Aurillac : des radiologues font appel à l’IA Gleamer pour affiner leurs diagnostics

À l'hôpital Henri-Mondor d'Aurillac, le logiciel d'intelligence artificielle Gleamer assiste les radiologues dans l'analyse d'images médicales.

Aurillac : des radiologues font appel à l'IA Gleamer pour affiner leurs diagnostics
Illustration Pierre Chassagne / info.fr

Les médecins aurillacois intègrent l'intelligence artificielle dans leur pratique quotidienne. À l'hôpital Henri-Mondor, le service d'imagerie utilise Gleamer, un outil français certifié, pour aider au diagnostic radiologique. Deux praticiens témoignent dans La Montagne du 28 mai 2026.

L’essentiel

  • Outil : Gleamer, IA française certifiée CE et FDA, déployée au service d’imagerie de l’hôpital Henri-Mondor d’Aurillac.
  • Praticiens : Dr Manel Ben Safta (chef du service d’imagerie) et Dr Amaury Chevaleyre (radiologue et chirurgien maxillo-facial) témoignent de son utilisation.
  • Chiffre clé : En dermatologie, l’IA affiche 98,4 % de fiabilité contre 30 % d’erreur humaine, selon le Dr Chevaleyre.
  • Couverture : La Montagne consacre sa une du 28 mai 2026 au sujet, avec plusieurs articles et interviews de praticiens locaux.

Gleamer dans le service d’imagerie d’Henri-Mondor

À l’hôpital Henri-Mondor d’Aurillac, le service d’imagerie a adopté Gleamer. Cet outil d’intelligence artificielle, développé par une entreprise française, analyse les images médicales - radiographies, scanners - pour signaler des anomalies au praticien. Le Dr Manel Ben Safta, radiologue et chef du service, confirme son utilisation au quotidien, selon La Montagne.

Gleamer dispose des certifications CE (Europe) et FDA (États-Unis). Il est déployé dans plusieurs établissements français via des partenariats nationaux. À Aurillac, son usage s’inscrit dans un mouvement plus large d’adoption des outils numériques par les services hospitaliers.

« On va travailler plus vite et mieux »

Publicité

Le Dr Amaury Chevaleyre, radiologue et chirurgien maxillo-facial exerçant à Aurillac, ne cache pas son enthousiasme. « L’IA va changer notre métier : on va travailler plus vite et mieux », déclare-t-il dans La Montagne. Il cite l’exemple de la dermatologie pour illustrer le potentiel de la technologie : les algorithmes atteignent 98,4 % de fiabilité dans la détection de certaines lésions, là où l’erreur humaine atteint 30 %.

Le praticien précise toutefois que l’IA reste un outil d’aide à la décision. La validation finale appartient au médecin. Une position résumée dans le titre choisi par La Montagne pour son premier article : « Derrière l’intelligence artificielle, il y aura toujours un médecin ».

Un outil d’aide, pas de substitution

Les deux praticiens insistent sur la complémentarité entre IA et expertise humaine. L’outil signale, hiérarchise, accélère. Le radiologue tranche. Cette distinction est centrale dans le débat sur l’intégration de l’IA en milieu hospitalier : la question n’est pas de remplacer le médecin, mais de réduire les délais d’analyse et le risque de diagnostic manqué.

En radiologie, la charge de travail est élevée. Un service comme celui d’Henri-Mondor traite un volume important d’images chaque jour. Un outil capable de pré-analyser et de signaler les cas prioritaires représente un gain opérationnel réel, selon les praticiens interrogés par La Montagne.

Contexte dans le Cantal

Le Cantal est l’un des départements français les plus touchés par la désertification médicale. Avec environ 145 000 habitants sur un territoire rural étendu, il compte peu de praticiens spécialisés. Aurillac, préfecture et principale ville du département avec près de 26 000 habitants, concentre l’essentiel de l’offre hospitalière cantalienne autour de l’hôpital Henri-Mondor.

Dans ce contexte, l’adoption d’outils numériques capables d’augmenter la productivité des spécialistes présente un intérêt particulier. Moins de temps par dossier peut signifier plus de patients pris en charge, sans recruter de personnel supplémentaire - une ressource rare dans le département.

La question de l’accès aux soins spécialisés reste sensible dans le Cantal. Des initiatives de télémédecine ont déjà été déployées dans le département ces dernières années pour compenser l’éloignement géographique de certains patients.

Gleamer, un acteur du marché français de l’IA médicale

Gleamer se positionne sur le segment de l’imagerie médicale assistée par IA, un marché en croissance rapide en France et en Europe. La certification CE garantit sa conformité aux normes européennes de dispositifs médicaux. La certification FDA ouvre l’accès au marché américain. L’entreprise a noué des partenariats avec plusieurs groupes hospitaliers français, selon les informations disponibles sur son site officiel.

D’autres outils comparables existent sur le marché, mais Gleamer est celui retenu par le service d’imagerie d’Aurillac. Les critères de ce choix - coût, intégration dans les systèmes existants, formation des équipes - n’ont pas été détaillés publiquement à ce stade.

La Montagne prévoit de poursuivre sa couverture du sujet. D’autres témoignages de praticiens cantaliens pourraient être publiés dans les prochains jours, selon le fil éditorial du quotidien régional.

Sources

Pierre Chassagne

Pierre Chassagne

Pierre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Cantal (15), avec Aurillac pour chef-lieu. Spécialité du département : festival d'Aurillac (1er festival mondial arts de rue) et 5 AOC fromageres. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Publicité
Lien copié !
×