Asthme d’orage : la nuit où 1 900 Franciliens ont étouffé
Dans la nuit du 10 au 11 juin 2023, un orage transforme les pollens en bombe à fragmentation. Les urgences d'Île-de-France sont submergées.
Première épidémie majeure d'asthme d'orage en France : 1 900 patients aux urgences en 48 heures. Un phénomène rare, amplifié par le climat.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un phénomène inédit à cette échelle en France
1 900 patients aux urgences franciliennes en 48 heures, soit le premier épisode majeur documenté sur le territoire.
Les non-asthmatiques en première ligne
À Melbourne en 2016, 57 % des patients aux urgences n'avaient pas d'asthme connu. La majorité des victimes ne savent pas qu'elles sont vulnérables.
Le climat comme multiplicateur
Saisons polliniques allongées, CO2 qui dope la production de pollen, orages plus fréquents : tous les leviers vont dans le même sens.
Capacité hospitalière testée
Taux d'hospitalisation à 14 %, moins que la moyenne annuelle. Mais sur le terrain, création de zones aérosols improvisées et stocks de bronchodilatateurs sous tension.
Un précédent nantais ignoré depuis 2013
152 appels à SOS Médecins Nantes du 7 au 10 juin 2013 contre 27 les quatre jours précédents. L'alerte existait.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 1 900 patients aux urgences franciliennes du 10 au 12 juin 2023 pour crise d'asthme.
- À Argenteuil, dix fois plus de consultations pour asthme que d'habitude sur le week-end.
- Le mécanisme : les orages fragmentent les pollens en particules fines qui pénètrent profondément dans les poumons.
- Melbourne 2016 reste la référence : 3 365 admissions en 30 heures, près de 10 000 sur toute la crise, neuf décès.
- Le changement climatique allonge les saisons polliniques et augmente la production de pollen.
Les données sont formelles. Lors de l’épisode orageux qui a balayé la région parisienne les 10, 11 et 12 juin 2023 [1], 1 900 patients [2] se sont présentés aux urgences pour une crise d’asthme. C’est le premier épisode majeur d’asthme d’orage jamais documenté en France [3], publié en avril 2026 [4] dans la Revue Française d’Allergologie [5] par l’équipe de Nicolas Visez [6] de l’Université de Lille.
Concrètement, cela signifie qu’en une nuit, un orage a rempli les services d’urgence franciliens comme une épidémie saisonnière les remplit en plusieurs semaines. À l’hôpital d’Argenteuil [7], 200 patients [8] ont été pris en charge sur le seul week-end, soit dix fois plus que d’habitude [9]. « Ça fait 22 ans que je travaille aux urgences, je n’ai jamais vu ce phénomène! » [10] a déclaré à France Bleu Catherine Le Gall [11], cheffe du service des urgences à l’hôpital d’Argenteuil [11].
Une bombe à fragmentation végétale
Le mécanisme est désormais bien décrit. En période orageuse, le vent et la foudre brisent et fragmentent les grains de pollen en minuscules particules et les disséminent dans l’air [13]. « Avec la forte humidité de l’air avant les orages, les pollens peuvent se gorger d’eau et éclater en minuscules particules qui pourront pénétrer plus profondément dans les poumons » [14], explique le Réseau National de Surveillance Aérobiologique [15].
Traduit en langage courant: un grain de pollen normal s’arrête dans le nez. Un grain fragmenté descend jusqu’aux bronchioles. L’allergologue Madeleine Epstein [16], qui exerce dans un cabinet parisien, décrit à actu.fr une amplification brutale des symptômes: « À cause de ces facteurs liés à l’orage, et puisque les particules sont plus petites, elles pénètrent » plus profondément dans les voies respiratoires [17]. Pendant ces épisodes, « il y a beaucoup de vent qui emmène les grains de pollen dans l’atmosphère. Avec l’humidité et les charges électriques, cela provoque une bombe à fragmentation qui fait exploser les grains de pollens » [18].
À Paris, l’afflux aux urgences a débuté le 10 juin vers 18 h [19], après une forte bourrasque de 15 m/s [20], et a culminé le 11 juin vers 4 h du matin [21]. Profil principal des patients: des hommes âgés de 14 à 44 ans [22]. Une augmentation significative des spores de moisissures, Cladosporium et ascospores [23], a été observée durant la nuit, coïncidant avec la saison pollinique des graminées et urticacées [24].
Melbourne 2016: la référence mondiale
Pour donner une échelle, il faut comparer à Melbourne. Dans la nuit du 21 novembre 2016 [25], un orage a provoqué l’admission de 3 365 patients [26] aux urgences en 30 heures [27] dans une ville de 4,6 millions d’habitants [28]. Les 3 365 admissions correspondent aux seules 30 premières heures de la crise [26][27]; sur l’ensemble de l’épisode, le total a atteint près de 10 000 patients [29], 35 admis en soins intensifs [30], et dix personnes sont décédées [31]. Au pic, un appel aux secours toutes les 4 secondes [32].
La littérature recense une trentaine d’épisodes d’asthme d’orage documentés dans le monde [33], avec une fréquence estimée à deux événements par décennie en Australie [34]. En Europe, le phénomène a été décrit pour la première fois à Birmingham dès 1983 [35][36], et on se souvient également d’un épisode à Leicester en juin 2023 [37][38], quasi-concomitant à celui d’Île-de-France. Au-delà, les sources consultées ne détaillent pas les autres précédents européens continentaux.
Le précédent nantais, sous-estimé
La France avait pourtant déjà été touchée. Du 7 au 10 juin 2013 [39], SOS Médecins Nantes a enregistré 152 appels [40] pour crises d’asthme, contre 27 [41] les quatre jours précédents. Le jour même, un début de pollinisation du Ray-Grass avait été déclaré par le pollinarium de Nantes [42]. L’étude publiée en 2018 [43] par Noémie Fortin [44], Patrick Guérin [45], Marie-Christine Delmas [46] et Bruno Hubert [47] avait établi le lien. Il n’a pas été entendu.
Le système hospitalier à l’épreuve
Le taux d’hospitalisation francilien est resté à 14 % [48], en dessous de la moyenne annuelle de 20 % pour l’asthme [49]. C’est un fait: le système hospitalier a absorbé le choc sans effondrement. Mais derrière ce chiffre rassurant, les signaux de tension sont nets. À l’hôpital Simone Veil d’Eaubonne [50], une soixantaine de patients ont été admis sur le seul week-end du 10 juin [51][52]. Sur 245 passages totaux aux urgences [53], 42 l’ont été pour dyspnée ou allergie [54] - près d’un patient sur six [55]. « C’est énorme, largement inhabituel » [56], constate Maxime Gautier [57], chef des urgences.
Christian Delafosse [58], chef du service de pneumologie à Eaubonne, décrit des cas graves: « Malgré leur traitement, certains s’étouffaient, n’arrivaient plus à respirer et ont dû être placés sous oxygène avec un traitement à base de corticoïde à forte dose et d’aérosol bronchodilatateur » [59]. À l’hôpital Saint-Antoine, dans le XIIᵉ arrondissement [60], l’urgentiste Jennifer Sobotka [61] raconte sa nuit de garde du 11 au 12 juin [62] en quelques mots: « asthme, asthme, asthme, asthme… on refait le plein de bronchodilatateurs et on crée une zone aérosols au SAU SAT » [63]. Création impromptue de zones dédiées, rupture imminente de stocks de bronchodilatateurs: aucune source consultée ne mentionne l’activation formelle d’un plan blanc cette nuit-là, mais les témoignages décrivent une organisation réinventée dans l’urgence, service par service.
Le climat, multiplicateur
C’est mesurable. Selon le Commissariat général au développement durable [64], le changement climatique est un « facteur d’augmentation » des allergies au pollen [65]. La hausse des températures provoque une floraison plus précoce et un allongement des saisons polliniques [66]. L’augmentation du CO2 atmosphérique accroît significativement la production de pollen [67]. Et la pollution, en déformant certains grains, accroît leur capacité à pénétrer en profondeur les voies respiratoires [68].
Pour donner une échelle: une étude menée dès les années 2000 [69] a mesuré que les concentrations actuelles de CO2 avaient fait grimper la production de pollen d’ambroisie de 131 % par rapport à la période préindustrielle [70]. Si le taux atteint les niveaux projetés pour le XXIᵉ siècle, l’augmentation atteindrait 320 % [71]. En 2020 [72], on estimait qu’entre 1,15 et 3,5 millions de personnes [73] étaient déjà allergiques au pollen d’ambroisie en France métropolitaine.
La tendance épidémiologique confirme. Selon un rapport de l’Anses, « la prévalence des pathologies allergiques respiratoires comme les rhinites saisonnières et l’asthme a pratiquement doublé ces vingt dernières années dans les pays industrialisés » [74]. Dès 2008, une étude confirmait que le nombre de rhinites polliniques avait triplé en vingt-cinq ans en France [75][76].
Ce que les sources ne disent pas
L’angle mort est ailleurs. À Melbourne, 57 % des patients [12] qui se sont présentés aux urgences n’avaient PAS d’asthme connu auparavant. 88 % [77] souffraient de rhinite allergique saisonnière - un rhume des foins ordinaire. Posé autrement: la majorité des victimes d’un asthme d’orage ignorent qu’elles sont asthmatiques avant la crise. Elles n’ont ni traitement, ni plan d’urgence, ni réflexe de prise en charge. Ce sont elles, et non les asthmatiques connus, qui engorgent les urgences en quelques heures.
Aucune des sources consultées ne détaille le profil des 1 900 patients franciliens sur ce critère. Les données manquent pour savoir combien d’entre eux découvraient leur asthme cette nuit-là. C’est pourtant la question qui conditionne la réponse sanitaire à venir.
Second angle mort, non moins décisif: aucune des sources consultées ne mentionne l’existence d’un plan national de prévention de l’asthme d’orage adopté à la suite de l’épisode de juin 2023 [78], ni une révision formelle des protocoles ARS ou des recommandations de Santé Publique France postérieures à la crise. Pour un événement qualifié de premier épisode majeur jamais documenté sur le territoire, cette absence de réponse institutionnelle structurelle - ou son silence médiatique - pose question.
Que faire en cas d’orage
Les recommandations sont simples. L’Agence régionale de santé d’Île-de-France [79] a recommandé aux personnes asthmatiques d’éviter les déplacements lors des épisodes orageux. Luc Refabert [80], allergologue à l’hôpital Necker et vice-président de l’association asthme et allergies, rappelle à France Bleu que « le masque est un très bon filtre, car les pollens sont de grosses molécules » [81]. Madeleine Epstein [16] conseille: « Les asthmatiques qui connaissent leur affection ont leurs médicaments et savent comment réagir en cas de crise. Si vraiment celle-ci ne passe pas, ils peuvent appeler les urgences » [82].
On le savait. Maintenant on le mesure. L’épisode des 10, 11 et 12 juin 2023 [1] n’est pas un accident météorologique isolé. C’est le premier d’une série que les projections climatiques annoncent plus fréquente. Le système de santé a tenu une fois, à force d’improvisation de nuit. La question est de savoir s’il tiendra la prochaine - et avec quel plan.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (82)
« a touché la région parisienne les 10, 11 et 12 juin 2023 »
asfera.org ↗ ↩
« cet événement a entraîné 1900 consultations aux urgences pour asthme »
asfera.org ↗ ↩
« 1900 patients aux urgences lors du premier épisode majeur d'asthme d'orage en France en juin 2023 »
researchgate.net ↗ ↩
« April 2026Revue Française d Allergologie 66:104791 »
researchgate.net ↗ ↩
« Revue Française d Allergologie 66:104791 »
researchgate.net ↗ ↩
« Authors: Nicolas VisezUniversity of Lille »
researchgate.net ↗ ↩
« Aux urgences d'Argenteuil, ce sont au total 200 patients qui ont été pris en charge »
francebleu.fr ↗ ↩
« Aux urgences d'Argenteuil, ce sont au total 200 patients qui ont été pris en charge en pleine crise d'asthme sur le week-end »
francebleu.fr ↗ ↩
« 200 patients qui ont été pris en charge en pleine crise d'asthme sur le week-end, dix fois plus que d'habitude »
francebleu.fr ↗ ↩
« Ca fait 22 ans que je travaille aux urgences, je n'ai jamais vu ce phénomène! »
francebleu.fr ↗ ↩
« Catherine Le Gall, cheffe du service des urgences à l'hôpital d'Argenteuil »
francebleu.fr ↗ ↩
« Cinquante-sept pour cent des patients des urgences n'avaient pas d'asthme connu auparavant »
francais.medscape.com ↗ ↩
« En période orageuse, le vent et la foudre brisent et fragmentent les grains de pollen en minuscules particules et les disséminent dans l'air. »
sante.journaldesfemmes.fr ↗ ↩
« Avec la forte humidité de l'air avant les orages, les pollens peuvent se gorger d'eau et éclater en minuscules particules qui pourront pénétrer plus profondément dans les poumons »
actu.fr ↗ ↩
« Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique confirmait ce 13 juin 2023 un pic de crises d'asthme »
actu.fr ↗ ↩
« image Madeleine Epstein, allergologue dans un cabinet parisien, jointe par actu.fr »
actu.fr ↗ ↩
« À cause de ces facteurs liés à l'orage, et puisque les particules sont plus petites, elles pénètrent plus loin dans l'arbre respiratoire, et donc les effets des allergies au pollen sont multipliés par dix »
actu.fr ↗ ↩
« Pendant ces épisodes orageux, il y a beaucoup de vent qui emmène les grains de pollen dans l'atmosphère. Avec l'humidité et les charges électriques, cela provoque une bombe à fragmentation qui fait exploser les grains de pollens »
actu.fr ↗ ↩
« L'afflux aux urgences a débuté le 10 juin vers 18 h »
asfera.org ↗ ↩
« après une forte bourrasque (15 m.s-1) »
asfera.org ↗ ↩
« a culminé le 11 juin vers 4 h du matin »
asfera.org ↗ ↩
« touchant en particulier les hommes âgés de 14 à 44 ans »
asfera.org ↗ ↩
« Une augmentation significative des spores de moisissures (Cladosporium et ascospores) a été observée durant la nuit »
asfera.org ↗ ↩
« l'EAO ait coïncidé avec la saison pollinique des graminées et urticacées »
asfera.org ↗ ↩
« dans la nuit du 21 novembre 2016 »
jim.fr ↗ ↩
« En l'espace de 30 heures, 3 365 patients ont été admis aux urgences »
francais.medscape.com ↗ ↩
« En l'espace de 30 heures, 3 365 patients ont été admis aux urgences »
francais.medscape.com ↗ ↩
« une ville de 4,6 millions d'habitants »
francais.medscape.com ↗ ↩
« occasionna un excès de près de 10 000 patients admis aux urgences pour crises d'asthme »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Parmi les patients de Melbourne, 35 ont été admis en unité de soins intensifs »
francais.medscape.com ↗ ↩
« 10 décès sont survenus »
jim.fr ↗ ↩
« un appel toutes les 4 secondes au pic de la crise »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Une trentaine d'événements ont été documentés »
francais.medscape.com ↗ ↩
« De tels événements sont principalement observés en Australie, où l'on s'attend à deux événements par décennie »
francais.medscape.com ↗ ↩
« L'asthme orageux a été observé pour la première fois en 1983 à Birmingham, en Angleterre »
francais.medscape.com ↗ ↩
« L'asthme orageux a été observé pour la première fois en 1983 à Birmingham, en Angleterre »
francais.medscape.com ↗ ↩
« S. Diver et coll. (1) analysent les circonstances de l'épisode d'asthme d'orage survenu à Leicester en juin 2023. »
jim.fr ↗ ↩
« l'épisode d'asthme d'orage survenu à Leicester en juin 2023 »
jim.fr ↗ ↩
« du 7 au 10 juin [2013, ndlr], 152 appels pour crises d'asthme ont été enregistrés »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« du 7 au 10 juin [2013, ndlr], 152 appels pour crises d'asthme ont été enregistrés »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« 152 appels pour crises d'asthme ont été enregistrés versus 27 les quatre jours précédents »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Le jour même, un début de pollinisation du Ray-Grass (graminée) avait été déclaré par le pollinarium de Nantes. »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2018, n°. 18 »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Noémie Fortin, Patrick Guérin, Marie-Christine Delmas, Bruno Hubert »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Noémie Fortin, Patrick Guérin, Marie-Christine Delmas, Bruno Hubert »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Noémie Fortin, Patrick Guérin, Marie-Christine Delmas, Bruno Hubert »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Noémie Fortin, Patrick Guérin, Marie-Christine Delmas, Bruno Hubert »
atmo-auvergnerhonealpes.fr ↗ ↩
« Le taux d'hospitalisation (14 %) est resté inférieur à la moyenne annuelle pour l'asthme (20 %) »
asfera.org ↗ ↩
« Le taux d'hospitalisation (14 %) est resté inférieur à la moyenne annuelle pour l'asthme (20 %) »
asfera.org ↗ ↩
« Au service des urgences de l'hôpital Simone Veil d'Eaubonne (Val-d'Oise) »
leparisien.fr ↗ ↩
« Au service des urgences de l'hôpital Simone Veil d'Eaubonne (Val-d'Oise), une soixantaine de personnes ont été admises le week-end du 10 juin pour des crises d'asthme sévères. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Au service des urgences de l'hôpital Simone Veil d'Eaubonne (Val-d'Oise), une soixantaine de personnes ont été admises le week-end du 10 juin pour des crises d'asthme sévères. »
leparisien.fr ↗ ↩
« 245 patients dont 42 pour motif dyspnée ou allergie »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« 245 patients dont 42 pour motif dyspnée ou allergie »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« on a eu quasiment un patient sur six qui s'est présenté pour ces symptômes »
francebleu.fr ↗ ↩
« C'est énorme, largement inhabituel. »
francebleu.fr ↗ ↩
« Maxime Gautier, le chef des urgences »
francebleu.fr ↗ ↩
« explique le chef du service de pneumologie Christian Delafosse »
leparisien.fr ↗ ↩
« Malgré leur traitement, certains s'étouffaient, n'arrivaient plus à respirer et ont dû être placés sous oxygène avec un traitement à base de corticoïde à forte dose et d'aérosol bronchodilatateur »
leparisien.fr ↗ ↩
« l'hôpital Saint-Antoine dans le XIIe arrondissement de Paris »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« l'urgentiste à l'hôpital Saint-Antoine dans le XIIe arrondissement de Paris, Jennifer Sobotka »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« sa nuit de garde du 11 au 12 juin »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« asthme, asthme, asthme, asthme… on refait le plein de bronchodilatateurs et on crée une zone aérosols au SAU SAT »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Selon le Commissariat général au développement durable, le changement climatique est un «facteur d'augmentation» des allergies au pollen. »
cnews.fr ↗ ↩
« le changement climatique est un «facteur d'augmentation» des allergies au pollen »
cnews.fr ↗ ↩
« La hausse des températures provoque une floraison et une pollinisation plus précoces et un allongement des saisons polliniques »
notre-environnement.gouv.fr ↗ ↩
« l'augmentation de la concentration dans l'atmosphère de CO2, nécessaire à la photosynthèse, accroît de façon significative la production de pollen »
notre-environnement.gouv.fr ↗ ↩
« la pollution, en déformant ou transformant certains grains, elle accroît leur capacité à pénétrer en profondeur les voies respiratoires »
notre-environnement.gouv.fr ↗ ↩
« Dès les années 2000, une équipe de chercheurs a mesuré la production de pollen d'ambroisie en fonction de l'exposition de la plante à différents niveaux de CO₂ »
lemonde.fr ↗ ↩
« les concentrations actuelles de CO₂ ont fait grimper la production de pollen de 131 % par rapport à la période préindustrielle »
lemonde.fr ↗ ↩
« Si le taux dans l'atmosphère atteint les niveaux projetés pour le XXIᵉ siècle, la production augmenterait même de 320 % »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2020, l'Anses a estimé qu'entre 1,15 et 3,5 millions de personnes étaient déjà allergiques au pollen d'ambroisie en France métropolitaine »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2020, l'Anses a estimé qu'entre 1,15 et 3,5 millions de personnes étaient déjà allergiques au pollen d'ambroisie en France métropolitaine »
lemonde.fr ↗ ↩
« la prévalence des pathologies allergiques respiratoires comme les rhinites saisonnières et l'asthme a pratiquement doublé ces vingt dernières années dans les pays industrialisés »
lemonde.fr ↗ ↩
« Dès 2008, une étude épidémiologique confirmait qu'en France le nombre de rhinites polliniques avait triplé en vingt-cinq ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« une étude épidémiologique confirmait qu'en France le nombre de rhinites polliniques avait triplé en vingt-cinq ans »
lemonde.fr ↗ ↩
« 88 % des patients des urgences de Melbourne souffraient de rhinite allergique saisonnière »
francais.medscape.com ↗ ↩
« D'étonnantes crises d'asthme ont provoqué une ruée dans les services d'Urgences d'Ile-de-France en juin 2023, quelques heures après un violent orage. »
sante.journaldesfemmes.fr ↗ ↩
« l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a recommandé dimanche »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Luc Refabert, allergologue à l'hôpital Necker et vice-président de l'association asthme et allergies »
francebleu.fr ↗ ↩
« le masque est un très bon filtre, car les pollens sont de grosses molécules »
francebleu.fr ↗ ↩
« Les asthmatiques qui connaissent leur affection ont leurs médicaments et savent comment réagir en cas de crise. Si vraiment celle-ci ne passe pas, ils peuvent appeler les urgences »
actu.fr ↗ ↩
Sources
- C'est quoi l'asthme d'orage ?
- Ile-de-France : explosion des passages aux urgences pour crises d'asthme, "du jamais vu" pour les soignants
- L'asthme d'orage : une menace accentuée par le réchauffement climatique
- Allergies : c'est quoi l'asthme d'orages, responsable d'une forte affluence aux urgences ?
- Que sont la toux du platane et l'asthme d'orage ?
- Parlons pollens #5 : L'asthme d'orage
- Allergies au pollen : comment la combinaison entre la pollution et la multiplication des orages aurait une incidence grave sur l'asthme et le rhume des foins
- 1900 patients aux urgences lors du premier épisode majeur d’asthme d’orage en France en juin 2023
- Articles des Congrès
- « Malgré leur traitement, certains s’étouffaient »: des « asthmes d’orages » provoquent une ruée aux urgences
- Qu’est-ce que l’asthme d’orage, ce phénomène rare qui a rempli les urgences d’Île-de
- Le changement climatique, facteur d’augmentation des allergies aux pollens
- Pollens : comment le changement climatique aggrave nos allergies