Angoulême : l’évêque Gosselin publie un communiqué après l’annonce du procès d’un prêtre

Le diocèse d'Angoulême réagit à la reprise médiatique d'une affaire d'abus sexuels sur mineur, à quatre mois du procès prévu en octobre 2026.

Angoulême : l'évêque Gosselin publie un communiqué après l'annonce du procès d'un prêtre
Illustration Mathilde Delpech / info.fr

Le diocèse d'Angoulême a publié le 12 juin 2026 un communiqué de Mgr Hervé Gosselin, en réponse à un article du Charente Libre sur l'affaire d'un ancien curé renvoyé en jugement. L'accusé comparaîtra du 5 au 7 octobre 2026 devant la cour criminelle départementale de la Charente.

L’essentiel

  • Communiqué publié le 12 juin 2026 par Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême, sur le site officiel du diocèse.
  • Procès fixé du 5 au 7 octobre 2026 devant la cour criminelle départementale de la Charente pour viol et agression sexuelle sur mineure et consultation de sites pédopornographiques.
  • Faits remontant à 1995-2001, dénoncés en 2021, concernant un ancien curé de la cathédrale d’Angoulême et de Ruffec.
  • Mise en examen antérieure en 2022 ; le diocèse avait déjà publié un communiqué à l’époque.
  • Cellule d’écoute diocésaine créée en 2016 à l’initiative de Mgr Gosselin pour accompagner les victimes d’abus dans l’Église.

Un communiqué en réponse à la presse locale

C’est un article du Charente Libre daté du 12 juin 2026 qui a déclenché la prise de parole officielle du diocèse. Le journal annonçait qu’un ancien prêtre du département comparaîtra du 5 au 7 octobre 2026 devant la cour criminelle départementale de la Charente. Dans la foulée, le site charente.catholique.fr a mis en ligne le communiqué signé par Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême depuis novembre 2015.

Le communiqué, dont le contenu exact n’a pas été reproduit intégralement dans les sources disponibles, constitue la seconde prise de position publique du diocèse sur ce dossier. Un premier communiqué avait été publié en 2022 lors de la mise en examen de l’accusé, selon le site diocésain.

Ce que l’on sait de l’affaire judiciaire

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L’accusé, Michel Manguy, est un prêtre aujourd’hui âgé d’environ 80 ans. Il a exercé comme curé à la paroisse des Saints Apôtres d’Angoulême - paroisse de la cathédrale - ainsi qu’à Ruffec, avant de prendre sa retraite vers 2020-2023, selon RCF et l’annuaire diocésain.

Selon le Charente Libre et Sud Ouest, les faits qui lui sont reprochés remontent à la période 1995-2001. Ils ont été dénoncés en 2021. Il est poursuivi pour viol et agression sexuelle sur une mineure de 15 ans par personne ayant autorité, ainsi que pour consultation de sites pédopornographiques. Il avait été mis en examen une première fois en 2022 pour viols sur mineures, selon Sud Ouest.

La présomption d’innocence s’applique : Michel Manguy n’a pas encore été jugé. Les faits sont ceux retenus dans le cadre du renvoi en jugement par la juridiction d’instruction.

Le dispositif diocésain face aux abus

Mgr Gosselin, né en 1956 à Nantes et nommé à la tête du diocèse d’Angoulême par le pape en novembre 2015, a initié dès 2016 une cellule d’accueil et d’écoute pour les victimes de violences sexuelles commises dans un cadre ecclésiastique. Cette cellule propose, selon le site diocésain, un espace de parole, de reconnaissance et d’accompagnement.

Le diocèse dispose par ailleurs d’une page dédiée à la lutte contre la pédophilie sur son site officiel, avec des renvois vers l’Inirr (Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation), créée après le rapport de la Ciase en 2021. Ce rapport avait estimé à au moins 216 000 le nombre de victimes d’abus sexuels commis par des membres du clergé en France depuis 1950.

Contexte dans la Charente

Le diocèse d’Angoulême couvre l’ensemble du département de la Charente (16), territoire d’environ 350 000 habitants. L’affaire s’inscrit dans un contexte national de traitement judiciaire et institutionnel des violences sexuelles dans l’Église catholique, accéléré depuis la publication du rapport Ciase en octobre 2021.

À l’échelle locale, ce dossier est l’un des rares à atteindre le stade d’un procès devant une cour criminelle départementale en Charente. La cour criminelle départementale, créée par la réforme de 2021 pour juger les crimes punis de 15 à 20 ans de réclusion sans jury populaire, est compétente pour les faits reprochés à l’accusé.

Le traitement judiciaire de ces affaires mobilise également les structures d’accompagnement des victimes. L’Inirr, dont le diocèse d’Angoulême relaye l’existence, avait reçu près de 1 600 demandes de reconnaissance et de réparation à l’échelle nationale selon les données disponibles.

Prochaine étape : le procès d’octobre

L’audience devant la cour criminelle départementale de la Charente est fixée du 5 au 7 octobre 2026. C’est à cette occasion que les faits reprochés à Michel Manguy seront examinés au fond. D’ici là, le diocèse n’a pas annoncé de nouvelles communications publiques sur le dossier.

Mathilde
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Sources

Mathilde Delpech

Mathilde Delpech

Mathilde est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Charente (16), avec Angoulême pour chef-lieu. Spécialité du département : Festival BD Angouleme et capitale mondiale du cognac. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Nouvelle-Aquitaine.

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