrer ses comptes et à limiter les dépenses sur le mercato des stars. La revente de Vaz est un modèle du genre : 22 M€ pour un investissement de 200 k€, une bouffée d’oxygène pour un club souvent sous pression financière.
Prochaine étape : l’intégration des recrues 2008
L’été 2026 s’annonce chargé pour la post-formation. Les cinq jeunes de la génération 2008, dont les noms n’ont pas encore été rendus publics, intégreront le centre dès la reprise. Leur progression sera scrutée, tout comme l’évolution de Lung et Malanda désormais pros. Si Zarrak parvient à reproduire le succès Vaz, sa position sera renforcée. En attendant, le feuilleton de son management continue d’alimenter les conversations dans les travées du centre Robert Louis-Dreyfus.