Antonio Tiberi : naufrage au Tour de France 2026
Le leader de Bahrain Victorious visait le top 10. Il termine à plus de trois heures du vainqueur.
37e au classement général du Tour de France 2026, Antonio Tiberi a vécu un cauchemar. Le coureur de Bahrain Victorious visait le top 10.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Stratégie d'équipe à revoir
Bahrain Victorious avait misé sur Tiberi comme leader. Martinez, sans pression, finit 5e. Le choix du capitaine a échoué.
Avenir de Tiberi sur les Grands Tours
Le coureur de 25 ans doit-il continuer à viser le classement général ou se réorienter vers les étapes et classiques ?
Préparation passée au crible
Le staff technique va analyser chaque étape pour comprendre l'échec. Volume d'entraînement, gestion mentale, tout sera revu.
La Vuelta comme bouée de sauvetage
Le Tour d'Espagne ou les Classiques italiennes sont envisagés pour tenter de relancer la saison de Tiberi avant la fin 2026.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Antonio Tiberi termine 37e du Tour de France 2026
- Le coureur de Bahrain Victorious visait une place dans le top 10 du classement général
- Son coéquipier Lenny Martinez finit 5e, 32 places devant lui, alors qu'il n'avait pas le statut de leader
- La direction sportive reconnaît un « échec collectif et individuel » et promet une analyse approfondie
- Une participation au Tour d'Espagne ou aux Classiques italiennes est envisagée pour relancer la saison
La ligne d’arrivée sur les Champs-Élysées, dimanche 26 juillet. Antonio Tiberi lève un bras, sans conviction. Derrière lui, le peloton termine la 21e étape. Il est 37e au général. Trois heures. L’équivalent d’une étape de montagne entière de retard.
Il y a trois semaines, au Grand Départ, Tiberi était présenté comme l’un des leaders de Bahrain Victorious. Objectif affiché: une place dans le top 10 du classement général. C’était sa première participation au Tour de France. Il débarquait avec une deuxième place à l’UAE Tour et le statut de grimpeur prometteur. Sur le papier, tout collait.
Dès la première semaine, le corps ne suit pas. Jour après jour, il glisse au classement. Pas de chute spectaculaire, pas de blessure annoncée. Juste un coureur qui ne trouve jamais ses jambes. La montagne passe. Tiberi survit, mais ne court plus.
Martinez 5e, Tiberi 37e: le grand écart Bahrain
Pendant que Tiberi s’enfonce, son coéquipier Lenny Martinez grimpe. 5e place au classement général final - meilleur résultat de l’équipe sur ce Tour. C’est lui qui a porté les couleurs de Bahrain en montagne, pas le leader désigné. Le staff avait misé sur Tiberi comme tête d’affiche. Martinez, lui, n’avait pas le statut. Il termine 32 places plus haut.
Dans les coulisses, l’encadrement de Bahrain ne cache rien. La direction sportive reconnaît un « échec collectif ». Pas de langue de bois: le projet Tiberi-leader a capoté. Martinez sauve les meubles, mais la stratégie initiale est enterrée à Paris.
« Mon corps n’a pas répondu »
Tiberi, lui, assume la débâcle. « Je ne peux pas cacher ma déception. Je suis venu ici avec des objectifs élevés, le Top 10 était à ma portée sur le papier, mais mon corps n’a pas répondu comme je l’espérais ». Pas d’excuse, pas de bouc émissaire. Juste un constat: il n’était pas là.
Les observateurs parlent de « naufrage ». Tiberi, natif de Frosinone - avait réussi une 5e place au Giro 2024. Il semblait capable de tenir trois semaines. Le Tour a révélé autre chose: une fragilité qu’aucune course de préparation n’avait détectée. Ou qu’on n’avait pas voulu voir.
Pogačar écrase, Tiberi disparaît
Pendant ce temps, Tadej Pogačar remporte le Tour. Domination totale. Le Slovène collectionne les victoires.
Face à cette machine, Tiberi ne fait pas le poids. Mais le problème n’est pas Pogačar. C’est que Tiberi n’est même pas dans le wagon des poursuivants. 37e - c’est le fond du classement pour un leader d’équipe World Tour. Martinez, avec moins de pression, finit 5e. Le statut de favori a peut-être pesé plus lourd que prévu.
La Vuelta pour rebondir?
Le staff réfléchit à la suite. Selon les premières indiscrétions, deux options: les Classiques italiennes de fin de saison ou le Tour d’Espagne. La Vuelta pourrait permettre à Tiberi de retrouver de la confiance, loin de la pression du Tour. Ou confirmer que les Grands Tours ne sont pas son terrain.
Car la vraie question est là: Tiberi doit-il continuer à viser le classement général, ou se réorienter vers la chasse aux étapes et les courses d’un jour? Son explosivité lui permet de briller sur des formats plus courts. Le général des trois semaines, c’est autre chose. Le mental, aussi.
La préparation menée cette année sera passée au crible. Trop de volume? Pas assez de spécifique? Mauvaise gestion de la pression? Bahrain Victorious va analyser chaque étape. Mais une chose est sûre: le Tour de France 2026 restera comme une épreuve à oublier pour Antonio Tiberi.
Il est remonté sur son vélo ce lundi pour l’entraînement de récupération. Le corps tourne, les jambes aussi. Mais la tête, elle, est encore à Paris.