Arpajon-sur-Cère : fausse alerte à la bombe au marché, un canular sans suites

Un appel anonyme a mobilisé les forces de l'ordre au marché de la commune cantalienne le 24 avril.

Arpajon-sur-Cère : fausse alerte à la bombe au marché, un canular sans suites
Illustration Pierre Chassagne / info.fr

Un appel téléphonique anonyme signalant une bombe au marché d'Arpajon-sur-Cère a déclenché l'intervention des forces de l'ordre vendredi 24 avril. L'alerte s'est révélée être un canular. Une enquête est ouverte pour identifier l'auteur.

Le marché d’Arpajon-sur-Cère - qui se tient chaque mercredi et samedi matin selon la mairie - a été brièvement perturbé ce vendredi 24 avril par une fausse alerte à la bombe. Un appel anonyme a signalé la présence d’un engin dans la commune cantalienne d’environ 5 800 habitants. Les forces de l’ordre ont été dépêchées sur place. Aucune évacuation massive n’a été nécessaire. Aucun engin n’a été trouvé.

Un phénomène qui mobilise des moyens importants

Ce type de canular n’est pas sans conséquences. Selon la préfecture de Gironde, une fausse alerte à la bombe mobilise en moyenne 50 à 100 agents des forces de l’ordre et de secours pour plusieurs heures, au détriment d’autres interventions. Le bilan de la sécurité publique 2025 dans le Cantal ne recensait pas d’incident similaire dans le département.

À l’échelle nationale, les fausses alertes à la bombe ont augmenté de 25 % dans les établissements scolaires depuis la rentrée 2023, selon Le Parisien. Le phénomène dit de swatting est souvent le fait de mineurs. En décembre 2025, un adolescent de 14 ans avait été jugé pour avoir déclenché sept alertes dans un collège de Pauillac, en Gironde, selon Le Figaro.

Jusqu’à 5 ans de prison

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Les auteurs de ce type de canular s’exposent à des poursuites sérieuses. L’article 322-12 du Code pénal prévoit jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour mise en danger d’autrui, selon service-public.fr. Une enquête est en cours pour identifier l’auteur de l’appel. Aucune date d’audience n’a été communiquée à ce stade.

Sources

Pierre Chassagne

Pierre Chassagne

Correspondant à Aurillac, traite l'élevage bovin, les tensions sur les prix du lait, le tourisme volcanique et la fermeture de lignes SNCF. Diplômé de Sciences Po Grenoble, il a fait ses armes en PQR auvergnate. Principe de base : connaître les coopératives, les syndicats agricoles, les élus locaux, confronter leurs discours aux réalités du terrain.

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