Anaïs, 34 ans, victime d’un infarctus à Belleville-en-Beaujolais, alerte sur les risques cardiaques

L'habitante du Rhône témoigne dans Le Progrès pour sensibiliser aux accidents cardiovasculaires chez les jeunes femmes

Anaïs, 34 ans, victime d'un infarctus à Belleville-en-Beaujolais, alerte sur les risques cardiaques
Illustration Margaux Bernard / info.fr

Anaïs Target, résidente de Belleville-en-Beaujolais, a subi un infarctus en février 2022, à l'âge de 34 ans. Elle raconte son parcours dans Le Progrès du 7 juin 2026 pour alerter sur des risques encore trop souvent sous-estimés chez les femmes jeunes.

L’essentiel

  • Infarctus à 34 ans : Anaïs Target, de Belleville-en-Beaujolais, a été hospitalisée en février 2022 avec deux artères bouchées (une à 99 %) ; deux stents posés, 3 jours en réanimation.
  • Diagnostic retardé : ses douleurs à l’omoplate gauche ont tardé à être reconnues comme cardiaques, selon Le Progrès, en raison de son jeune âge.
  • Contexte national : les maladies cardiovasculaires tuent environ 200 femmes par jour en France ; les infarctus chez les femmes non ménopausées ont augmenté de 25 % ces dernières années (Ameli, ministère de la Santé).
  • Engagement : son témoignage figure dans le recueil « Il est urgent d’agir » de la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes, aux côtés de 49 autres femmes.

Une douleur à l’épaule, pas au cœur

En février 2022, Anaïs Target ressent une douleur persistante à l’omoplate gauche à l’effort. Ce symptôme atypique retarde le diagnostic : à 34 ans, sans cholestérol, non-fumeuse, pratiquant cinq heures de sport par semaine (tennis, badminton), elle ne correspond pas au profil attendu. Selon Le Progrès, les médecins tardent à suspecter une origine cardiaque, en partie à cause de son jeune âge.

La coronarographie finit par révéler deux artères bouchées, dont une à 99 %. Deux stents sont posés en urgence. Elle passe trois jours en réanimation, puis enchaîne un arrêt de travail d’un mois et demi et cinq semaines de rééducation cardiaque.

Des facteurs de risque discrets

Publicité

Le tableau clinique d’Anaïs cumule plusieurs signaux, selon le récit qu’elle livre au Progrès : antécédents familiaux (grand-père et père victimes d’infarctus), stress professionnel, surpoids modéré. Elle n’avait pas de cholestérol élevé et ne fumait pas. Des facteurs classiquement associés à l’infarctus masculin, moins systématiquement dépistés chez les femmes jeunes.

Elle regrette aussi le manque d’accompagnement psychologique après l’hospitalisation : un atelier prévu dans son parcours de soins a été annulé faute de psychologue disponible, toujours d’après le même article.

Contexte dans le Rhône

Belleville-en-Beaujolais compte 14 016 habitants en 2023 selon l’INSEE. La commune est le principal pôle urbain du Beaujolais vert, avec une zone de chalandise qui s’étend sur plusieurs villages alentour. Sur les questions de santé, les habitants dépendent principalement des établissements hospitaliers de la métropole lyonnaise ou de Mâcon.

Le témoignage d’Anaïs s’inscrit dans une dynamique nationale de sensibilisation. À titre de comparaison, une journée de dépistage cardiovasculaire gratuit pour les femmes est organisée à Menton le 9 juin 2026, signe que la mobilisation monte dans plusieurs territoires.

Un chiffre qui interpelle

En France, les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité féminine, selon le ministère de la Santé. Environ 200 femmes en meurent chaque jour. L’incidence de l’infarctus chez les femmes non ménopausées a progressé de 25 % ces dernières années, d’après les données Ameli et la Fondation pour la Recherche Médicale. Un infarctus sur quatre chez la femme survient avant 65 ans, contre un sur six il y a vingt ans.

Témoigner pour briser un angle mort

Anaïs Target a accepté de figurer dans le recueil collectif « Il est urgent d’agir », publié par la Fondation Agir pour le Cœur des Femmes avec 49 autres témoignages. Son objectif, résumé dans les colonnes du Progrès : montrer que les accidents cardiaques « n’arrivent pas uniquement aux autres, aux personnes en mauvaise santé et aux hommes ».

Sur le plan personnel, l’infarctus a entraîné un changement de travail, une séparation, et des contraintes durables liées aux anticoagulants et aux assurances. Elle a rencontré Emmanuel, son compagnon actuel, lors de sa rééducation cardiaque - lui-même victime d’un infarctus vers la cinquantaine, selon Le Progrès.

Son récit complet est à lire dans Le Progrès du 7 juin 2026. La Fondation Agir pour le Cœur des Femmes recense les structures de prise en charge et les ressources d’information sur son site.

Sources

Margaux Bernard

Margaux Bernard

Margaux est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Rhône (69), avec Lyon pour chef-lieu. Spécialité du département : 2e métropole française et capitale gastronomique. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Publicité
Lien copié !
×