Autopsie confirme le meurtre au fusil de chasse d’une femme à Toulouse – enquête pour homicide conjugal
Les corps d’un couple avaient été découverts le 30 juin à Pech-David. L’autopsie pratiquée le 2 juillet révèle que la femme a été abattue d’un tir de fusil de chasse, confirmant la thèse du féminicide suivi d’un suicide.
Le parquet de Toulouse a confirmé ce 4 juillet que l’autopsie de la femme retrouvée morte le 30 juin à Pech-David établit un décès par balle de fusil de chasse. L’homme de 67 ans, également retrouvé sans vie, serait l’auteur du tir avant de retourner l’arme contre lui. L’enquête est ouverte pour homicide conjugal.
L’essentiel
- 30 juin 2026 : les corps d’une femme de 56 ans et d’un homme de 67 ans sont découverts dans leur maison verrouillée du quartier Pech-David à Toulouse.
- 2 juillet 2026 : l’autopsie confirme que la femme a été abattue d’un tir de fusil de chasse à l’abdomen.
- Enquête : le parquet a ouvert une information judiciaire pour homicide conjugal. La piste d’un féminicide suivi du suicide de l’auteur présumé est privilégiée.
La découverte des corps
Les sapeurs-pompiers de Toulouse sont intervenus le 30 juin 2026 dans une maison du quartier Pech-David, à l’appel d’un proche inquiet de ne pas avoir de nouvelles du couple. La porte était verrouillée de l’intérieur. À l’intérieur, ils ont découvert les corps sans vie d’une femme de 56 ans et d’un homme de 67 ans. Selon les premières constatations, la femme présentait une blessure importante à l’abdomen, l’homme une plaie à la tête. Un fusil de chasse a été retrouvé à proximité immédiate du corps de l’homme, selon une source proche de l’enquête citée par info.fr.
Les deux victimes partageaient leur vie depuis une quinzaine d’années. Aucun antécédent de violence conjugale n’avait été signalé aux services de police, a précisé le parquet.
L’autopsie confirme le tir au fusil de chasse
L’autopsie a été réalisée le 2 juillet 2026 à l’institut médico-légal de Toulouse. Les résultats, communiqués ce samedi 4 juillet par le parquet, indiquent que la femme est décédée des suites d’un tir de fusil de chasse à l’abdomen. La balle a sectionné l’aorte, provoquant une hémorragie fatale. Aucune trace de violences supplémentaires n’a été relevée sur le corps. L’homme présentait une blessure par arme à feu à la tête, cohérente avec un tir auto-infligé.
La Dépêche du Midi, qui a révélé l’information, confirme que l’autopsie écarte toute autre cause de décès. Les analyses toxicologiques sont en cours pour déterminer si l’auteur présumé était sous l’emprise de substances.
Une enquête pour homicide conjugal
Le parquet de Toulouse a ouvert une information judiciaire du chef d’homicide conjugal. L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la sûreté départementale. Les investigations techniques (prélèvements, relevés balistiques, analyses ADN) doivent confirmer la chronologie des faits. La thèse privilégiée est celle d’un féminicide suivi du suicide de l’auteur présumé, comme l’a indiqué le procureur de la République dans un communiqué.
« Tous les éléments matériels recueillis sur place et confirmés par l’autopsie convergent vers cette hypothèse », a déclaré une source judiciaire jointe par info.fr. L’arme, un fusil de chasse monocalibre, était détenue légalement par l’homme, titulaire d’un permis de chasse.
Contexte dans la Haute-Garonne
Ce drame intervient dans un département qui connaît une actualité marquée par des incendies : plus de 50 hectares ont été détruits en juillet, la vigilance rouge maintenue. Sur le plan des violences conjugales, la Haute-Garonne enregistre chaque année une dizaine de féminicides, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. En 2025, six femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint dans le département. Avec ce nouveau drame, le compteur 2026 s’élève déjà à trois victimes.
Le quartier Pech-David, résidentiel et calme à l’ouest de Toulouse, est rarement le théâtre de tels faits divers. « C’est une communauté très tranquille, personne ne s’attendait à ça », a témoigné une voisine sous couvert d’anonymat.
À Toulouse, l’actualité locale est également marquée par le mercato du TFC, qui suit de près l’attaquant marocain Tawfik Bentayeb.
Prochaines étapes
L’enquête se poursuit pour établir avec certitude le déroulé des faits. Les résultats des analyses balistiques et toxicologiques sont attendus dans les prochaines semaines. L’information judiciaire devrait être close par un non-lieu si la thèse du suicide de l’auteur présumé est confirmée, conformément à la procédure en cas de décès du mis en cause.
D’ici là, les investigations restent actives pour écarter toute implication extérieure, même si les premiers éléments ne laissent guère de doute.