Avoine-Beaumont Gymnastique : les entraîneurs blanchis par l’État après la deuxième enquête

Un courrier de la préfecture d'Indre-et-Loire daté du 5 mai 2026 clôt la procédure aucune sanction contre Marc et Gina Chirilcenco ni Carole Boin.

Avoine-Beaumont Gymnastique : les entraîneurs blanchis par l'État après la deuxième enquête
Illustration Fabien Renard / info.fr

Les entraîneurs du club Avoine-Beaumont Gymnastique ont été officiellement blanchis à l'issue d'une deuxième enquête administrative. La préfecture d'Indre-et-Loire et le SDJES ont conclu, le 5 mai 2026, à l'absence de tout élément justifiant une interdiction ou une restriction d'exercice.

Les entraîneurs Marc et Gina Chirilcenco ainsi que Carole Boin du club Avoine-Beaumont Gymnastique ont été officiellement blanchis des soupçons de violences et d’emprise. Un courrier de la préfecture d’Indre-et-Loire et du Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES), daté du 5 mai 2026, conclut à l’absence d’éléments justifiant toute mesure d’interdiction ou de restriction d’exercice.

L’essentiel

  • Courrier officiel : La préfecture d’Indre-et-Loire et le SDJES ont notifié le 5 mai 2026 l’absence de toute sanction contre les trois entraîneurs.
  • Verdict du CDJSVA : Le Conseil départemental de la jeunesse, des sports et de la vie associative a rendu son avis le 28 avril 2026 - aucune sanction administrative.
  • Enquête ouverte en juillet 2025 : Auditions, témoignages, pièces documentaires et visites inopinées ont été conduits pendant près de neuf mois.
  • Deuxième blanchiment : Une première enquête administrative, menée en 2022-2023, avait déjà abouti à la même conclusion.
  • Titre sportif : Le club a remporté le 16 mai 2026 son cinquième titre national Top 12 en battant Mérignac 25-23 en finale.

Un courrier officiel met fin à la procédure administrative

La confirmation est venue par voie postale. Le 5 mai 2026, la préfecture d’Indre-et-Loire et le SDJES ont adressé au club leur conclusion : aucun élément recueilli au cours de l’enquête ne justifie de mesures d’interdiction ou de restriction d’exercice à l’encontre de Marc Chirilcenco, Gina Chirilcenco ou Carole Boin, selon La Nouvelle République.

Cette conclusion fait suite au verdict du Conseil départemental de la jeunesse, des sports et de la vie associative (CDJSVA), rendu le 28 avril 2026. L’instance avait examiné les résultats d’une enquête ouverte en juillet 2025 après de nouveaux signalements. Auditions, recueil de témoignages, analyse de pièces documentaires et visites inopinées au club avaient été menés pendant plusieurs mois.

La réaction des entraîneurs

Publicité

Marc Chirilcenco a réagi à l’annonce dans La Nouvelle République : « L’État a tranché : rien ne justifie la prise de mesures administratives contre nous. Donc, pas de sanctions, pas de suspensions. » Il a ajouté : « Il y a du soulagement, mais on a bien senti que cette deuxième enquête était déclenchée par des gens malveillants vis-à-vis du club. »

Des recommandations déjà en partie appliquées

L’enquête administrative n’a pas débouché que sur un blanchiment. Des recommandations ont été formulées : mise en place d’un référent tiers indépendant, renforcement du suivi psychologique des gymnastes, amélioration du dialogue avec les familles et de la transparence générale du club. Selon France Info Sport et ICI (ex-France Bleu), le club avait anticipé une partie de ces mesures en instituant un référent présent à chaque entraînement.

Contexte dans l’Indre-et-Loire - et un précédent en 2022-2023

Ce n’est pas la première fois que les entraîneurs d’Avoine-Beaumont Gymnastique sortent indemnes d’une procédure administrative. Une première enquête, conduite en 2022-2023 à la suite de signalements similaires, avait déjà conclu sans sanction, selon La Nouvelle République et Wikipedia. Entre-temps, la Fédération française de gymnastique (FFG) avait retiré en 2023 les statuts de club formateur et de centre Top 12 avant de les restituer en 2024.

Le club, fondé en 1990 à Avoine, commune de quelque 2 000 habitants en bord de Loire, est devenu une référence nationale. Gina Chirilcenco, premier entraîneur professionnel, avait rejoint le club dès 1994 ; Marc Chirilcenco en 2003 ; Carole Boin, à temps partiel à partir de 2005, puis à temps plein en 2007. Le palmarès compte cinq titres Top 12 - 2021, 2022, 2023, 2025 et 2026 - et six titres de champion de France des clubs, dont 2016, selon Wikipedia. Ce contexte sportif exceptionnel pour un club implanté dans une petite commune de Touraine rend l’affaire particulièrement suivie, bien au-delà du département. Des affaires similaires mettant en cause des encadrants sportifs, comme à Paris en 2026, ont alimenté une vigilance accrue des autorités sur les pratiques dans les structures de jeunesse.

Une enquête judiciaire reste ouverte à Chinon

La clôture de la procédure administrative ne solde pas l’ensemble du dossier. Une enquête judiciaire reste en cours à Chinon, selon les informations de La Nouvelle République. Son périmètre exact et son état d’avancement n’ont pas été précisés à ce stade par les autorités compétentes.

Le club, sacré champion Top 12 le 16 mai 2026 - quatre jours avant la publication du courrier officiel - , reprend ses activités avec ses entraîneurs en poste. La prochaine étape dépend désormais du volet judiciaire, dont l’issue reste indépendante des conclusions administratives.

Sources

Fabien Renard

Fabien Renard

Fabien est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Indre (36), avec Châteauroux pour chef-lieu. Spécialité du département : parc naturel Brenne et patrimoine berrichon. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie