Aubagne : un sans-abri condamné pour la 32e fois par la justice
A Marseille, un homme de 66 ans sans domicile a été condamné à cinq mois de prison ferme pour outrage et violences sur la police municipale.
Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné le 27 juillet un sans-abri aubagnais de 66 ans à cinq mois de prison ferme. Il s'agit de sa 32e condamnation, après avoir jeté une canette sur des policiers municipaux et insulté le président de l'audience.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Mousthafa M., 66 ans, sans-abri à Aubagne, condamné le 27 juillet 2026 à 5 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Marseille.
- Les faits remontent au 22 juillet 2026 jet d'une canette sur des agents de la police municipale d'Aubagne.
- Il s'agit de sa 32e condamnation, selon La Provence, corroboré par Police & Réalités.
- Le procureur avait requis 12 mois de prison ferme la demande de semi-liberté a été rejetée.
- Le prévenu a insulté le président du tribunal et a été expulsé de la salle d'audience.
Cinq mois de prison ferme. C’est la peine prononcée le 27 juillet 2024 par le tribunal correctionnel de Marseille à l’encontre de Mousthafa M., 66 ans, sans domicile fixe à Aubagne. Une 32e condamnation pour cet homme, selon les informations de La Provence, corroborées par Police & Réalités.
Une canette jetée sur des policiers municipaux
Les faits jugés remontent au 25 juillet. Mousthafa M. a lancé une canette en direction d’agents de la police municipale d’Aubagne, avant d’être interpellé. C’est pour cet outrage et ces violences que le parquet l’a poursuivi.
Insultes et expulsion à l’audience
L’audience elle-même a viré à l’incident. Selon La Provence, le prévenu a insulté la présidente du tribunal correctionnel, l’invitant en des termes grossiers à quitter la salle. Il a finalement été expulsé manu militari par la force publique. Le ministère public avait requis dix mois de prison ferme. La défense avait plaidé pour un aménagement en semi-liberté, une demande rejetée par le tribunal.
Un habitué des tribunaux marseillais
Cette 32e condamnation illustre un long passif judiciaire. Mousthafa M. est connu des services de justice marseillais, où il compte 31 condamnations antérieures. Il est également connu, selon les mêmes sources, pour jeter sa prothèse de jambe artificielle en direction des personnes qui le contrarient.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Aubagne, commune de plus de 45 000 habitants à l’est de Marseille, dépend du ressort du tribunal correctionnel de Marseille pour les affaires pénales relevant de son territoire. Les dossiers impliquant des personnes sans domicile fixe et des faits de multirécidive reviennent régulièrement devant cette juridiction, l’une des plus chargées de France en volume d’audiences correctionnelles. Le cas de Mousthafa M. s’inscrit dans cette réalité judiciaire locale, sans qu’aucune donnée chiffrée sur le nombre de dossiers comparables n’ait été communiquée à ce stade.
Le jugement du 27 juillet a été rendu en première instance. Les suites judiciaires éventuelles n’ont pas été précisées par les sources disponibles.
