Angers : 18 mois de prison pour Hugues Morel, cambrioleur en claquettes de Beaupréau

Le tribunal correctionnel d'Angers a condamné le 23 avril 2026 un homme de 43 ans pour une série de vols commis en Maine-et-Loire.

Angers : 18 mois de prison pour Hugues Morel, cambrioleur en claquettes de Beaupréau
Illustration Caroline Fournier / info.fr

Hugues Morel, 43 ans, sans domicile fixe et schizophrène sous curatelle, a été condamné le 23 avril 2026 par le tribunal correctionnel d'Angers. Il avait commis plusieurs vols et tentatives à Beaupréau-en-Mauges entre mai et juin 2025, pour financer sa consommation de cocaïne.

Le tribunal correctionnel d’Angers a rendu son jugement le 23 avril 2026. Hugues Morel, 43 ans, sans domicile fixe, écope de 18 mois de prison ferme dont 6 mois avec sursis. Il devra également verser 10 000 euros de dommages et intérêts aux victimes, selon Ouest-France.

Des cambriolages pour payer la drogue

Les faits remontent au printemps 2025. Entre mai et juin, l’homme multiplie les vols à Beaupréau-en-Mauges. Parmi eux, le cambriolage d’une pizzeria et d’une salle des fêtes, commis selon ses propres termes pour « faire la fiesta ». Le mobile principal : financer sa consommation de cocaïne. Un profil similaire à d’autres affaires liant délinquance locale et stupéfiants traitées ces derniers mois devant les tribunaux français.

Sa tenue le trahit. Lors d’un cambriolage, ses claquettes et chaussettes permettent de l’identifier, détail relevé par Ouest-France. Schizophrène sous curatelle renforcée, Hugues Morel vit dans la précarité depuis de nombreuses années.

Un contexte départemental contrasté

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En Maine-et-Loire, les cambriolages de logements ont reculé de 14,6 % en 2025 par rapport à 2024, passant de 1 950 à 1 666 cas, selon les données de Ville-Data. En revanche, les vols sans violence contre des personnes progressent légèrement : 4 327 plaintes en 2025 contre 4 293 l’année précédente. Ce type d’affaire, à l’image de condamnations similaires prononcées ailleurs en France, illustre le lien récurrent entre précarité, addictions et petite délinquance de subsistance.

Sources

Caroline Fournier

Caroline Fournier

Correspondante à Angers, elle suit la métropole, les tensions sur l'urbanisme, l'horticulture et les débats sur la ligne TGV. Issue de l'ESJ Lille, elle a commencé en presse écrite. Méthode : interroger les élus, les promoteurs, les horticulteurs, vérifier les permis de construire avant de publier.

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