Arthur Géa : son coach Gerald Melzer le quitte après Wimbledon
Le Français, 129e mondial, raconte le départ brutal de Gerald Melzer en pleine saison
Le Français de 21 ans, 129e mondial, doit reconstruire son staff en urgence après le départ de son entraîneur autrichien qui refuse de continuer à voyager.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Précarité du coaching Challenger
En dessous du top 100, les joueurs peinent à sécuriser un staff stable. Les coachs qualifiés hésitent à s'engager face aux contraintes financières et logistiques.
Le coût d'un coach qualifié
Un ancien top 100 facture jusqu'à 10 000 euros par mois. À la 129e place ATP, ce budget reste inaccessible pour la majorité des joueurs français.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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fin 2025
Début collaboration Melzer
Gerald Melzer devient coach d'Arthur Géa avec une équipe autrichienne complète
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juil. 2026
Élimination Wimbledon
Géa perd au 2e tour des qualifications, Melzer annonce son départ
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20 juil. 2026
129e mondial
Géa atteint son meilleur classement ATP en carrière
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juil. 2026
Finale Granby
Premier résultat marquant avec le coach intérimaire Andrea Morlet
Arthur Géa poursuit sa saison. C’est juillet, il vient de perdre au deuxième tour des qualifications de Wimbledon. Dans le vestiaire, Gerald Melzer lui annonce qu’il arrête. Il ne veut plus voyager. Pas de conflit. Pas de résultats catastrophiques. Juste ça: il rentre chez lui.
« Il m’a lâché », confie le Français de 21 ans à L’Équipe. « Même si les résultats récents avaient été un peu moins bons, on s’entendait toujours super bien. Sauf qu’il ne voulait plus du tout voyager. »
La collaboration avait pourtant démarré fin 2025. Gerald Melzer, ancien 68e mondial - frère de Jürgen Melzer - avait pris Arthur Géa sous son aile. Autour d’eux, une équipe autrichienne complète: Benjamin Grill - Andreas Freudensprung. Un vrai projet.
Le poids des absences
Le circuit Challenger pèse à Gerald Melzer. Les vols, les hôtels, les semaines loin de chez lui. Il a une compagne, des parents. Le tennis professionnel à ce niveau-là, c’est des semaines sur la route. Il n’en veut plus.
Trois jours pour reconstruire
Arthur Géa se retrouve seul à trois jours du départ pour les États-Unis. Pas de coach, pas de plan B. Il passe quelques coups de fil. Les critères sont simples: disponibilité immédiate, connaissance du circuit, acceptation de l’intérim. Andrea Morlet - qui a bossé avec Harold Mayot - coche les cases. Il accepte de dépanner. Le deal est clair: intérim, le temps de voir. Pas d’engagement long terme, pas de promesses. Juste tenir la tournée américaine pendant que Géa cherche une solution durable. C’est du bricolage en urgence, mais ça évite de partir seul.
Granby, puis quoi
Le premier résultat tombe vite. Finale au Challenger de Granby. Puis quart à Newport. Avec Andrea Morlet, ça marche. Mais c’est provisoire. Géa prévoit de tester d’autres profils après la tournée américaine. Il cherche quelqu’un qui tienne la distance.
L’équation budgétaire
Au 20 juillet, il pointe à la 129e place mondiale - 502 points. Son meilleur classement en carrière. Pas de quoi s’offrir un coach à 10 000 euros par mois - le tarif qu’il évoquait en février pour un coach expérimenté. À ce niveau de revenus, il faut retrancher les frais de déplacement, l’hébergement, l’équipement. L’équation ne tient pas. Avec Gerald Melzer, il avait cette expertise sans débourser une fortune. L’Autrichien acceptait un salaire inférieur à son niveau parce qu’il voulait rester dans le tennis. Maintenant, il faut reconstruire avec les moyens d’un 129e mondial. Et ces moyens-là limitent drastiquement le choix.
Ce que les coachs ne disent pas
Le départ de Gerald Melzer dit quelque chose que personne ne verbalise sur le circuit Challenger: entraîner à ce niveau, c’est un job précaire même pour un ancien pro. Gerald Melzer connaît le tennis, il a les compétences. Mais il ne peut pas enchaîner les déplacements pour un salaire incertain. Arthur Géa ne le dit pas, mais le constat est là: en dessous du top 100, la relation coach-joueur reste fragile. Pas assez d’argent pour sécuriser un staff stable. Trop d’exigences logistiques pour que ça dure.
Géa continue sa tournée américaine avec Andrea Morlet. Les résultats suivent. Mais la question reste ouverte: qui acceptera de rester quand l’avion décollera pour le prochain tournoi?
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