Aramon : l’incendie près du site Sanofi maîtrisé après 5 hectares brûlés, enquête ouverte
Le feu, parti vendredi en début d'après-midi, a menacé l'usine Seveso et une station d'épuration. Environ 80 pompiers et des moyens aériens ont été mobilisés.
Un incendie de garrigue s'est déclaré le 3 juillet près du site Sanofi à Aramon, dans le Gard. Le sinistre, maîtrisé en fin de journée, a brûlé 5 hectares. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer l'origine du feu.
L’essentiel
- Fait 1 : Incendie de végétation déclaré le 3 juillet 2026 vers 11h30 à Aramon, le long de la D126.
- Fait 2 : 5 hectares parcourus ; site Seveso Sanofi et station d’épuration préservés.
- Fait 3 : 80 pompiers, 25 engins, deux Canadairs et un hélicoptère mobilisés.
- Fait 4 : Un cabanon et trois voitures détruits ; route départementale et ligne SNCF coupées temporairement.
- Fait 5 : Enquête judiciaire ouverte par le parquet de Nîmes.
Un feu parti en bord de route
Le vendredi 3 juillet 2026, peu avant midi, un incendie de garrigue s’est déclaré à Aramon (Gard), le long de la route départementale D126, à proximité immédiate du site industriel Sanofi. Selon InfOccitanie, les premiers témoins ont signalé des flammes vers 11h30. À l’arrivée des sapeurs-pompiers, vers 12h, le feu avait déjà parcouru 1 000 m². Poussé par un vent modéré, il s’est rapidement étendu dans la végétation sèche.
Les pompiers du Gard ont réagi en force. Sur son compte officiel, le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 30) a signalé l’intervention dès midi :
Au total, quatre groupements spécialisés ont été engagés, selon le tweet des pompiers. Le dispositif terrestre comptait environ 80 sapeurs-pompiers répartis dans trois groupes d’intervention feux de forêt (GIFF) et 25 engins, précise InfOccitanie. En complément, des moyens aériens de la Sécurité civile ont été déployés : deux Canadairs et un hélicoptère bombardier d’eau ont effectué des largages répétés pour contenir les flammes.
Une menace proche du site Seveso et de la station d’épuration
L’incendie a progressé en direction de zones sensibles. Il est passé à quelques centaines de mètres du site classé Seveso de Sanofi, qui fabrique des principes actifs pharmaceutiques, ainsi que d’une station d’épuration. Selon InfOccitanie, ces deux installations ont été préservées, mais la proximité a justifié le déclenchement du Plan Communal de Sauvegarde (PCS) par la mairie d’Aramon à 12h10. Par mesure de précaution, les axes routiers alentour - notamment la D126 - ont été coupés à la circulation, de même que la ligne ferroviaire SNCF reliant Nîmes à Avignon. La circulation a été rétablie en fin d’après-midi.
Le sinistre a causé des dégâts matériels : un cabanon et trois véhicules stationnés à proximité ont été détruits par les flammes. Aucune victime n’est à déplorer.
Un feu maîtrisé après cinq hectares
Vers 16h, les pompiers ont annoncé que le feu était maîtrisé mais pas encore totalement éteint. La surface brûlée atteignait alors 5 hectares, selon le bilan actualisé d’InfOccitanie. Les opérations de noyage et de surveillance ont mobilisé les équipes jusqu’en soirée. Le vent, tombé en fin de journée, a facilité le travail des soldats du feu.
Contexte dans le Gard
Cet incendie survient dans un département méditerranéen habitué aux feux de garrigue en période estivale. Le Gard, classé en zone à risque, avait déjà connu plusieurs départs de feu au cours du mois de juin 2026, dont un secteur entre Nîmes et Saint-Gilles la veille même. La sécheresse de la végétation et les températures élevées (35 °C à Aramon le 3 juillet) augmentent le danger. Le site Sanofi d’Aramon, qui emploie plusieurs centaines de personnes, est l’un des établissements industriels les plus sensibles du département. La rapidité d’intervention des secours a permis d’éviter une catastrophe.
Enquête ouverte pour déterminer l’origine
Le parquet de Nîmes a annoncé, dans un communiqué relayé par InfOccitanie, l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les causes de l’incendie. Les enquêteurs de la gendarmerie et les techniciens en identification criminelle sont à pied d’œuvre. Les pistes accidentelle et criminelle sont examinées, a précisé la procureure. Des témoins ont été entendus, et des prélèvements effectués sur place.
Prochaine étape : les résultats des analyses et l’audition des personnes susceptibles d’avoir observé un départ de feu. Les investigations devraient durer plusieurs jours.