Allemagne : la Bundeswehr se réveille après 80 ans de sommeil militaire
Berlin adopte sa première stratégie de défense depuis 1945 et double son budget militaire pour faire face à la Russie
Pour la première fois depuis 1945, l'Allemagne formalise une stratégie militaire ambitieuse.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un budget militaire qui explose
L'Allemagne passe de 86 à 153 milliards d'euros <sup class=
Le retour du service militaire
Dès 2027, les hommes de 18 ans devront passer un examen médical <sup class=
La dissuasion face à la Russie
Berlin se prépare à une possible attaque russe en 2029 <sup class=
L'Europe de la défense en question
Avec 48 mentions de l'Europe dans sa stratégie <sup class=
Les craintes historiques ressurgissent
Le réarmement, encadré par le traité 2+4 de 1990, réveille les inquiétudes à Paris <sup class=
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'Allemagne adopte sa première stratégie militaire depuis 1945.
- Budget de défense passant de 86 à 153 milliards d'euros entre 2025 et 2029, avec 500 Md€ d'engagements pluriannuels.
- Effectifs portés à 460 000 soldats d'ici 2039, dont 200 000 réservistes.
- Déploiement permanent de 4 800 soldats en Lituanie, à 100 km de Kaliningrad.
- Préparation à une possible attaque russe en 2029.
À 4h30 ce matin, la 45e brigade blindée allemande, forte de 4 800 hommes et 44 chars Leopard 2 [2][3], a officiellement pris ses quartiers en Lituanie [4]. Un déploiement permanent à moins de 100 kilomètres de l’enclave russe de Kaliningrad [5], et le premier du genre pour l’armée allemande depuis 80 ans [6].
Ce mouvement s’inscrit dans une refonte stratégique sans précédent depuis 1945 [7]. Le 22 avril dernier [8], le ministre de la Défense Boris Pistorius [9] a dévoilé un document de 35 pages [10] fixant les nouvelles ambitions de la Bundeswehr. Objectif affiché: faire de l’Allemagne la première puissance militaire conventionnelle d’Europe d’ici 2039 [11].
Un budget qui explose, des effectifs qui doublent
Les chiffres donnent le vertige. Le budget de la défense allemand, actuellement de 86 milliards d’euros [12], doit atteindre 153 milliards d’euros entre 2025 et 2029 [13][14]. Une hausse qui propulserait l’Allemagne devant le Royaume-Uni (94,3 Md€ [15]) et la France (70 Md€ [16]).
Les effectifs suivront la même trajectoire. La Bundeswehr, qui comptait 182 000 soldats en 2024 [17], vise désormais 460 000 hommes d’ici 2039 [1] - dont 200 000 réservistes [21] et 260 000 militaires d’active [22]. Un retour aux volumes de la Guerre froide (1955-1993 [23]), quand l’Allemagne était en première ligne face à l’URSS.
Pour attirer les recrues, le salaire des volontaires passera à 2 600 euros brut mensuels [24]. Une mesure qui s’accompagne d’un retour partiel du service militaire: à partir de 2027 [25], tous les hommes de 18 ans [26] devront passer un examen médical, tandis qu’un service volontaire de 6 à 23 mois [27] sera proposé dès décembre 2025 [28]. Aucune des sources consultées ne précise si un dispositif équivalent est envisagé pour les femmes - une question pourtant centrale dans le débat parlementaire allemand, la Loi fondamentale interdisant en principe l’enrôlement obligatoire des femmes dans les unités combattantes.
Deux chiffres pour décrypter la cacophonie budgétaire
Avant d’aller plus loin, un avertissement s’impose. Plusieurs montants circulent pour le budget de défense allemand à l’horizon 2029 [29], et leur confusion brouille le débat public. Il faut les distinguer:
- 153 milliards d’euros [13][30]: c’est le budget annuel de la Bundeswehr stricto sensu pour l’exercice 2029, tel qu’inscrit dans la planification budgétaire du ministère fédéral des Finances. C’est le chiffre qui fait référence dans les comparaisons internationales avec le Royaume-Uni ou la France.
- 162 milliards d’euros [31]: ce montant, également pour 2029, intègre des postes de sécurité élargis (cyberdéfense, protection civile, renseignement) au-delà du périmètre strict du ministère de la Défense. L’écart tient à ce périmètre comptable plus large, dans la logique des 1,5 % de PIB consacré à la « sécurité au sens large » [32].
- 500 milliards d’euros [33][34]: il ne s’agit pas d’un budget annuel mais d’une enveloppe pluriannuelle d’engagements jusqu’en 2029 [35], incluant le fonds spécial extra-budgétaire voté au Bundestag après la révision constitutionnelle de mars 2025 [36].
Nous retenons dans cet article 153 milliards d’euros comme référence pour les comparaisons annuelles, et 500 milliards comme mesure de l’effort total engagé. Une clarification indispensable: l’article 87a de la Loi fondamentale, qui encadre les forces armées, impose un vote parlementaire annuel du budget de défense, d’où l’importance politique du chiffre annuel.
Le spectre de 2029
La date n’a pas été choisie au hasard. Le chef d’État-Major Carsten Breuer [37] a déclaré à la BBC en 2024: « Il y a une intention et une accumulation de stocks pour une attaque en 2029. Nous devons donc être prêts d’ici 2029 » [38]. Une alerte reprise presque mot pour mot dans la nouvelle stratégie: « La guerre est de retour en Europe - et avec elle la prise de conscience que nous devons être préparés » [39].
Les services de renseignement allemands ne sont pas plus optimistes. Selon une étude de l’Ifri publiée en novembre 2025 [40][41], la Russie pourrait être en mesure de mener une attaque contre l’OTAN « dès la fin de cette décennie » [42]. Une menace prise au sérieux par Berlin: Moscou a déjà déployé des armes nucléaires tactiques en Biélorussie [43], tandis que l’Allemagne modernise son arsenal avec 62 hélicoptères de combat H145M [44], avec une option pour 20 appareils supplémentaires [45].
L’état réel de la Bundeswehr: un « réveil » depuis le bas
Parler de « réveil » implique de décrire l’état de départ. Et l’état est mauvais. Avant l’invasion de l’Ukraine en février 2022 [47][48], seulement 65 % des huit brigades allemandes étaient considérées comme opérationnelles [49]. Le taux de préparation des forces terrestres a chuté depuis à 50 % [50]. La Bundeswehr accuse un déficit de 75 000 militaires pour tenir ses engagements envers l’OTAN [51].
À ces fragilités humaines s’ajoute un appareil industriel atrophié. L’Allemagne a suspendu son service militaire obligatoire en 2011 [52][53], et avec lui tout l’écosystème de formation et de production associé. On se souvient qu’en 2022, Berlin avait dû créer un fonds spécial de 100 milliards d’euros [54][55] pour moderniser un équipement obsolète - munitions insuffisantes pour tenir quelques jours de combat intense, chars partiellement hors service, chasseurs cloués au sol. Reconstruire une capacité industrielle, former de nouveaux soldats et porter à 35 000 les effectifs en très haute disponibilité [56] relève d’une mobilisation sans équivalent depuis la Guerre froide.
Signe encourageant toutefois: les candidatures pour s’engager dans la Bundeswehr ont bondi de 20 % [57]. Mais avec 184 300 soldats actifs aujourd’hui [58] pour un objectif intermédiaire de 203 000 dès 2031 [59], le compte n’y est pas.
Washington pousse, Berlin avance
Cette montée en puissance allemande ne doit rien au hasard américain. Lors de la conférence de sécurité de Munich, le vice-président JD Vance [60] a clairement indiqué que les États-Unis attendaient de leurs alliés européens qu’ils assument davantage leur défense. Un message renforcé par la nouvelle stratégie américaine publiée début décembre 2025 [61], qui insiste sur la nécessité d’une autonomie européenne. Matthew Whitaker, ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN [62], est allé plus loin en encourageant les alliés à consacrer 5 % de leur PIB à leur défense [63] - un seuil désormais débattu au sein de l’Alliance [64].
L’Allemagne semble avoir entendu l’appel. Friedrich Merz, le chancelier [65], a déclaré: « Compte tenu des dangers qui menacent notre liberté et la paix sur notre continent, le mot d’ordre pour notre défense doit être: quoi qu’il en coûte! » [66]. Une formule qui rappelle étrangement celle de Mario Draghi en 2012 (« Whatever it takes »), mais appliquée à la défense cette fois.
Pourtant, des tensions persistent au sein même de la coalition gouvernementale [67]. Si les démocrates-chrétiens (CDU/CSU) poussent pour un budget à 3 % du PIB [68], les sociaux-démocrates (SPD) freinent. « Nous ne sommes pas en guerre, et nous ne voulons pas d’une économie de guerre », a déclaré Manuela Schwesig [69], négociatrice du SPD.
Le corridor de Suwałki, talon d’Achille de l’OTAN
La nouvelle stratégie allemande accorde une attention particulière au corridor de Suwałki [70], ce couloir de moins de 100 kilomètres [5] reliant la Pologne à la Lituanie. Une zone que la Russie pourrait chercher à contrôler pour isoler les pays baltes du reste de l’OTAN.
C’est précisément là que la 45e brigade blindée allemande a été déployée [71]. Un geste symbolique mais très concret: avec 5 000 effectifs dont 200 civils prévus d’ici 2027 [72], cette brigade représente la première présence militaire allemande permanente à l’étranger depuis 1945 [6]. « Nous devons contribuer à la dissuasion à la frontière de l’OTAN », a déclaré Boris Pistorius en janvier [73]. La Lituanie, membre de l’OTAN depuis 2004 [74], avait conclu l’accord de stationnement avec Berlin dès 2023 [75].
La présence n’est pas sans risques. Début mai [76], un avion espion russe a été repéré près de la zone, selon le Spiegel [77]. Une provocation qui rappelle que la Russie considère cette région comme sa sphère d’influence naturelle.
L’Europe de la défense à l’épreuve du réarmement allemand
Le texte mentionne 48 fois l’Europe et l’Union, contre 7 fois seulement les États-Unis [78][79]. Ce n’est pas un hasard: l’Allemagne inscrit son réarmement dans l’architecture bâtie depuis quinze ans par Bruxelles. On se souvient de la Facilité européenne pour la paix, créée en 2021 [80] et renforcée en 2022 [81], qui a permis de financer collectivement l’aide militaire à l’Ukraine. En 2023, l’EDIRPA a lancé les premiers achats d’équipements en commun [82]. En mars 2024, la Commission a présenté la Stratégie industrielle de défense européenne [83]. Et depuis 2025, la capacité de déploiement rapide de 5 000 soldats prévue par la Boussole de 2022 [84] est opérationnelle [85][86].
L’Allemagne devient le pivot financier de cet édifice. Son fonds spécial de 100 milliards, son budget doublé et son engagement pluriannuel de 500 milliards dépassent de six ans [87] le calendrier fixé par l’OTAN pour atteindre les 3,5 % du PIB [88][89]. Berlin a signé un accord de coopération militaire, Trinity House, avec le Royaume-Uni de Keir Starmer [90][91], et participe au rapprochement relancé par le sommet UE-Royaume-Uni de mai 2025 [92]. Le chancelier Merz [93][94] a fait du « renforcement de l’Europe au sein de l’OTAN » sa priorité absolue [95], traduction diplomatique d’une équation nouvelle: l’Allemagne paie, les Européens coordonnent, les Américains se désengagent partiellement.
Paris, Varsovie, l’ombre du passé
Ce réarmement allemand réveille des craintes historiques. En Europe, « la Bundeswehr revient au rang des puissances dominantes » [96] est une préoccupation désormais exprimée dans plusieurs capitales. Paris observe cette transformation avec un mélange d’admiration et de méfiance: la France, seule puissance nucléaire du continent [97], voit son leadership militaire conventionnel contesté par un voisin qui « investit considérablement dans un réarmement historique » [98]. Avec un budget de 70 milliards d’euros [16], Paris est désormais distancé.
Varsovie, de son côté, a selon plusieurs sources franchi le cap des 4 % du PIB consacrés à la défense, devenant un exemple contemporain d’une remontée en puissance de cette ampleur au sein de l’OTAN - un précédent que Berlin regarde avec attention. La Pologne et les trois pays baltes ont engagé en mars [99] un retrait coordonné de la Convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel, signe que la région bascule dans un régime de préparation au conflit de haute intensité.
Ce retour d’une puissance militaire allemande s’inscrit pourtant dans un cadre juridique strict. On se souvient du Traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne, signé en 1990 par les quatre puissances alliées et les deux États allemands - le fameux traité « 2+4 » -, qui a remplacé les restrictions de 1945 [7] par des engagements de plafond et de non-nucléarisation. Ce cadre reste formellement en vigueur. L’article 87a de la Loi allemande, lui, impose un contrôle parlementaire étroit sur l’emploi de la force. Autrement dit, la Bundeswehr se réveille, mais sous surveillance constitutionnelle et conventionnelle.
Les voix les plus inquiètes puisent loin dans l’histoire. En 1989 [100], Margaret Thatcher [101] avertissait que la réunification allemande « compromettrait la stabilité de la situation internationale dans son ensemble » [102]. Dès 1921 [103], le maréchal Foch [104] prévenait: « Si les Alliés continuent à faire preuve de leur indifférence actuelle. L’Allemagne reprendra sûrement les armes » [105]. Comme le rappelle Liana Fix dans Foreign Affairs [106], l’Allemagne a déjà été au cœur de deux guerres mondiales. Mais le contexte est radicalement différent: Berlin agit aujourd’hui dans un maillage européen et atlantique dense, encadré par des traités qu’elle a elle-même co-signés.
Ce que les chiffres ne disent pas
Derrière les annonces spectaculaires, plusieurs questions restent sans réponse:
- L’argent suivra-t-il? Les 153 milliards d’euros promis pour 2029 [13] représentent une hausse en quelques années. Mais l’Allemagne a déjà manqué ses objectifs par le passé: en 2021, elle ne consacrait que 1,3 % de son PIB à la défense [19], loin des 2 % promis à l’OTAN en 2014 [107][108].
- Les effectifs suivront-ils? La Bundeswehr ne compte aujourd’hui que 184 300 soldats actifs [58], contre un objectif de 260 000 d’active d’ici 2039 [22]. Même avec une hausse de 20 % des candidatures [57], le recrutement reste un défi majeur - d’autant que le parti d’extrême droite AfD, qui pèse un quart des intentions de vote [109][110], conteste frontalement ce réarmement.
- L’industrie suivra-t-elle? Avec 50 % de taux de préparation opérationnelle des forces terrestres [50] et la suspension de la conscription depuis 2011 [53], reconstruire une armée de cette taille nécessitera une mobilisation industrielle inédite - lignes de production de munitions, chaînes Leopard, hélicoptères H145M dont la livraison s’étale sur sept ans [111].
Reste une question cruciale: cette montée en puissance suffira-t-elle à dissuader la Russie? Carsten Breuer [112] en doute: « Je n’ai jamais connu une situation aussi dangereuse, aussi urgente, qu’aujourd’hui » [113]. Une urgence qui rappelle que la paix en Europe ne tient parfois qu’à un fil - ou à un corridor de 100 kilomètres [5].
► Lire aussi: L'UE s'endette pour quatre ans de guerre sans issue en Ukraine
Le déploiement de la 45e brigade blindée en Lituanie marque un tournant. Pour la première fois depuis 1945, des soldats allemands stationnent en permanence à l’étranger en temps de paix [6]. Un symbole fort, qui rappelle que l’Europe est entrée dans une nouvelle ère - celle de la dissuasion, mais aussi celle des incertitudes.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (113)
« l'objectif à terme est fixé à 460 000 soldats (260 000 militaires d'active et 200 000 réservistes) »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Avec 4 800 hommes et 44 chars de combat Leopard 2, la Brigade Litauen »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Avec 4 800 hommes et 44 chars de combat Leopard 2, la Brigade Litauen »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« En avril 2025, une brigade blindée de la Bundeswehr a pris ses quartiers de manière permanente en Lituanie »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« un couloir de moins de 100 kilomètres reliant la Pologne et la Lituanie »
geo.fr ↗ ↩
« le premier stationnement en temps de paix d'une unité de cette taille pour l'armée allemande depuis 80 ans »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« En 1945, les Alliés ont convenu que l'Allemagne devait être démilitarisée. »
cnews.fr ↗ ↩
« Aujourd'hui, 22 avril, à Berlin, le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a dévoilé une nouvelle stratégie militaire »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a dévoilé une nouvelle stratégie militaire »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« ce texte de 35 pages indique que le gouvernement Merz entend assumer « davantage de responsabilités » »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« L'horizon final de la transformation des forces armées est placé en 2039, dans treize ans »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« budget de la défense, devant passer de 86 à 153 milliards d'euros »
geo.fr ↗ ↩
« devant passer de 86 à 153 milliards d'euros entre 2025 et 2029 »
geo.fr ↗ ↩
« devant passer de 86 à 153 milliards d'euros entre 2025 et 2029 »
geo.fr ↗ ↩
« Berlin, qui dépasse le Royaume-Uni (94,3 Md€) »
telos-eu.com ↗ ↩
« et la France (70 Md€ à périmètre similaire) »
telos-eu.com ↗ ↩
« contre 182 000 actuellement en service »
geo.fr ↗ ↩
« passer de 182 000 à entre 255 et 270 000 soldats d'ici dix ans »
geo.fr ↗ ↩
« avec seulement 1,3% en 2021 »
latribune.fr ↗ ↩
« il devrait atteindre 2,1% du PIB »
latribune.fr ↗ ↩
« l'objectif à terme est fixé à 460 000 soldats (260 000 militaires d'active et 200 000 réservistes) »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« l'objectif à terme est fixé à 460 000 soldats (260 000 militaires d'active et 200 000 réservistes) »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« un retour au volume de forces de la Bundeswehr entre 1955 et 1993 période durant laquelle le pays était en première ligne de la guerre froide »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« les salaires, qui passent à 2 600 euros brut mensuels pour les volontaires »
geo.fr ↗ ↩
« À partir de 2027, ces nouveaux majeurs devront également effectuer un examen médical »
geo.fr ↗ ↩
« les hommes âgés de 18 ans à répondre à un ensemble de question »
geo.fr ↗ ↩
« d'instaurer un service militaire volontaire, d'une durée comprise entre six et vingt-trois mois »
opex360.com ↗ ↩
« En décembre 2025, le parlement a adopté un projet de loi pour organiser un nouveau service militaire volontaire »
cnews.fr ↗ ↩
« le second est fixé en 2029, date à laquelle la montée en puissance budgétaire, dévoilée à la veille du sommet de l'OTAN à La Haye l'an dernier, sera achevée »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Les dépenses militaires de l'Allemagne s'élèveraient alors à 153 milliards d'euros »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« L'Allemagne devrait dépenser 162 milliards d'euros pour son armée en 2029 »
cnews.fr ↗ ↩
« S'y ajouteraient 1,5 % du PIB consacrés à des dépenses de sécurité plus larges »
lindependant.fr ↗ ↩
« Plus de 500 milliards d'investissements sont attendus sur 12 années. »
cnews.fr ↗ ↩
« l'État s'est engagé à affecter à la défense des dépenses supérieures à 500 milliards d'euros d'ici à 2029 »
courrierinternational.com ↗ ↩
« des dépenses supérieures à 500 milliards d'euros d'ici à 2029 »
courrierinternational.com ↗ ↩
« La règle d'or budgétaire a été amendée en mars 2025 »
telos-eu.com ↗ ↩
« selon le chef d'État-Major de la Bundeswehr, Carsten Breuer »
geo.fr ↗ ↩
« "Il y a une intention et une accumulation de stocks" pour une attaque en 2029, a alerté ce dernier auprès de la BBC: "nous devons donc être prêts d'ici 2029" »
geo.fr ↗ ↩
« La guerre est de retour en Europe - et avec elle la prise de conscience que nous devons être préparés. »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Elle propose une évaluation interdisciplinaire de l'évolution des rapports de force entre l'Europe et la Russie à la date de novembre 2025. »
ifri.org ↗ ↩
« Cette étude, réalisée par l'Institut français des relations internationales (Ifri) »
ifri.org ↗ ↩
« la Russie sera "probablement" en mesure "de mener une attaque contre l'Otan dès la fin de cette décennie" »
lindependant.fr ↗ ↩
« comme le montre la décision de déployer des armes nucléaires tactiques en Biélorussie »
ifri.org ↗ ↩
« l'armée allemande a signé un contrat pour acquérir 62 hélicoptères de combat multirôles H145M »
latribune.fr ↗ ↩
« assorti d'une option pour 20 appareils supplémentaires »
latribune.fr ↗ ↩
« Le budget militaire allemand a atteint 107,3 milliards d'euros en 2026 »
telos-eu.com ↗ ↩
« l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février 2022 »
latribune.fr ↗ ↩
« Monté rapidement après le début de l'invasion de l'Ukraine, en février 2022 »
lindependant.fr ↗ ↩
« Avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, nous avions huit brigades prêtes à environ 65 % »
opex360.com ↗ ↩
« dans l'ensemble, cela signifie que les forces terrestres allemandes sont prêtes à environ 50 % »
opex360.com ↗ ↩
« il manquerait environ 75 000 militaires à la Bundeswehr pour lui permettre de tenir ses engagements vis-à-vis de l'Otan »
opex360.com ↗ ↩
« le rétablissement de la conscription, suspendue en 2011 »
opex360.com ↗ ↩
« allégé puis finalement suspendu en 2011 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« d'un fonds de 100 milliards d'euros destiné à moderniser son armée »
latribune.fr ↗ ↩
« sa décision de créer un fonds de soutien à la Bundeswehr qui, doté de 100 milliards d'euros »
opex360.com ↗ ↩
« le pays veut maintenir à l'avenir 35.000 soldats en très haute disponibilité »
latribune.fr ↗ ↩
« Depuis le début de l'année 2026, le nombre de candidats pour s'engager dans la Bundeswehr a toutefois augmenté de 20 % »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Actuellement, la Bundeswehr ne compte que 184 300 soldats actifs »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« la Bundeswehr, qui espère porter ses effectifs à 203.000 soldats d'ici 2031 »
lindependant.fr ↗ ↩
« le discours du vice-président JD Vance à la conférence de sécurité de Munich »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« la nouvelle stratégie de sécurité des États-Unis, publiée début décembre 2025 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Matthew Whitaker, un proche de M. Trump nommé ambassadeur des États-Unis auprès de l'organisation »
opex360.com ↗ ↩
« sa principale priorité serait d'encourager les alliés à consacrer 5 % du PIB à leur défense »
opex360.com ↗ ↩
« l'objectif discuté au sein de l'Otan - et souhaité par Donald Trump - de 5 % du Produit intérieur brut (PIB) »
lindependant.fr ↗ ↩
« Friedrich Merz, le chancelier allemand, est du même avis, il souhaite faire de l'armée allemande la première puissance conventionnelle en Europe. »
cnews.fr ↗ ↩
« Compte tenu des dangers qui menacent notre liberté et la paix sur notre continent, le mot d'ordre pour notre défense doit être: quoi qu'il en coûte! »
opex360.com ↗ ↩
« La coalition entre sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens, au pouvoir depuis mai en Allemagne »
geo.fr ↗ ↩
« Soit près de 3 % du PIB »
opex360.com ↗ ↩
« Négociatrice du SPD pour les discussions avec la CDU/CSU, Manuela Schwesig »
opex360.com ↗ ↩
« l'importance du corridor de Suwałki, un couloir de moins de 100 kilomètres reliant la Pologne et la Lituanie »
geo.fr ↗ ↩
« À Vilnius, les deux responsables allemands participeront à 14H00 (12H00 GMT) à l'appel solennel de la 45e brigade blindée, ou "Brigade Lituanie" »
lindependant.fr ↗ ↩
« puis 5.000 effectifs, dont 200 civils, d'ici 2027 »
lindependant.fr ↗ ↩
« avait dit Boris Pistorius en janvier »
lindependant.fr ↗ ↩
« Membres de l'Otan depuis 2004, la Lituanie et les deux autres pays baltes »
lindependant.fr ↗ ↩
« Objet d'un accord conclu en 2023 avec la Lituanie »
lindependant.fr ↗ ↩
« Selon l'hebdomadaire Spiegel, début mai, un avion espion russe a été repéré »
lindependant.fr ↗ ↩
« Selon l'hebdomadaire Spiegel, début mai, un avion espion russe a été repéré »
lindependant.fr ↗ ↩
« Les États-Unis sont nommés sept fois dans le texte »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« l'Europe et l'Union 48 fois »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Facilité européenne pour la Paix créée en 2021 »
telos-eu.com ↗ ↩
« mais renforcée en 2022 »
telos-eu.com ↗ ↩
« réglementations (EDIRPA de 2023 pour l'achat d'équipements militaires en commun) »
telos-eu.com ↗ ↩
« Stratégie industrielle de défense européenne, présentée en mars 2024 »
telos-eu.com ↗ ↩
« le document clef pour la stratégie de défense européenne adopté en 2022 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« force européenne composée de 5 000 soldats pouvant être déployée »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Opérationnelle depuis 2025 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« soit six ans plus tôt que ne l'exige le nouvel objectif fixé par l'Otan »
courrierinternational.com ↗ ↩
« pouvant ainsi atteindre un taux de 3,5 % d'ici 2032 »
lindependant.fr ↗ ↩
« le nouvel objectif fixé par l'Otan d'investir 3,5 % du PIB dans les armées »
courrierinternational.com ↗ ↩
« l'élection générale britannique qui a conduit Keir Starmer au poste de Premier ministre »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« l'accord Trinity House conclu avec l'Allemagne »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« le sommet de mai 2025 fut largement considéré comme une « relance » (reset) »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« le chancelier Merz à Munich »
telos-eu.com ↗ ↩
« Friedrich Merz avait vivement critiqué la stratégie de sécurité nationale de 2023 »
legrandcontinent.eu ↗ ↩
« Il érige « le renforcement de l'Europe au sein de l'OTAN » comme sa « priorité absolue » »
telos-eu.com ↗ ↩
« certains s'interrogent dans les capitales européennes sur le retour de la Bundeswehr au rang des puissances dominantes »
courrierinternational.com ↗ ↩
« la seule du continent à disposer d'une capacité nucléaire au niveau national »
courrierinternational.com ↗ ↩
« La France observe l'Allemagne - non sans un mélange de stupeur, d'admiration et de malaise - investir dans un réarmement historique »
courrierinternational.com ↗ ↩
« En mars, la Pologne et les trois pays baltes ont fait un nouveau pas vers un retrait de la convention internationale interdisant les mines antipersonnel »
lindependant.fr ↗ ↩
« Une Allemagne plus grande, avait-elle averti en 1989, "compromettrait la stabilité de la situation internationale dans son ensemble" »
lexpress.fr ↗ ↩
« Margaret Thatcher s'est opposée à la réunification, craignant qu'elle ne donne naissance à un pays trop puissant. »
lexpress.fr ↗ ↩
« "compromettrait la stabilité de la situation internationale dans son ensemble et pourrait mettre en danger notre sécurité". »
lexpress.fr ↗ ↩
« "Si la tendance actuelle se poursuit, la prochaine guerre mondiale est inévitable", déclarait le maréchal Foch en 1921. »
lexpress.fr ↗ ↩
« Le commandant en chef des alliés pendant la Première Guerre mondiale avait tiré la sonnette d'alarme dans un discours prononcé à New York. »
lexpress.fr ↗ ↩
« "Si les Alliés continuent à faire preuve de leur indifférence actuelle. L'Allemagne reprendra sûrement les armes." »
lexpress.fr ↗ ↩
« Liana Fix dresse pour Foreign Affairs le tableau »
telos-eu.com ↗ ↩
« augmenter les dépenses militaires à 2% du PIB »
latribune.fr ↗ ↩
« s'étaient engagés en 2014, après l'annexion de la Crimée par la Russie »
latribune.fr ↗ ↩
« une AfD qui atteint un quart des voix dans les sondages »
telos-eu.com ↗ ↩
« un parti nationaliste d'extrême droite [l'AfD] atteint une cote de popularité record en Allemagne »
courrierinternational.com ↗ ↩
« le soutien et services associés pendant sept ans »
latribune.fr ↗ ↩
« Carsten Breuer, chef des forces armées allemandes, prépare le pays à un potentiel affrontement. »
cnews.fr ↗ ↩
« Je n'ai jamais connu une situation aussi dangereuse, aussi urgente, qu'aujourd'hui »
cnews.fr ↗ ↩