Arnaques en ligne : la police iséroise remet Thésée en avant

La Police nationale de l'Isère relance la promotion de la plateforme Thésée pour que les victimes d'escroqueries internet signalent sans se déplacer.

Arnaques en ligne : la police iséroise remet Thésée en avant
Illustration Julien Moreau / info.fr

La Police nationale de l'Isère (@PoliceNat38) a relayé le 12 mai 2026 une vidéo explicative sur la plateforme Thésée, outil du ministère de l'Intérieur permettant de déposer plainte en ligne après une arnaque internet. En 2025, 39 % des internautes français ont été victimes d'au moins une cyber-escroquerie.

La Police nationale de l’Isère (@PoliceNat38) a relayé le 12 mai 2026 une vidéo explicative sur la plateforme Thésée, outil du ministère de l’Intérieur permettant de déposer plainte en ligne après une arnaque internet. En 2025, 39 % des internautes français ont été victimes d’au moins une cyber-escroquerie.

L’essentiel

  • Lancement : La plateforme Thésée a été mise en ligne le 15 mars 2022 par la direction centrale de la police judiciaire.
  • Premier bilan : En un an, près de 85 000 plaintes et signalements reçus, dont 68 365 plaintes de particuliers (selon France Info).
  • Isère : Le dépôt de plainte en ligne via Thésée est disponible dans le département depuis octobre 2024, selon la préfecture.
  • Contexte national : 453 200 crimes et délits numériques recensés en France en 2025, en hausse de 14 % par rapport à 2024 (ministère de l’Intérieur).
  • Exposition : 73 % des internautes français confrontés à au moins une arnaque en ligne en 2025, 39 % victimes, selon le CREDOC.

Un tweet, une vidéo, un rappel

Le 12 mai 2026, le compte officiel de la Police nationale de l’Isère a publié un message accompagné d’une vidéo pour orienter les victimes d’escroqueries internet vers la plateforme Thésée. Pas d’annonce inédite, mais une campagne de rappel ciblée sur le territoire isérois.

La démarche s’inscrit dans une campagne nationale portée par la Police nationale, qui promeut régulièrement Thésée via ses canaux officiels, notamment à l’approche des périodes à risque comme les fêtes ou les grands événements commerciaux.

Ce qu’est Thésée

Publicité

Thésée - pour Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements pour les E-Escroqueries - a été lancée le 15 mars 2022 par la direction centrale de la police judiciaire, selon le site masecurite.interieur.gouv.fr. L’outil permet aux victimes de faux sites de vente, de piratage de compte, d’extorsion ou de phishing de déposer plainte ou d’effectuer un signalement sans se rendre dans un commissariat.

La plateforme est accessible gratuitement depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Les dossiers sont ensuite traités par des enquêteurs spécialisés de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), selon service-public.fr.

En un an après son lancement, Thésée avait reçu près de 85 000 plaintes et signalements - 68 365 plaintes de particuliers et 16 592 signalements - , d’après France Info. Ce volume illustre l’ampleur du phénomène autant que l’utilité perçue du dispositif.

Accessible en Isère depuis octobre 2024

Pour les Isérois, la possibilité de déposer plainte en ligne via Thésée est effective depuis octobre 2024, comme l’indiquait alors la préfecture de l’Isère sur son site, relayée par Place Gre’net. Le déploiement territorial progressif de ce type d’outils numériques au sein de la police et de la gendarmerie concerne désormais l’ensemble des départements.

Le périmètre couvert inclut les infractions les plus courantes : achats en ligne non honorés, faux conseillers bancaires, arnaques aux cryptomonnaies, usurpation d’identité numérique ou encore hameçonnage.

Contexte dans l’Isère

L’Isère est le troisième département d’Auvergne-Rhône-Alpes par la population, avec plus de 1,3 million d’habitants. Grenoble, ville universitaire et pôle technologique, concentre une part importante d’utilisateurs connectés, potentiellement plus exposés aux arnaques numériques sophistiquées.

À l’échelle nationale, le tableau est préoccupant. Le ministère de l’Intérieur a recensé 453 200 crimes et délits à caractère numérique en 2025, soit une progression de 14 % par rapport à 2024. Selon l’enquête Conditions de vie et aspirations du CREDOC, 73 % des internautes français ont été confrontés à au moins une tentative d’arnaque en ligne l’an dernier, et 39 % en ont été victimes.

Sur Cybermalveillance.gouv.fr, les demandes d’assistance pour escroqueries au faux placement ont nettement augmenté en 2025. Le piratage de comptes représente 20,1 % des sollicitations, en hausse de 14 % par rapport à 2024, selon le rapport annuel 2025 de la plateforme. Ces données sont issues d’une seule source et doivent être attribuées à Cybermalveillance.gouv.fr.

La disponibilité des services en préfecture et l’essor des plateformes numériques publiques traduisent une même tendance : dématérialiser les démarches administratives et judiciaires pour faciliter l’accès aux droits.

Comment signaler

La démarche est simple. Depuis masecurite.interieur.gouv.fr ou directement sur la plateforme Thésée, la victime décrit les faits, fournit les éléments en sa possession (captures d’écran, coordonnées bancaires débitées, références de commande) et soumet le dossier. Un enquêteur de l’OCLCTIC prend ensuite le relais.

Le signalement ne vaut pas systématiquement dépôt de plainte formel, mais permet d’alimenter les bases de données des unités spécialisées et de croiser les modes opératoires utilisés sur le territoire.

Pour les arnaques ne relevant pas des escroqueries en ligne stricto sensu, la Police nationale rappelle que le portail Cybermalveillance.gouv.fr reste la porte d’entrée principale pour toute forme de cybervictimisation.

Les enquêteurs de l’OCLCTIC traitent les dossiers en continu. Aucune date ni étape locale spécifique n’a été annoncée par la Police nationale de l’Isère au-delà de cette campagne de communication.

Sources

Julien Moreau

Julien Moreau

Julien est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Isère (38), avec Grenoble pour chef-lieu. Spécialité du département : recherche micronano (CEA-Leti) et stations alpines. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie