Antonio Nusa : la Roma devance le PSG
Le PSG n'a jamais fait du dossier une priorité, Rome en profite
L'attaquant norvégien du RB Leipzig file à Rome. Le PSG avait le profil dans sa short-list, mais n'a jamais accéléré. Leipzig réclame 55-60 millions d'euros, la Roma accepte.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Bataille mercato
La Roma accélère sur Nusa pendant que le PSG temporise. Le timing décide de l'issue.
Prix gonflé
Leipzig réclame 55-60 millions d'euros, trois fois la valeur marchande réelle (15-20 M€). Rome accepte, Paris hésite.
Concurrence interne
Barcola occupe déjà le couloir gauche à Paris. Nusa risquait un statut de remplaçant au PSG.
Stratégie post-Mbappé
Paris cherche des profils jeunes après le départ de Mbappé, mais sans priorité claire sur Nusa.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La Roma prend l'avantage sur le PSG dans le dossier Antonio Nusa, attaquant norvégien de 21 ans
- Leipzig réclame 55-60 millions d'euros, trois fois la valeur marchande réelle de Nusa (15-20 M€)
- La Roma propose 4 millions d'euros par an de salaire
- Le PSG avait inscrit Nusa dans sa short-list mais n'a jamais fait du dossier une priorité absolue
Antonio Nusa ne viendra pas à Paris. Pas cet été en tout cas. L’attaquant norvégien du RB Leipzig, 21 ans, figurait dans la short-list offensive du PSG. Mais la Roma a accéléré plus fort. Et surtout: Paris n’a jamais vraiment couru.
Le club italien a multiplié les contacts avec l’entourage du joueur ces derniers jours. Résultat: Rome devance Paris dans la course. Le PSG avait pourtant identifié le profil dès le début de l’été, dans la foulée du départ de Kylian Mbappé. Mais le dossier n’a jamais basculé en priorité absolue. Paris regardait ailleurs, Rome a payé cash.
Leipzig réclame trois fois la valeur marchande
Le RB Leipzig réclame entre 55 et 60 millions d’euros pour lâcher son ailier. Un montant qui n’a pas fait reculer la Roma. Mais qui interroge: la valeur marchande de Nusa plafonne à 15-20 millions d’euros. Un écart massif qui s’explique par la politique de plus-value systématique du club allemand. Leipzig mise sur le potentiel du joueur pour justifier la facture. Position de force totale.
Le club romain a mis environ 4 millions d’euros par an sur la table - un effort salarial qui compense le prix d’achat élevé. Plusieurs clubs européens surveillent encore la situation - mais Rome tient la corde.
Un pari sur un rendement modeste
Les stats du Norvégien en Bundesliga cette saison: 31 matchs, 4 buts, 3 passes décisives. Des chiffres corrects sans être explosifs. Avant Leipzig, il avait marqué 5 buts en 62 matchs avec le Club Bruges entre 2021 et 2024.
Leipzig pratique sa politique habituelle de prix gonflés: 55-60 millions d’euros pour un joueur à prix élevé, c’est le triple de sa valeur marchande réelle. Le club allemand mise sur le potentiel pour justifier le tarif. Rome accepte, Paris hésite.
Ce type de pari rappelle d’autres recrutements à prix élevé de jeunes joueurs avec des statistiques similaires. Rome prend un risque.
Paris n’a jamais vraiment couru
Le PSG traînait. Rome a foncé. La direction italienne, qui veut reconstruire son secteur offensif, a établi le contact direct avec Leipzig et l’entourage du joueur. Paris n’a pas suivi au même rythme. Le dossier figurait dans la short-list parisienne, mais n’est jamais devenu prioritaire.
Depuis son arrivée en Bundesliga en 2024, Nusa affiche 56 matchs et 7 buts toutes compétitions confondues. Un rendement qui interroge certains observateurs. Alexandre Chochois, observateur du football parisien, pointe la concurrence déjà présente dans l’effectif parisien: « Avec tout le respect que l’on porte à ce jeune talent, Bradley Barcola n’a pas grand-chose à lui envier. Autant dire qu’un statut de remplaçant lui tend les bras, à son tour. »
La stratégie post-Mbappé reste floue
Depuis le départ de Mbappé au Real Madrid, le PSG privilégie des profils jeunes et polyvalents pour reconstruire son attaque. Nusa cochait les cases: jeune, expérience européenne, potentiel de revente. Mais le club n’a jamais fait de lui une priorité stratégique, contrairement à d’autres dossiers. Le timing a fait le reste: Paris a préféré temporiser, Rome a payé cash.
La Roma avait initialement prévu 50 millions d’euros pour recruter Crysencio Summerville, autre ailier ciblé. Ce budget a basculé sur Nusa quand le dossier Summerville a capoté. Leipzig, qui connaît la stratégie romaine, n’a pas baissé ses exigences.
Ce que personne ne dit
Le PSG aurait pu boucler ce dossier plus tôt. Leipzig vendait déjà à ce prix-là. Mais Paris a préféré temporiser, en misant sur d’autres profils. Résultat: la Roma, elle, a payé cash. Le timing fait tout dans un mercato. Paris l’a compris trop tard.
Paris cherche un ailier. Rome en trouve un. Le PSG devra regarder ailleurs.