Arette : le spéléologue blessé à -350 m sorti après 36 heures
Un homme de 62 ans, chuté dans le gouffre Lonné-Peyret, a été remonté vendredi après une opération mobilisant plus de cent secouristes.
Un spéléologue de 62 ans, tombé mercredi soir à -350 mètres dans le gouffre Lonné-Peyret à La Pierre-Saint-Martin, a été extrait vendredi 31 juillet à 11h15. L'opération a duré plus de 36 heures.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un spéléologue de 62 ans a chuté à -350 m dans le gouffre Lonné-Peyret à Arette le 29 juillet vers 18h30.
- L'alerte a été donnée vers minuit après le retour en surface de ses compagnons du club de Franconville (Val-d'Oise).
- La victime a été extraite le 31 juillet à 11h15, après plus de 36 heures d'opération et 12 heures de remontée.
- 50 sapeurs-pompiers, 7 gendarmes du PGHM et 46 sauveteurs de Spéléo Secours Français ont été mobilisés.
- Le sous-préfet Samuel Gesret a qualifié l'opération de « cas exceptionnellement technique ».
L’homme, membre d’un club de spéléologie de Franconville, dans le Val-d’Oise, a chuté vers 18h30 le 29 juillet dans le gouffre Lonné-Peyret, sur la commune d’Arette, à La Pierre-Saint-Martin. La cavité, connue des spéléologues du monde entier, s’enfonce à plus de 350 mètres sous la surface du massif.
Ses compagnons de descente ont remonté à la surface et donné l’alerte vers minuit, selon La République des Pyrénées. Le secrétaire général de la préfecture Samuel Gesret a alors déclenché une opération de secours d’ampleur, coordonnée avec le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et Spéléo Secours Français.
Une opération jugée « exceptionnellement technique »
Cinquante sapeurs-pompiers ont été engagés, avec des renforts venus des Hautes-Pyrénées et de la Gironde, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Sept gendarmes du PGHM et 46 sauveteurs de Spéléo Secours Français ont complété le dispositif, soit plus d’une centaine de personnes mobilisées sous terre et en surface.
Samuel Gesret a qualifié l’intervention de « cas exceptionnellement technique », rapporte Sud Ouest. La progression dans la cavité, sinueuse et étroite, a nécessité une remontée par paliers successifs, avec une civière guidée millimètre par millimètre dans les passages les plus resserrés. Selon Sud Ouest, la température sous terre avoisinait -5°C ; la victime a été installée dans une tente chauffée, un « point chaud », en attendant sa remontée.
Extraction à 11h15 vendredi
La victime a finalement été sortie du gouffre à 11h15 le vendredi 31 juillet, plus de 36 heures après le déclenchement des secours et au terme d’une remontée d’environ 12 heures, a annoncé la préfecture des Pyrénées-Atlantiques sur le réseau social X.
Blessé aux membres inférieurs et supérieurs, et selon certaines sources au dos, le spéléologue a été transporté vers un centre hospitalier. Son état précis n’a pas été détaillé par la préfecture. L’opération a été dirigée sur le terrain par la commandante des sapeurs-pompiers, sous l’autorité du secrétaire général de la préfecture Samuel Gesret, qui a adressé ses remerciements à l’ensemble des équipes engagées.
Contexte dans les Pyrénées-Atlantiques
Le massif de La Pierre-Saint-Martin, à cheval sur la frontière franco-espagnole au-dessus d’Arette, est l’un des réseaux karstiques les plus fréquentés par les spéléologues en France. Sa géologie complexe, faite de puits verticaux et de galeries étroites, en fait un terrain d’entraînement autant qu’un terrain à risque, régulièrement surveillé par le PGHM des Pyrénées-Atlantiques et Spéléo Secours Français. D’autres massifs pyrénéens font l’objet d’une vigilance renforcée cet été, comme dans les vallées d’Aure et du Louron, où le risque incendie mobilise aussi les services de secours. Ces interventions illustrent le poids logistique que représentent les massifs pyrénéens pour les moyens départementaux, entre montagne, spéléologie et tourisme d’altitude.
Aucune précision n’a été communiquée à ce stade sur les circonstances exactes de la chute ni sur le pronostic médical du spéléologue.
