Auch : mobilisation contre les violences sexistes avant l’été
Une centaine de personnes rassemblées devant le tribunal d'Auch le 4 juillet, dans un contexte de crise judiciaire et d'émotion locale
Entre 100 et 120 personnes se sont réunies le 4 juillet 2026 devant le tribunal d'Auch pour réclamer une loi-cadre contre les violences sexistes. La mobilisation intervient un mois après le meurtre de Lyhanna et alors que les magistrats gersois dénoncent un manque de moyens.
L’essentiel
- Fait 1 : Entre 100 et 120 personnes se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire d’Auch le 4 juillet 2026, selon InfoRadar.
- Fait 2 : La mobilisation nationale réclame une loi-cadre intégrale et un budget annuel de 2,6 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles.
- Fait 3 : Elle intervient un mois après le meurtre de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé dans le Gers le 4 juin 2026.
- Fait 4 : Le 29 juin 2026, magistrats et avocats du tribunal d’Auch avaient dénoncé un manque de moyens systémique, selon le Journal du Gers.
- Fait 5 : Le réseau départemental « Réseaulument Égalité » fédère une centaine de structures dans le Gers, selon la préfecture.
Une centaine de personnes devant le tribunal
Le 4 juillet 2026, entre 100 et 120 personnes se sont réunies devant le tribunal judiciaire d’Auch pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles, selon InfoRadar. Le rassemblement s’inscrivait dans une journée de mobilisation nationale.
La préfecture du Gers avait pris, pour cette journée, un arrêté d’interdiction partielle des rassemblements revendicatifs à Auch. Le rassemblement s’est néanmoins tenu devant le tribunal.
Une loi-cadre et un budget de 2,6 milliards d’euros réclamés
La mobilisation locale fait écho à une demande portée à l’échelle nationale : l’adoption d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, assortie d’un budget annuel de 2,6 milliards d’euros. C’est ce que réclament les organisateurs de la journée du 4 juillet, selon les documents diffusés en amont de la mobilisation.
Le meurtre de Lyhanna, un mois après
Cette mobilisation intervient un mois après le meurtre de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé dans le Gers le 4 juin 2026. L’affaire a suscité une forte émotion dans le département et a nourri, selon plusieurs sources, la participation au rassemblement d’Auch.
La justice d’Auch dénonce un manque de moyens
Le 29 juin 2026, magistrats et avocats du tribunal d’Auch s’étaient déjà mobilisés. Selon le Journal du Gers, ils ont dénoncé un manque de moyens systémique et contesté des sanctions administratives prises après l’affaire Lyhanna. L’assemblée plénière des magistrats et fonctionnaires du tribunal a pointé une surcharge critique de dossiers, incluant de nombreuses suspicions de violences sexuelles, selon la CGT Justice.
La préfecture du Gers a réaffirmé, sur ce dossier, son engagement aux côtés des associations locales.
Les associations poursuivent leurs actions avant l’été
Sur le terrain, les structures d’accompagnement maintiennent leur activité. Le CIDFF du Gers, basé à Auch, poursuit ses permanences juridiques et propose des ateliers de soutien corporel hebdomadaires pour les victimes, selon l’association. Des campagnes de sensibilisation aux risques de violences sexistes et sexuelles ciblent par ailleurs les événements festifs de l’été dans le département, selon le Journal du Gers.
Contexte dans le Gers
Auch est la préfecture du Gers, département rural du sud-ouest. Le tribunal judiciaire d’Auch est le seul du département : il traite l’ensemble des affaires civiles et pénales du Gers, ce qui explique en partie la surcharge dénoncée par les magistrats fin juin. Le réseau « Réseaulument Égalité », qui fédère environ une centaine de structures gersoises, agit en faveur de l’égalité et de la lutte contre les violences dans ce territoire à dominante rurale, selon la préfecture du Gers.
Les acteurs locaux maintiennent leurs dispositifs d’accompagnement avant la pause estivale, dans un contexte où la charge judiciaire et la mobilisation citoyenne se répondent.