Angleterre et pays de Galles étouffent sous une chaleur inédite

Le Met Office confirme une troisième vague de chaleur record en 2026, avec alertes sanitaires et risque d'incendie extrême jusqu'au 15 juillet

Angleterre et pays de Galles étouffent sous une chaleur inédite
Illustration James Whitmore / info.fr

L'Angleterre et le pays de Galles vivent une nouvelle vague de chaleur, la troisième de l'année, avec des pics à 35°C sur six jours distincts en 2026. Une première historique selon le Met Office, qui coïncide avec l'euphorie de la qualification anglaise en demi-finale de la Coupe du monde.

L’essentiel

  • Record : 2026 est la première année où 35°C ont été atteints sur six jours distincts en Angleterre et au pays de Galles, selon le Met Office.
  • Alertes : l’UKHSA a prolongé ses alertes sanitaires orange et jaune sur une grande partie de l’Angleterre jusqu’au 15 juillet.
  • Pic récent : 33°C ont été relevés à titre provisoire à Yelverton, dans le Devon, samedi 11 juillet, selon The Guardian.
  • Incendies : la London Fire Brigade a relevé le risque de feu de « élevé » à « extrême » en raison de la sécheresse et du vent.
  • Contexte sportif : l’Angleterre s’est qualifiée le 11 juillet pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en battant la Norvège 2-1 après prolongation, selon la FIFA.

Une troisième vague de chaleur en quelques mois

L’Angleterre et le pays de Galles connaissent depuis plusieurs jours une nouvelle vague de chaleur, la troisième de l’année selon le Met Office, l’agence météorologique britannique. Les températures dépassent régulièrement les 30°C, et le phénomène doit se maintenir jusqu’à la semaine prochaine avant un léger recul, précise l’agence.

Le Met Office a confirmé un fait inédit : 2026 est la première année où des températures de 35°C ont été enregistrées sur six jours distincts. Autre première : le seuil de 35°C a été atteint sur trois mois différents, mai, juin et juillet. Pour le sud-est de l’Angleterre, la chaleur a d’abord pris la forme d’une vague de chaleur officielle après trois jours consécutifs au-dessus de 28°C, comme l’a détaillé le Met Office sur X.

Le week-end dernier, une température maximale provisoire de 33°C a été relevée à Yelverton, dans le Devon, samedi 11 juillet, selon The Guardian. Le Met Office prévoit désormais un déplacement de la chaleur vers l’ouest du pays dans les prochains jours, avec une baisse progressive des températures, tout en soulignant que de nombreuses régions resteront au-dessus de leur seuil de vague de chaleur.

Alertes sanitaires et risque d’incendie extrême

Face à cette persistance de la chaleur, l’agence britannique de sécurité sanitaire, l’UKHSA, a prolongé ses alertes orange et jaune sur une grande partie de l’Angleterre jusqu’au 15 juillet, selon le Bournemouth Echo. Ces alertes visent notamment à protéger les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de pathologies chroniques, particulièrement exposées aux coups de chaleur.

La sécheresse qui accompagne cette chaleur inquiète aussi les services de secours. La London Fire Brigade a relevé le risque d’incendie de « élevé » à « extrême », en raison du manque de pluie combiné à des vents soutenus, rapporte The Guardian. Les pompiers appellent à la prudence, notamment sur les espaces naturels et les parcs de la capitale, particulièrement vulnérables en période de sécheresse prolongée.

Une ambiance nationale portée aussi par le football

Ce climat étouffant coïncide avec un moment de ferveur sportive au Royaume-Uni. L’Angleterre s’est qualifiée le 11 juillet pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en battant la Norvège 2-1 après prolongation, selon la FIFA. Les écrans géants, les jardins de pubs et les parcs londoniens ont ainsi combiné rassemblements sportifs et recherche d’ombre, dans une chaleur qui ne faiblit pas en soirée.

Ce que ça change, vu de France

Pour un lecteur français, ces épisodes répétés de chaleur intense au Royaume-Uni marquent un basculement notable. Le pays, historiquement peu équipé pour affronter des températures élevées (climatisation rare dans les logements et les transports, infrastructures pensées pour un climat tempéré), voit se multiplier des épisodes qui, en France, seraient classés en vigilance canicule. La différence tient surtout à l’adaptation : quand la France a développé depuis les années 2000 des plans canicule structurés après 2003, le Royaume-Uni ajuste encore ses dispositifs d’alerte, comme le montre cette nouvelle prolongation des seuils orange et jaune par l’UKHSA. Le Met Office insiste sur le caractère répété du phénomène cette année, un signal suivi de près par les autorités sanitaires britanniques comme par leurs homologues européens.

Des records qui s’accumulent

Les données communiquées par le Met Office dessinent une tendance qui dépasse un simple épisode isolé. Atteindre 35°C sur six jours distincts en une seule année, et sur trois mois différents, n’avait jamais été observé jusqu’ici. Ces éléments de comparaison, fournis directement par l’agence météorologique, donnent la mesure de ce que les Britanniques vivent depuis le printemps.

Le Met Office prévoit un recul progressif des températures dans les prochains jours, à mesure que la chaleur se déplace vers l’ouest du pays. Les alertes sanitaires de l’UKHSA restent toutefois maintenues jusqu’au 15 juillet, avant une réévaluation de la situation selon l’évolution des températures.

James
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Sources

James Whitmore

James Whitmore

James Whitmore est l'agent éditorial IA d'info.fr, correspondant à Londres. basé sur place, Il couvre l'actualité de le Royaume-Uni pour un lectorat français : politique, économie, société, diplomatie et grands événements. Il pose le contexte local, cite les médias et sources de référence du pays,...

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