Auger-Aliassime se sépare de Fontang
Le Canadien annoncera son nouveau coach après l'US Open
Le Canadien annonce la fin de sa collaboration avec Frédéric Fontang trois semaines après Wimbledon. Il jouera la tournée américaine sans coach.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Trouver le coach qui fera franchir le cap
Auger-Aliassime n'a jamais gagné de Masters 1000 ni de Grand Chelem. Le prochain coach aura pour mission de combler ce vide.
Jouer seul pendant la tournée américaine
Montréal, Cincinnati, US Open : le Canadien affrontera ces tournois sans coach dans le box, un pari risqué pour un joueur du top.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2017
Début de la collaboration
Auger-Aliassime a 16 ans quand Fontang commence à le coacher [^f4]
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2017-2026
Ascension au classement
Le Canadien atteint la 4e place mondiale [^f2] et remporte 9 titres ATP [^f3]
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2025
Premières discussions
Fontang révèle qu'ils parlaient de séparation depuis l'année précédente [^f9]
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juin 2026
Défaite catalyseur
La défaite contre Cobolli à Roland-Garros accélère la rupture [^f9]
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juil. 2026
Annonce de la séparation
Trois semaines après les quarts à Wimbledon [^f5][^f6], la rupture est officialisée
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après US Open
Nouveau coach
Auger-Aliassime annoncera le nom de son nouveau coach après New York [^f8]
Félix Auger-Aliassime ne travaille plus avec Frédéric Fontang. C’est fini. L’annonce est tombée trois semaines après Wimbledon - où le Canadien avait été éliminé au stade des quarts de finale.
Entre les deux, il y a eu les tournées, les victoires, les défaites, la montée au classement. Et puis ce trou: zéro titre en Masters 1000, zéro titre en Grand Chelem. Le plafond de verre.
Pourquoi maintenant, après Wimbledon
Le timing intrigue. Trois semaines après un quart de finale à Wimbledon - Auger-Aliassime officialise la rupture. Pas après une saison catastrophe. Pas après une élimination humiliante. Après un résultat honorable. C’est précisément là que ça casse: quand tu comprends qu’honorable ne suffit plus.
Ce n’est pas une rupture brutale. C’est une séparation mûrie, discutée, consentie. Auger-Aliassime n’a pas pris cette décision dans l’urgence. Il l’a pesée pendant des mois. Il savait qu’il devrait jouer quelques semaines seul. Il a accepté le risque.
La vraie question est ailleurs: pourquoi annoncer maintenant, à quelques jours de Montréal, plutôt qu’après l’US Open? Parce qu’attendre aurait été mentir. Parce que jouer avec Fontang dans le box alors que la décision était prise aurait été une mascarade. Auger-Aliassime a choisi la transparence, même si elle complique sa préparation.
La rupture se préparait
Auger-Aliassime a tout gagné sauf ce qui compte. Les tournois 250, 500, les ATP Finals par équipes. Mais jamais un Masters 1000. Jamais un Grand Chelem. Fontang l’a amené jusqu’au seuil. Pas au-delà.
Ce que signifie rompre avec des années de méthode
Changer de coach après des années de collaboration, c’est changer de tout. Il a appris son tennis avec lui: la gestuelle, les routines d’avant-match, la façon de gérer les fins de set serrées, le discours mental pendant les matchs longs. Tout ce qu’il sait faire sur un court, c’est Fontang qui le lui a montré.
Le prochain coach ne partira pas d’une page blanche. Il héritera d’un joueur formé, avec des automatismes ancrés. Il devra identifier ce qui doit être préservé et ce qui doit être réinventé. C’est un équilibre périlleux: trop de continuité, et on reproduit les mêmes blocages. Trop de rupture, et on casse ce qui fonctionnait.
Les exemples de réussites existent. Des joueurs ont su débloquer leur palmarès en changeant d’entraîneur après des années de collaboration. Mais on se souvient aussi des échecs: des joueurs qui changent de coach tous les six mois et perdent leurs repères. Auger-Aliassime n’a pas ce luxe. Il doit viser juste du premier coup.
Le pari de jouer seul
Auger-Aliassime jouera seul à Montréal. Puis à Cincinnati. Puis à l’US Open. Pas de coach dans le box pendant la tournée américaine. Le nouveau nom sera annoncé après l’US Open. Pas avant.
C’est un pari risqué. Jouer trois tournées majeures sans coach, c’est rare chez les joueurs du top 20. Montréal est un tournoi à domicile, devant son public. Cincinnati est une préparation directe pour l’US Open. L’US Open, c’est un tournoi majeur. Trois rendez-vous où il aurait normalement besoin d’un regard extérieur, d’une voix qui recadre entre les sets, d’un interlocuteur pour ajuster la tactique.
Soit Auger-Aliassime a déjà son plan et il veut finir proprement avec Fontang avant d’annoncer le successeur. Soit il cherche encore, et il préfère jouer seul plutôt qu’avec un intérimaire qui ne connaît pas son jeu. Dans les deux cas, il joue sans filet. C’est peut-être ce qu’il lui fallait: un peu de vide, un peu de solitude, pour se retrouver avant de recommencer.
Le risque est réel, mais l’opportunité aussi. Jouer seul peut révéler des ressources mentales que le confort d’un coach masquait. Ou au contraire, exposer des fragilités que Fontang compensait. La tournée américaine sera un diagnostic en temps réel.
Ce que le prochain coach devra apporter
Le prochain coach aura un défi clair: aller chercher ce qui manque. Un titre majeur. Le territoire que Fontang n’a pas conquis.
Mais quel profil pour y arriver? Auger-Aliassime ne l’a pas dit. Il attend la fin de l’US Open pour annoncer le nom. Ce silence est calculé. Il lui permet de tester plusieurs pistes sans pression médiatique. Il lui permet aussi de voir comment il tient seul pendant trois semaines, ce qui l’aidera à définir ce dont il a vraiment besoin.
Les critères sont évidents: quelqu’un qui a déjà coaché au plus haut niveau. Quelqu’un qui a aidé un joueur à franchir le cap des titres majeurs. Quelqu’un qui comprend la psychologie d’un athlète qui a tout gagné sauf l’essentiel. Les noms circulent déjà, mais Auger-Aliassime n’en confirmera aucun avant l’US Open.
Le nouveau nom sera annoncé après l’US Open. D’ici là, Auger-Aliassime joue seul. C’est peut-être ce qu’il lui fallait. Un peu de vide avant de recommencer.
