Assises de Gironde : jugé pour le coup de couteau mortel d’un voisin à Ambarès-et-Lagrave
Menouar Amirat, 46 ans, comparaît depuis le 22 mai pour la mort d'Alladin Jeljeli, coiffeur tunisien de 35 ans, tué en juillet 2022 dans une résidence partagée.
Les assises de la Gironde examinent depuis le 22 mai 2026 le dossier de la mort d'Alladin Jeljeli, tué d'un coup de couteau dans le cœur à Ambarès-et-Lagrave le 23 juillet 2022. L'accusé, Menouar Amirat, 46 ans, est jugé pour meurtre. Le verdict est attendu les 25 ou 26 mai.
Les assises de la Gironde examinent depuis le 22 mai 2026 le dossier de la mort d’Alladin Jeljeli, tué d’un coup de couteau dans le cœur à Ambarès-et-Lagrave le 23 juillet 2022. L’accusé, Menouar Amirat, 46 ans, est jugé pour meurtre. Le verdict est attendu les 25 ou 26 mai.
L’essentiel
- Victime : Alladin Jeljeli, coiffeur tunisien de 35 ans, décédé le 23 juillet 2022 d’un coup de couteau de 9 cm dans le cœur à Ambarès-et-Lagrave (Gironde).
- Accusé : Menouar Amirat, Algérien alors âgé de 42 ans (46 ans au moment du procès), en détention provisoire depuis 2022, jugé aux assises de Bordeaux à partir du 22 mai 2026 pour trois jours.
- Enjeu judiciaire : qualification en meurtre (jusqu’à 30 ans de réclusion) ou en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner (jusqu’à 15 ans).
- Lieu des faits : résidence de 18 studios avec cuisine commune, derrière le salon de coiffure au 56 avenue de la Libération à Ambarès-et-Lagrave, vers 23h30.
- Verdict attendu : 25 ou 26 mai 2026.
Une dispute de voisins dans une résidence partagée
Les faits remontent au soir du 23 juillet 2022, vers 23h30. Dans le jardin d’une résidence divisée en 18 studios avec cuisine commune, derrière le salon de coiffure au 56 avenue de la Libération à Ambarès-et-Lagrave, une dispute éclate entre deux voisins. Alladin Jeljeli, coiffeur tunisien de 35 ans, reçoit un coup de couteau. La lame, longue de 9 cm, le touche au cœur. Il décède rapidement.
Selon Ouest-France et actu.fr, qui ont couvert les faits dès 2022, une enquête pour homicide volontaire est immédiatement ouverte et confiée à la gendarmerie. Ses voisins le décrivent comme un « vrai gentil ». Il attendait un enfant.
Les déclarations contradictoires de l’accusé
Menouar Amirat est interpellé sur place. Il est alors très alcoolisé. Selon Sud Ouest, il déclare aux gendarmes : « Je l’ai planté mais il me tapait. Fallait que je le plante, j’avais pas le choix pour me défendre. »
Par la suite, ses déclarations évoluent. Il évoque parfois un geste involontaire, affirmant que la victime « s’est embrochée ». Ces variations alimentent le débat central du procès : y avait-il, oui ou non, intention de donner la mort ?
Mis en examen pour meurtre, Amirat est placé en détention provisoire. Le procureur de la République de Bordeaux, Frédérique Porterie, confirme alors la mesure d’écrou, selon Sud Ouest.
Meurtre ou violences ayant entraîné la mort : la question centrale
C’est le nœud du procès. La qualification retenue détermine l’échelle des peines encourues. Jugé pour meurtre - infraction supposant une intention homicide - , Menouar Amirat risque jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle. Si les jurés retiennent la qualification de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, le plafond tombe à 15 ans.
Les avocats de la défense contestent l’intention homicide, selon Sud Ouest. L’état d’alcoolisation de l’accusé, ses déclarations immédiates puis rétractées, et les circonstances de la dispute constituent les éléments débattus à l’audience.
Ce type de débat sur la qualification est fréquent dans les affaires d’homicides commis lors de rixes ou de disputes, où l’acte unique - ici un seul coup de couteau - rend difficile l’établissement d’une intention préalable de tuer. D’autres affaires de violences urbaines mobilisent régulièrement les juridictions girondines.
Contexte dans la Gironde
Ambarès-et-Lagrave est une commune de la première couronne bordelaise, comptant 17 644 habitants en 2023 selon l’INSEE, sur une superficie de 24,76 km² (densité d’environ 700 hab/km²). Elle borde Bordeaux Métropole au nord-est.
La résidence où se sont produits les faits, divisée en 18 studios à occupation partagée, illustre un type d’habitat collectif présent dans plusieurs communes de la métropole. L’enquête avait été confiée à la gendarmerie, compétente sur la commune.
Les assises de la Gironde siègent à Bordeaux et traitent régulièrement des dossiers criminels du département. Ce procès, ouvert le 22 mai pour trois jours, s’inscrit dans le flux ordinaire de la chambre criminelle. La lutte contre les violences graves fait l’objet d’un renforcement des moyens judiciaires à l’échelle nationale.
Prochaine étape
Le jury populaire des assises de la Gironde doit rendre son verdict le 25 ou 26 mai 2026, selon Sud Ouest. La qualification retenue - meurtre ou violences volontaires ayant entraîné la mort - déterminera la peine prononcée à l’encontre de Menouar Amirat, en détention provisoire depuis juillet 2022.
Sources
- Sud Ouest : Un quadragénaire jugé aux assises pour un coup de couteau mortel près de Bordeaux
- Sud Ouest : Gironde : un homme mis en examen et écroué pour le meurtre à Ambarès
- Ouest-France : Gironde. Un homme de 35 ans tué d'un coup de couteau après une dispute avec un voisin
- actu.fr : Gironde : coup de couteau mortel à Ambarès-et-Lagrave