Annot : un homme en garde à vue après avoir abandonné son malinois à la gendarmerie en prétendant l’avoir trouvé
Le 14 juin 2026, un habitant des Alpes-de-Haute-Provence a déposé son chien à la brigade d'Annot en affirmant l'avoir recueilli. Les gendarmes ont découvert qu'il en était le propriétaire.
Un homme de 45 ans a été placé en garde à vue le 14 juin à Annot (Alpes-de-Haute-Provence) pour avoir abandonné son malinois nommé Fasth à la gendarmerie. Il prétendait avoir trouvé l'animal. Le chien a été confié à la mairie d'Entrevaux. L'audience est fixée au 27 novembre.
L’essentiel
- Fait 1 : Le 14 juin 2026, un homme se présente à la gendarmerie d’Annot (Alpes-de-Haute-Provence) avec un malinois nommé Fasth, affirmant l’avoir trouvé abandonné.
- Fait 2 : Les gendarmes découvrent que l’homme est en réalité le propriétaire du chien et cherchait à s’en débarrasser. Il est placé en garde à vue pour abandon d’animal et dénonciation mensongère.
- Fait 3 : Le chien Fasth a été pris en charge par la mairie d’Entrevaux. Le mis en cause est convoqué devant le tribunal judiciaire de Digne-les-Bains le 27 novembre 2026.
- Fait 4 : Les peines encourues pour abandon d’animal vont jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende ; la dénonciation mensongère est passible de 5 ans et 45 000 €.
Un stratagème qui ne trompe pas les gendarmes
En fin d’après-midi du 14 juin 2026, un homme se présente à la brigade de gendarmerie d’Annot, petite commune des Alpes-de-Haute-Provence. Il tient en laisse un malinois, qu’il dit avoir trouvé errant et abandonné. Selon plusieurs médias locaux, dont 20 Minutes et Le Dauphiné Libéré, l’homme s’indigne de l’abandon supposé et demande aux militaires de retrouver le propriétaire pour le poursuivre.
Les gendarmes entament des vérifications. Rapidement, les contradictions apparaissent. L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, est incapable de donner des détails cohérents sur le lieu et les circonstances de sa « découverte ». Les investigations menées par la brigade d’Annot, appuyées par les services départementaux, révèlent la supercherie : l’homme est bien le propriétaire du chien, un malinois répondant au nom de Fasth, et cherchait à s’en défaire en le confiant aux autorités.
Garde à vue et reconnaissance des faits
Placé en garde à vue le soir même, l’homme a été entendu pour abandon d’animal et dénonciation mensongère. Selon BFM DICI, il a fini par reconnaître les faits lors de son audition. Les peines encourues sont lourdes : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour l’abandon d’un animal domestique, et jusqu’à 5 ans de prison et 45 000 euros d’amende pour la dénonciation mensongère, comme le rappelle le code pénal.
La gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence a publié un communiqué sur sa page Facebook officielle le 18 juin, accompagné d’une photo du malinois Fasth, pour relater l’affaire et mettre en garde contre ce type de comportement. « Ce dossier montre que les vérifications sont systématiques », a commenté un porte-parole des gendarmes, cité par Alpes 1.
Le chien pris en charge, une audience en novembre
Le malinois Fasth a été confié à la mairie d’Entrevaux, commune voisine d’Annot, qui assure sa garde et son suivi jusqu’à une éventuelle adoption. Le parquet de Digne-les-Bains a fixé une convocation devant le tribunal judiciaire le 27 novembre 2026. D’ici là, l’homme reste sous contrôle judiciaire, selon les informations de 20 Minutes.
Contexte dans les Alpes-de-Haute-Provence
Ce fait divers, largement relayé par les médias régionaux, intervient dans un département où les abandons d’animaux restent une préoccupation. En 2025, la Société protectrice des animaux (SPA) avait enregistré une hausse des abandons dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec plus de 600 chiens recueillis dans les refuges locaux. La gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence, qui couvre un territoire rural étendu, rappelle régulièrement l’obligation légale de soins et d’hébergement pour les propriétaires d’animaux de compagnie. L’affaire d’Annot illustre le zèle des enquêteurs face aux tentatives de dissimulation, qui peuvent alourdir les sanctions pénales.
D’autres dossiers récents ont mobilisé les forces de l’ordre dans la région, comme l’incendie nocturne à Saint-Just-le-Martel ou le démantèlement d’un laboratoire de métamphétamine dans le Tarn, démontrant la diversité des missions de la gendarmerie.
Prochaine étape : l’audience du 27 novembre
Le mis en cause devra répondre de ses actes devant le tribunal judiciaire de Digne-les-Bains le 27 novembre 2026. Cette audience devrait clarifier les circonstances de l’abandon et déterminer la peine applicable. En attendant, Fasth, le malinois, est en sécurité à la mairie d’Entrevaux, en attendant une éventuelle adoption.
Sources
- 20 Minutes : Il abandonne son chien aux gendarmes en assurant qu'il l'a trouvé
- Le Dauphiné Libéré : Alpes-de-Haute-Provence. Il abandonne son chien à la gendarmerie... il finit en garde à vue
- BFM DICI : Un homme placé en garde à vue après avoir abandonné son chien et menti aux gendarmes des Alpes-de-Haute-Provence
- Alpes 1 : Il avait abandonné son chien à Annot, un homme devant la justice
- Facebook / Gendarmerie 04 : Post Facebook Gendarmerie Alpes-de-Haute-Provence