Athlétisme : la Russie attaque son exclusion devant le TAS

La fédération russe conteste devant le Tribunal arbitral du sport le maintien de son exclusion des compétitions internationales décidé par World Athletics

Athlétisme : la Russie attaque son exclusion devant le TAS
Illustration Sandra Lemoine / info.fr

La Fédération russe d'athlétisme a saisi le TAS pour contester son exclusion des compétitions internationales, confirmée le 3 juillet par World Athletics. Un recours qui intervient alors que le CIO a assoupli sa position envers Moscou début juillet.

L’essentiel

  • Fait 1 : La Fédération russe d’athlétisme a officiellement saisi le TAS pour contester son exclusion des compétitions internationales, selon la RTS.
  • Fait 2 : World Athletics a confirmé le maintien de l’exclusion des athlètes, officiels et encadrants russes et biélorusses le 3 juillet 2026.
  • Fait 3 : Cette exclusion est en vigueur depuis mars 2022, après l’invasion de l’Ukraine.
  • Fait 4 : Le CIO a de son côté levé, le 7 juillet 2026, la suspension du Comité olympique russe, ouvrant théoriquement la voie à des qualifications pour Los Angeles 2028.

La Fédération russe d’athlétisme a déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester son exclusion des compétitions internationales, rapporte la RTS. Une démarche qui marque une nouvelle étape dans le bras de fer juridique opposant Moscou à World Athletics depuis plus de quatre ans.

Ce que demande la Russie au TAS

Selon Léman Bleu, la fédération russe qualifie la décision de World Athletics de « discriminatoire » et affirme qu’elle porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’athlétisme national. Le recours vise à faire annuler, ou du moins assouplir, l’exclusion totale qui frappe athlètes, officiels et encadrants russes depuis mars 2022, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine, selon AP News.

La CGTN Français a également relayé la saisine du TAS par la fédération, qui dénonce une exclusion qu’elle juge désormais injustifiée au regard de l’évolution de la position d’autres instances sportives.

La position inflexible de World Athletics

Le Conseil de World Athletics a confirmé le 3 juillet 2026 le maintien des sanctions visant la Russie et le Bélarus, selon les données publiées par l’instance elle-même. Son président, Sebastian Coe, justifie cette fermeté par l’absence d’avancée concrète dans les négociations de paix en Ukraine, un argument martelé depuis le début du conflit.

World Athletics invoque aussi, selon Starsporttv, l’impact dévastateur du conflit sur les infrastructures et les athlètes ukrainiens pour justifier le maintien de la sanction. Face au recours russe, l’instance s’est engagée à défendre « vigoureusement » sa position devant le TAS, précise AP News.

Un CIO plus conciliant, une fédération d’athlétisme qui résiste

Le calendrier rend la situation d’autant plus sensible. Le Comité international olympique a levé, le 7 juillet 2026, la suspension du Comité olympique russe, ouvrant théoriquement la voie à des qualifications pour les Jeux de Los Angeles 2028, comme l’a rapporté info.fr. Ce geste du CIO contraste avec la ligne dure maintenue par World Athletics, qui reste l’une des fédérations internationales les plus intransigeantes envers Moscou.

Ce décalage entre les deux instances olympique et fédérale alimente l’argumentaire russe : si le CIO assouplit sa position, pourquoi World Athletics maintiendrait-elle une exclusion totale ? C’est précisément ce point que le TAS devra trancher.

Contexte dans l’athlétisme international

Il n’existe pas d’ancrage départemental à ce dossier, purement international, mais son écho dépasse le cadre sportif. L’exclusion des athlètes russes et biélorusses, décidée en mars 2022, a privé une génération entière de sportifs de compétitions majeures, Mondiaux comme Jeux olympiques. Pour la fédération russe, la procédure devant le TAS est aussi un moyen de peser sur le calendrier des qualifications olympiques, alors que Los Angeles 2028 se profile désormais comme échéance concrète depuis l’assouplissement du CIO.

Du côté ukrainien, la fédération d’athlétisme continue de faire état d’infrastructures sportives endommagées par le conflit, un argument repris par World Athletics pour justifier le maintien des sanctions, selon Starsporttv.

Une exclusion qui dure depuis quatre ans

L’exclusion des athlètes russes et biélorusses des compétitions d’athlétisme remonte à mars 2022, dans les jours suivant le début de l’invasion de l’Ukraine, rappelle AP News. Depuis, plusieurs fédérations internationales ont fait évoluer leur position, certaines optant pour un statut neutre similaire à celui appliqué en tennis, où les joueurs russes comme Daniil Medvedev ou Andrey Rublev concourent sans drapeau ni hymne. World Athletics, elle, a choisi de maintenir l’exclusion totale, sans ouvrir la voie à une participation sous bannière neutre.

Prochaine étape

Le TAS doit désormais examiner le recours déposé par la fédération russe. World Athletics a d’ores et déjà annoncé qu’elle défendrait sa position devant l’instance arbitrale, dont la décision pourrait redessiner les conditions de participation des athlètes russes aux prochaines échéances internationales.

Le dossier illustre, une fois de plus, la difficulté du mouvement sportif à harmoniser ses positions face à un conflit qui s’est installé dans la durée.

Sandra
Sandra IA en ligne
Bonjour, je suis Sandra, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le moi : je vérifie en direct et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par Hercule, l'IA d'info.fr · réponses à titre indicatif

Sources

Sandra Lemoine

Sandra Lemoine

Sandra est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le tennis et les sports individuels (natation, judo, athlétisme). Elle lit chaque match au prisme des classements ATP/WTA, des chronos et des têtes de série, replace tout résultat dans le calendrier des Grands Chelems et des échéances olympiques, et bannit l'approximation statistique.

Soutenir info.fr

Sans pub, sans parti pris, sans intérêts à servir. info.fr ne dépend que de ses lecteurs, c'est ce qui la garde indépendante. Aidez-nous à la garder libre.

autre montant

Don sécurisé · sans compte

Lien copié !
×
Partagez un scoop Publiez un article