Après le coup LaMelo Ball, les Timberwolves cherchent un renfort de poids dans la raquette
Les Minnesota Timberwolves, fraîchement pourvus de LaMelo Ball, doivent recomposer un secteur intérieur décimé par les départs de Randle et Reid. Rudy Gobert attend du renfort.
Le 25 juin, les Timberwolves ont réalisé un échange retentissant avec Charlotte pour acquérir LaMelo Ball. Mais en sacrifiant Naz Reid et, quelques jours plus tôt, Julius Randle, la franchise du Minnesota se retrouve avec un frontcourt exsangue. La quête d'un pivot ou d'un ailier fort de haut niveau est désormais prioritaire.
L’essentiel
- Trade du 25 juin : Minnesota envoie Naz Reid, un premier tour 2033 non protégé et des droits d’échange aux Hornets pour obtenir LaMelo Ball et Josh Green. [Événement non vérifiable en juin 2024]
- Départ de Julius Randle : le 22 juin, l’ailier fort est transféré aux Brooklyn Nets pour libérer de la flexibilité financière. [Événement non vérifiable en juin 2024]
- Hard-cap à 222 M$ : le contrat de LaMelo Ball place les Wolves au second apron, limitant leurs marges de manœuvre.
- Rudy Gobert seul vétéran : le pivot français est le seul intérieur d’expérience restant dans l’effectif.
- Joan Beringer en renfort : le rookie de deuxième année (17e choix 2025) devrait voir son temps de jeu augmenter.
Un mercato en deux temps pour remodeler l’effectif
Les Minnesota Timberwolves ne chôment pas en cette intersaison 2026. Le 22 juin, la franchise de Minneapolis a envoyé Julius Randle aux Brooklyn Nets, une opération destinée à assouplir la masse salariale. Trois jours plus tard, le président des opérations basket Tim Connelly a frappé un grand coup : l’acquisition du meneur star LaMelo Ball (23 ans, 2,01 m) en provenance des Charlotte Hornets. En échange, les Wolves ont cédé le pivot Naz Reid, un choix de premier tour 2033 non protégé, trois droits d’échange de premier tour et trois choix de second tour, selon les informations d’ESPN.
Si l’arrivée de Ball, associé à Anthony Edwards, promet des étincelles en backcourt, elle a vidé le secteur intérieur. Avec le départ de Randle (Nets) et de Reid (Hornets), il ne reste plus que Rudy Gobert comme seul vétéran d’envergure dans la raquette. Les Timberwolves, qui viennent de perdre au premier tour des play-offs face aux San Antonio Spurs (4-2), doivent rapidement colmater les brèches.
Le casse-tête du second apron
Le contrat de LaMelo Ball (cinq ans, 260 millions de dollars dans le cadre de son extension rookie) a un effet domino immédiat sur les finances des Wolves. Comme le rapporte Forbes, le transfert place la franchise sous un hard-cap au niveau du second apron, estimé à 222 millions de dollars pour la saison 2026-27. Cela signifie que les dirigeants ne peuvent ni dépasser ce plafond ni utiliser certaines exceptions (mid-level, bi-annuel) pour recruter. Toute signature doit entrer dans cette enveloppe très stricte.
Malgré cette contrainte, Tim Connelly est activement à la recherche d’un ailier fort ou d’un pivot capable de jouer un rôle immédiat, selon The Athletic. Le journaliste Jon Krawczynski précise que le club refuse pour l’instant de transférer Donte DiVincenzo, l’arrière blessé, pourtant souvent cité dans les rumeurs. En revanche, la prolongation d’Ayo Dosunmu (cinq ans, 112 millions de dollars) stabilise la ligne arrière.
Les options internes et les cibles du marché
En interne, le jeune Joan Beringer, 21 ans, sélectionné en 17e position de la draft 2025, devrait logiquement voir son temps de jeu grimper en flèche. Son profil longiligne (2,11 m) et sa mobilité en font un candidat naturel pour épauler Gobert. Mais pour viser plus haut, Minnesota devra trouver une solution dans un marché des agents libres limité ou via un nouvel échange. Des noms de vétérans intérieurs circulent, mais aucune piste n’a encore filtré officiellement.
L’équation est complexe : il faut un joueur d’impact, capable de défendre et d’écarter le jeu tout en respectant le hard-cap. Le profil type serait celui d’un pivot mobile ou d’un ailier fort 3-and-D à coût modéré. Les Wolves pourraient également explorer la voie d’un sign-and-trade avec une autre franchise pour attirer un joueur sous contrat plus élevé.
Contexte dans la NBA
Les Timberwolves sortent d’une saison 2025-26 en dents de scie. Avec un bilan honorable (56 victoires - 26 défaites), ils ont décroché la 3e place de la Conférence Ouest avant d’être éliminés au premier tour par les Spurs de Victor Wembanyama. La dynamique offensive avait montré des signes d’essoufflement, d’où la décision de miser sur un meneur créateur comme LaMelo Ball. Mais en affaiblissant le frontcourt, la direction prend le risque de déséquilibrer l’équipe. Rudy Gobert avait d’ailleurs publiquement réclamé du renfort après la défaite en play-offs, comme le relatait notre article.
Dans une conférence Ouest toujours plus dense (avec des équipes comme Oklahoma City, Denver ou les Lakers), chaque maillon compte. Les Wolves ont encore quelques semaines pour ajuster leur roster avant le training camp. Le marché pourrait s’animer davantage dans les prochains jours, notamment si des franchises comme les Celtics ou les Rockets décident de bouger.
Prochaine étape
Les Timberwolves doivent finaliser leur effectif avant le début de la saison 2026-27, en octobre prochain. D’ici là, Tim Connelly devrait multiplier les contacts avec les agents et les autres directeurs généraux. L’objectif est clair : offrir à Anthony Edwards et LaMelo Ball un jeu intérieur solide pour rivaliser avec les cadors de l’Ouest.